Simone Ehivet Gbagbo persécutée par les Medias

Mercredi 1 Juin 2016 - 00:00


Simon GBAGBO et son Avocat, Maître Dadjé Rodrigue, au Tribunal d'Abidjan Plateau !
Simon GBAGBO et son Avocat, Maître Dadjé Rodrigue, au Tribunal d'Abidjan Plateau !
Jamais femme politique Africaine et même Occidentales ou Asiatique, n’a suscité tant d’intérêts dans les media et dans les cercles politiques occidentaux et Africains. Crainte, admirée, haïe, Simone Ehivet Gbagbo a été le point de convergence des critiques les plus acerbes des media commandos et des politiques de basse identité morale.
Convergence de Haine, Convergence Editoriale
Les supposés stratèges occidentaux et auto-proclamés spécialistes de l’Afrique, et leurs relais Africains ont, depuis plusieurs années sur la Côte d’Ivoire, une seule ligne d’analyse. Simone Ehivet, “La Messaline de la lagune Ebrié,” ainsi nommée par Raoul Mbog et Barka Ba, deux plumes mercenariales de l’impérialisme occidental, dans un article intitulé “Ces Premières dames qui creusent la tombe de leur mari.”
Sans s’interroger sur qui a introduit la violence politique en Côte d’Ivoire, en manipulant le verbe et les actes, l’essentiel des media occidentaux comme Paris Match, ont l’orgueil facile de traiter Simone Gbagbo de “‘Dame de sang’” du régime Ivoirien” qui tirait “les ficelles du pouvoir.” Le mal de la Côte d’Ivoire qui “exerçait un pouvoir maléfique sur son mari” au point de l’entraîner “dans sa descente aux enfers—et la Côte d’Ivoire dans l’abîme,” selon les affirmations insensées de Mbog et Ba pour SlateAfrique. Convergence de haine, convergence éditoriale aussi dans la presque totalité des media Ouest-Africains.
Personne parmi les salisseurs de papier ne secoue ses puces. Ils tiennent Simone, la coupable. Thomas Hufnung, Maria Malagardis, Jean Remy, Serge July, François Soudan, Jean-Marie Colombani, Stephen Smith, Jean Pierre Turquoi, et d’autres deviennent spécialistes en création littéraire du journalisme-fictif, discriminatoire, et accusateur.
Malagardis qui a eu l’outrecuidance-audace-mensongère d’écrire que Simone se nattait avec les boyaux des enfants, trouve comme raison accréditant la guerre coloniale de Sarkozy en Côte d’Ivoire, “l’influence intransigeante de Simone,…l’ange des ténèbres, une Lady Macbeth impitoyable qui aurait instauré la terreur au sommet de l’Etat….”  Simone, “reine en son palais,” selon les incantations de cette scribouilleuse, aurait été “active dans l’ombre, surtout durant les périodes de crise”  parce qu’elle se “croyait même invincible sous l’influence de pasteurs évangélistes”  et non pour sa passion pour son continent.
Intègre, redoutée, elle est la bête à abattre. Les forces impérialistes heureusement  en apogée-décadente, actionnent leur bras diplomatique–ONU–, et judiciaire –CPI–, pour la menacer de prison. Les charges fabriquées a priori sans instruction sont confiées aux media de service qui devraient les divulguer par air et sur papier, en insistant sur les risques-intimidateurs qu’elle courrait.  L’emprisonnement en déportation.
Recrutée pour cette mission, Malagardis écrit  sur instructions que Simone pourrait être poursuivie pour “crimes contre la population civile et génocide,” en plus “des autres charges qui pèsent déjà contre elle, notamment celle de ‘détournement des deniers publics, pillages et atteinte à l’économie nationale.’”  Masturbation intellectuelle, manipulation des données, Malagardis n’est pas seule avec son employeur Libération à se caresser d’une si mauvaise propagande.
Le journal Suisse Matin Dimanche faisant dans le fétichisme journalistique, annonçait dans sa parution du 1er Janvier 2011 que le couple présidentiel détenait une fortune d’environ 6.5 milliards de francs Suisse. Soit plus de FCFA 3550.23 milliards. La part par personne dans cette masse fictive était de 4.35 milliards de francs Suisse pour Laurent Gbagbo, et 3,23 milliards pour Simone Ehivet. Soit respectivement en FCFA, 2184,52 milliards et 1638,61 milliards.
