Simone Ehivet Gbagbo Victime du Plan Commun de Michel Kafando, Kofi Annan…

Mercredi 22 Juin 2016 - 07:24


Simone Gbagbo
Simone Gbagbo
Le plan commun élaboré par la France, les Etats Unis, l’Union Européenne se construit autour des charniers. Ils cultivent la peur. On peut alors entendre, “la Côte d'Ivoire n’est plus désormais considérée comme un modèle de cohabitation pacifique avec l’affaire des charniers.” Parallèlement, les concepteurs de ce plan, hypocritement disent s’inquiéter de la tournure que ces événements pourraient prendre et des dérives qu’ils pourraient entraîner.


Trouver un Appât


Simone Ehivet Gbagbo, pour son courage, son engagement politique, sa détermination à accompagner la politique de souveraineté de sa nation, est cataloguée comme le grain de sable qui pourrait faire dérailler la mécanique. Alors, avant même qu’elle ne dépose ses valises au Palais présidentiel de la République, elle est accusée d’être responsable du charnier de Yopougon. Un amas de corps labélisés par RFI comme ceux des Musulmans-nordistes.
“Charnier de Yopougon et de Monokozohi, disparition de Guy-André Kieffer, viol des femmes, escadrons de la mort, détournement de fond, atteinte à la sureté de l’Etat... Voilà quelques crimes commis par la famille Gbagbo et de son lieutenant Charles Blé Goudé dit “Blé la machette.”  Ecrit le 16 Avril 2011 le Burkinabè Boukari Ouédraogo, dans un billet intitulé, Les dossiers qui attendent Laurent et Simone Gbagbo. Un texte à la saveur de l’encre de ces plumes qui sentent la haine et puent le mensonge. Des plumes qui attendent derrière les portes des salons ou dans les salles d’attente des hôtels, pour recevoir des textes à recopier.
“Charnier De Yopougon.” “Charnier de Monokozohi” ou “Charnier de Vavoua.” Tous sont attribués à la première dame Simone Ehivet Gbagbo.


Charnier de Yopougon—Loubards sans Empathie


Le 27 Octobre 2000, au lendemain de l'élection présidentielle, 57 corps sans vie avaient été découverts dans la banlieue d'Abidjan. La plupart des victimes, “des hommes jeunes Musulmans du nord de la Côte d’Ivoire tués par balles.”  Ce discours tenu par tous ceux qui voulaient absolument la chute du président Laurent Gbagbo, est récupéré par leurs media et distillé dans le monde. Avant toute enquête, ces morts sont attribuées au Régime Gbagbo. Le maître d’œuvre? Simone Ehivet.
Pourtant, les faits et l’instruction ne la placent ni au centre, ni en périphérie de cette affaire tentaculaire qui implique plusieurs séquences et acteurs. Dans un premier temps, les affrontements avaient opposé les militants du FPI, le parti du président Gbagbo, à la garde rapprochée du général Robert Gueï, alors chef de la junte. Puis les miliciens-sympathisants du RDR contestant la légitimité du scrutin dont ils n’avaient pas pris part, et dont Gbagbo était reconnu vainqueur, descendent dans la rue le 26 Octobre pour réclamer dans la brutalité physique de nouvelles élections. Ces loubards sans empathie avaient auparavant protesté toujours dans la violence et la casse pour s’imposer au droit contre l'invalidation par la Cour suprême de la candidature de Alassane Ouattara, sachant bien sûr qu’il n’y aura ni de retrait du texte de constitution obtenue par voie référendaire, ni modification de sa philosophie, ni réécriture ou retouchage de l’article qui constitue la nervure centrale de leur contestation.


Charniers de Monokozohi et de Bouaké—Double Lecture


Mais Ouattara qui n’a pas l’esprit de compromis ni de participation démocratique pour donner une place aux négociations s’adonnait déjà à d’autres plans de déstabilisation. Vers la fin de l’année 2002 deux charniers sont découverts à Monokozohi—70 km au Nord de Daloa, et à Bouaké, deux zones sous contrôle des rebelles. Les parrains de la rébellion trouvent dans la position géographique du charnier de Monokozohi une occasion de faire une nouvelle publicité pour leurs poulains—les rebelles de Ouattara, l’entrepreneur des coups d’Etat.
Ils cultivent les divergences, les antagonismes et les sentiments de malveillance politiques. Le quotidien Burkinabè, l’Observateur Paalga du 18 Décembre 2002 annonce que le charnier de Monokozohi “contiendrait les corps d'étrangers, notamment des Maliens, des Nigériens,..., naturellement des Burkinabè, massacrés sans autre forme de procédure par les troupes loyalistes de Laurent Gbagbo.” Le ton est donné.
Bien que la syntaxe est mauvaise—puisque les troupes dites loyalistes l’étaient non à Gbagbo, mais à la nation, Michel Kafando, représentant permanent du Burkina Faso auprès des Nations unies a pour mission de faire monter cette pâte. Le Conseil de sécurité de cette institution impérialiste qu’il sert servilement, lui offre une tribune pour ses diatribes. Dans son message-courtisan du 10 Décembre 2002 intitulé “La protection des civils dans les conflits armés,” il qualifie ces crimes d’“acte méprisable et vil” qu'il faut “dénoncer et punir, au regard des conventions de Genève sur la protection des civils.” Pour attirer la compassion des naïfs, il déclare, “nous assistons désemparés, presque résignés et impassibles, aux tragédies qui ont cours en Côte d'Ivoire où des charniers ont été découverts dont la majorité des victimes serait des travailleurs immigrés de la sous-région.”
Sur le charnier de Bouaké, politiques et media sont en mode off. Raison. il ne fait l'ombre d'aucun doute que Guillaume Soro Kigbafori, secrétaire général du Mouvement Patriotique de Côte d'Ivoire–MPCI, aile politique de la rébellion armée, Louis-André Dacoury-Tabley, coordinateur chargé des Relations extérieures du MPCI, et leurs principaux massacreurs sur le théâtre des opérations tels  Tuho Fozié, Chérif Ousmane, Koné Massemba, et autres, sont responsables de ce forfait et d’autres exactions commises sur des populations civiles et des gendarmes. Le silence est d’or dans ce cas puisqu’on ne jette pas aux orties les serviteurs qui vous enrichissent. On devine donc pourquoi les grands microphones impérialistes s’étaient tus.
Mener une campagne sur le charnier de Bouaké, révèlerait le visage nauséabond de la rébellion dans la mesure où, c'est dans cette zone éloignée des principaux axes routiers que les forces rebelles dirigées par Koné Zakaria, qui n'avait jamais intégré l'accord de la cessation des hostilités s’étaient positionnées. En plus, avec l'arrêt des hostilités, les Forces Armées Nationales de Côte d'Ivoire–FANCI–avaient gardé leurs positions sous la supervision de la force d'observation Française. Pendant que les rebelles n'avaient “cessé de violer l'arrêt des hostilités en multipliant les attaques et les exactions de toutes parts.”