Puis, prêchait sur un mouvement de compte de cette somme astronomique virtuelle vers le Liban, l’Afrique du Sud, l’Inde, l’Iran, et le Portugal, afin d’éviter qu’elle soit saisie par l’occident. Cette fortune, fruit de l'imagination de ces journalistes s’avère être supérieure aux avoirs de la BCEAO en monnaies étrangères au Trésor Français, qui sont passés de FCFA 2802 milliards au 31 Décembre 2013 à 3155 milliards au 31 Décembre 2014, soit une variation en valeur de 353 et en pourcentage de 13. A titre de comparaison au 31 décembre 2014, les avoirs déposés au Trésor français par les pays de la Communauté Economique et Monétaire d’Afrique Centrale–CEMAC–, eux aussi signataires d’une convention de compte d’opérations, s’élevaient à 3 703 milliards FCFA. Les Gbagbo seraient donc plus riches même en prison que les huit pays de la BCEAO, et légèrement moins que les six de la CEMAC.
La Croix qui dit “s'efforcer de donner des éléments de compréhension sur des sujets graves,”  est présent à ce festin du diable où seul le mensonge permet de se faire à la fois une notoriété bien que précaire et les poches. Elle emprunte la trompette de la propagande et ne permet pas à ses lecteurs de comprendre la réalité de terrain. Elle ne “choisit [pas] dans le flot de l'actualité des pépites à mettre en lumière, en privilégiant le recul et l'analyse” comme elle prétend. Au contraire, ce quotidien exploite  tout élément qu’elle peut manipuler pour porter une accusation fantaisiste contre Gbagbo et Ehivet toujours au cœur de leur analyse culpabilisant.
Ce canard Catholique qui explique qu’il devrait être lu parce qu’elle “met en lumière la dimension spirituelle des hommes et des événements,… donne, au quotidien, des raisons d'espérer,” semble être inspiré par l’esprit du malin, parce que menteur, trompeur, rusé, qui plonge les hommes dans le désespoir. Ainsi, ne reflétant pas ce qu’on pourrait attendre d’un organe Chrétien, La Croix, après les élections de 2010 et la certification de Choï en violation des textes, mettait sur le marché une information(?) selon laquelle, une propriété de Vandrouves, à Genève,  appartenant à l’Etat Ivoirien avait été vendue à 15 millions de francs Suisse. Soit FCFA 822 milliards. A en croire cette presse-au-chapelet, Gbagbo aurait intimé l’ordre de vendre cette propriété publique et de transférer les fonds issus de la vente non au Trésor public Ivoirien, mais sur un compte de la Société Générale des Banques en France, détenu par la présidence de la République.  
Propagande honteuse puisque même la CPI reconnaîtra que le couple Gbagbo est indigent après onze ans de règne. Une particularité hors norme en Afrique, voire dans le monde. A l’exception notable de Jose Mujica, le président Uruguayen -2010-2015-, officiellement le chef d’état le plus pauvre du monde qui reversait chaque mois 90% de son salaire–12000 $–à une œuvre de charité. Et vivait donc pauvrement dans une maison modeste avec son tracteur et son chien… à trois pattes!
En plus de la CPI et de l’ONU qui avaient reconnu officiellement le couple présidentiel Gbagbo sans-le-sou, le 27 Mai 2016, le Conseil Fédéral Suisse avait levé toutes les sanctions internationales les frappant ainsi que plusieurs de leurs proches. La Suisse lui reprochait selon la vision dominante d’“avoir fait obstruction au processus de paix et son refus de reconnaître les résultats des élections de 2010.”  Et à Simone d’avoir “obstrué le processus de paix et de réconciliation et inciter à la haine et à la violence.”  L’ordonnance du Conseil Fédéral Suisse leur interdisait tout séjour sur leur territoire. Une aberration puisque ce couple contrairement aux autres politiques Africains affectionnent leur village. Cette ordonnance bloquait aussi les fonds fictifs dont on leur attribuait. Alors qu’ils n’ont jamais eu de fonds à l’étranger.


Le Monde, Libération,…Vaincus par Simone


Persécutés par les medias, les Gbagbo ont résisté. “Résisté au vitriol de la haine, une haine orchestrée, montée en épingle.”  Ils sont “restés de marbre lorsque le mensonge a été diffusé dans toute la presse ‘internationale’, accusés du pire, diabolisés.”  Les déferlantes de la “haine les transformant en monstre”  ont conduit devant les juridictions, certains media. Les plus zélés, présentés comme référence en matière de journalisme en occident.
Ainsi, le couple présidentiel diffamé dans une série d'articles publiés entre le 22 Janvier et le 20 Février 2003 par Le Monde, et accusant la présidence Ivoirienne d'être impliquée dans l'organisation d'“escadrons de la mort,” avait porté l’affaire devant les tribunaux Français. Mais en Juillet 2004 le tribunal correctionnel de Paris jugea l’accusation non-fondée. Estimant que les articles qui contenaient des propos attentatoires à l'honneur du couple Gbagbo étaient soutenus par des “éléments suffisamment nombreux et fiables” produits par les auteurs de ces papiers.
Les Gbagbo font appel de cette décision. Par arrêt en date du 5 Avril 2006, la Cour d'appel de Paris, 11ème Chambre, condamne Jean-Marie Colombani, Directeur de publication du journal Le Monde et du site Internet www.lemonde.fr pour avoir publiquement diffamé le couple Gbagbo en publiant dans les numéros datés des 8 et 20 Février 2003 les articles titrés “Côte d'Ivoire: enquête sur les escadrons de la mort” et  “Le rôle-clef des gardes du corps du couple présidentiel,” les mettant en cause. En effet, la Cour estimait que les journalistes incriminés Stephen Smith et Jean Pierre Turquoi “se sont contentés de reprendre des informations publiées par eux-mêmes et par d'autres organes de presse et d'interpréter des rapports officieux ou officiels au-delà de leur strict contenu” dans leur récit de l’implication du couple présidentiel dans les exactions des escadrons de la mort.
Le Journal pro-Ouattara Le Patriote, sous la plume de Kigbaofory Inza en date du 8 Juillet 2004 reconnaissait que les Gbagbo étaient loin d’être les instigateurs ou membres des escadrons de la mort. “Selon une source proche du dossier, ils n'ont pas été cités comme membres des ‘escadrons de la mort.’ Il a plutôt été dit qu'il s'agit d'éléments proches.” Ecrivait-il.
Condamné pour avoir “orchestrée une campagne médiatique de diabolisation du régime” Le Monde avait été invité à verser un euro de dommages-intérêts au président Gbagbo et à son épouse Simone Gbagbo. Commentant cette décision de justice, Désiré Tagro, porte-parole de la présidence déclara que “cette décision marque la fin des procès intentés par le président–Gbagbo–et son épouse pour obtenir la vérité et lutter contre la campagne médiatique orchestrée depuis le début de la guerre pour diaboliser le régime...en présentant son chef et ses proches comme des tueurs et des assassins.”
La guerre judiciaire ne s’arrête pas là. Elle se poursuit avec un autre organe de presse. Toujours Français. Libération. Laurent Gbagbo reprochait à ce quotidien d'avoir publié le 4 Octobre 2004 une chronique de Pierre Marcelle dans laquelle il écrivait “Gbagbo l'Ivoirien, assassin du journaliste de RFI Jean Hélène.” Pour tirer les choses au clair, il engagea par son avocat Pierre Haïk une action en diffamation  devant les juridictions Françaises.
Le 18 Novembre 2005 au motif spécieux que les propos incriminés relevaient de la “polémique” et “de la liberté d'expression,” la 17e chambre du tribunal correctionnel observait que de ce point de vue ceux-ci ne pouvaient être traités de “diffamatoires.” Sur cette interprétation, la cour présidée par Philippe Jean-Draeher considérait donc, que le journaliste n'attribuait pas au président Ivoirien la responsabilité d'“avoir été physiquement l'auteur du crime d'un journaliste” mais qu’il avait délivré “ son opinion sur la responsabilité politique du dirigeant Ivoirien, dans les termes les plus vifs de la polémique.” le tribunal enfin expliqua que “l'invraisemblance du propos, aussi déplaisant soit-il, et le contexte dans lequel il a été tenu, ne permettent pas de caractériser le fait précis susceptible de débat contradictoire, à défaut duquel le délit ne peut être constitué.”
Me Pierre Haïk, interjette appel de ce jugement qu'il qualifiait d’“inacceptable.” L'affaire reouverte devant la Cour d'appel de Paris le 29 Novembre est mise en délibéré. La 11e Chambre de la Cour d'appel de Paris dans sa décision reconnaissait l’auteur de l'article incriminé, et le quotidien Libération coupables du délit de diffamation à l'encontre du président Gbagbo. Ils sont condamnés à lui payer la somme symbolique de 1 euro et celle de 1500 euros au titre de l'article 475-1 du Code de procédure pénale. Par ailleurs, le journal Français avait été condamné à publier sous quinzaine la décision de l'arrêt de la Cour.
On constate alors que “L'histoire pratique sa propre justice [et] rien ne s'efface dans la mémoire collective ” comme disait Sir Saintjer. Le château de diffamation bâti sur le sable s’effondre, indiquant que Laurent Gbagbo et son épouse Simone “n'ont commandité aucun des meurtres et assassinats commis au début de la guerre et qui ont été imputés à des escadrons de la mort.” Assenait Tagro avant d’ajouter,  Gbagbo “n'a jamais recouru à la guerre et aux assassinats pour obtenir et exercer le pouvoir politique et ne le fera jamais.”


Pourquoi Veut-on Tuer Simone Ehivet?


“La première Dame de Côte d'Ivoire, Ehivet Simone Gbagbo n’a pas été crucifiée pour ce qu’elle est. Mais pour ce qu’elle défend. Elle a été donc victime d'une cabale montée de toute pièce et qui visait à discréditer le Président Ivoirien, Laurent Gbagbo bataillant pour les mêmes principes de souveraineté.” Expliquait en substance il y a quelques années Eugène Kouadio Djué, président de l'Union des Patriotes pour la Libération Totale de la Côte d'Ivoire–UPLTCI–, lors d’une conférence à Marcory sur  “Qui est Simone Gbagbo? Pourquoi veut-on la tuer?”
Sory de Moti, du journal Malien La Nouvelle Patrie, a lui aussi quelques éléments explicatifs de cette haine mortelle. Sillonnant le parcours de Simone, il note qu’elle a une “vie riche comme seules la reine Pokou, Hawa Keita et autres femmes célèbres à l’image d’une Adam Bâ Konaré ont vécue.” Ce qui n’est pas fait pour plaire à l’occident qui déteste les femmes Africaines engagées. Poursuivant dans son article intitulé “Gbagbo Simone Ehivet, la réincarnation de la reine Pokou à la rencontre du Mali politique et culturel!,” il relève les vertus de Ehivet et mentionne que “Koudou a gagné le jackpot le jour où il a rencontré Simone.” Puisque,  “une femme vertueuse est la couronne de son mari” (Proverbes 12:4) et “La sagesse des femmes bâtit leur maison” (Proverbes 14:1).
Sur une autre face du prisme de la haine, Simone est victime de son franc-parler mis au fil des lignes dans “Paroles d’Honneur,” qui est  aussi “l’histoire des enjeux complexes dont la Côte d’Ivoire fait l’objet de la part de la ‘Françafrique.’” Analyse Sory de Moti qui, comme toute personne dotée de bon sens trouve en Simone Ehivet une “femme de foi, de convictions, femme de cœur, également de combat,” qui “dévoile tout au long de son livre les dessous des cartes et dénonce tous ceux qui tentent de mettre à genoux la Côte d’Ivoire, pays souverain.”
Dans “Paroles d’Honneur” Un extrait de la dédicace en hommage à son époux Laurent Gbagbo la condamne. L’amour, l’Histoire, y sont. Les résultats du bon combat qu’il a mené y sont. Lecture. “Laurent, salut à toi! Tu croyais œuvrer uniquement pour amener à l’existence une vision que Dieu a inscrite derrière tes paupières et qui ne te lâche pas. Tu ne savais pas que tu semais en chacun d’entre nous la force de se battre pour se réaliser. Tu nous as forgé une âme forte et résistante, prête, comme Sisyphe, à remonter notre Afrique depuis les abîmes du bannissement et de la déchéance ancestrale jusqu’à la lumière de la Libération et de l’épanouissement total. Merci, Laurent, pour nous tous et que Dieu te bénisse.”
Ces mots, entre les lignes ne marquent pas la fin du combat. Mais appellent à la résistance jusqu’à la libération. Pour cela, elle doit être abattue.


Feumba Samen
 




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