Michel Kafando—Appel à l’Intervention des Forces Impérialistes


Usant des vocables forts.  Ceux qui heurtent l’esprit et chatouillent l’orgueil ou l’humanisme de l’être, Michel Kafando donne au drame Ivoirien une connotation xénophobe. A son avis, le malheur Ivoirien  spécifiquement touche les “populations civiles, surtout d'origine étrangère, et notamment des Burkinabè [qui] subissent des traitements inhumains et dégradants et sont en proie à la violence aveugle, à des exécutions sommaires, à des arrestations arbitraires basées sur la nationalité, l'ethnie, l'intolérance religieuse.” 
Dans ses actes d’accusation, il se garde bien d’égratigner la rébellion, auteure potentielle de ces crimes. Mais il jette son dévolu sur les Gbagbo. Puis, appelle à une intervention d’une coalition des forces impérialistes pour briser le régime du Woody. “Si l'on se trouve devant un génocide planifié ou un nettoyage ethnique programmé, soit du fait de l'Etat, soit à sa négligence ou devant sa défaillance, mieux vaudrait intervenir.” Puis il insiste. ... “Il est grand temps que la communauté internationale en soit consciente et prenne ses responsabilités.”


Michel Kafando—pour la CPI, Il Vote


Le plan commun en marche, menaces et intimidations les accompagnent. “Les auteurs des exactions en Côte d'Ivoire, doivent se souvenir qu'ils sont désormais passibles d'un jugement devant la Cour pénale internationale.” Déclare le Haut-commissaire aux droits de l'homme de l’ONU.
Kafando s’engouffre dans cette brèche pour montrer à ceux qui détiennent une autorité sur lui, qu’il a retenu la leçon et peut la répéter. Exercice. “Tous ceux qui contreviennent au droit humanitaire, soit par action soit par omission, doivent répondre de leurs actes.”  Puis il pousse le bouchon. “Il est de la responsabilité des Etats de rechercher les personnes accusées de telles violations et de les déférer devant leurs tribunaux ou les extrader vers un Etat tiers partie, ceci sur la base du principe de la compétence universelle, c'est-à-dire nonobstant la nationalité du délinquant et le lieu où l'infraction a été commise.”
Un aveu de soumission patent pour celui que le hasard avait parachuté avec le concours de ses patrons à la tête du Burkina qui soupirait après la souveraineté qu’il avait bâtardisé en trahissant le pouvoir du bas peuple arraché de haute lutte contre Compaoré.
Plan Annan dans le Plan Commun

Annan est le pionnier du plan commun. Alors secrétaire général de l'ONU, il ordonne une commission d'enquête sur la tuerie de Yopougon. Les enquêteurs estiment que l’implication de la gendarmerie “est indiscutable.” Et que l’expertise balistique indique que les armes du crime  sont compatibles avec celles utilisées par les gendarmes du camp d'Abobo.
Ils dénoncent également des arrestations arbitraires et “l'usage systématique de la torture.” Leur rapport indique que la plupart des personnes arrêtées et identifiées être du nord sont déférées dans les camps de gendarmerie d'Abobo, de Koumassi ou à l'école de police de Cocody. Personne ne dit rien des  Musulmans originaires du Sud.
Annan qui savait déjà ce qui se tramait dans les ténèbres, n’avait jamais exigé une investigation sérieuse sur les crimes des rebelles. Le pauvre sage(?) même après sa visite au président Gbagbo à Korhogo est resté muet.


Simone Ehivet Brise le Plan Commun


En scrutant et en creusant dans ces charniers, on ne peut établir une connexion entre eux et la première dame Simone Ehivet Gbagbo. Tout s’explique quand elle dit haut ce qu’elle pense à ses geôliers internes et externes.
Simone n’est pas une criminelle. Elle est une combattante que le monde du mal; celui du capitalisme appauvrissant a voulu taire. De ses arguments elle a mis les fissures, puis, est en train de  briser le plan commun de la communauté des criminels étiquetés démocrates.


Feumba Samen


 




Politique | Economie | Société | Vidéo | Agenda | Religion | Culture | Santé | Diaspora | Contact





WWW.ABIDJAN.ME
UN SITE A VISITER ABSOLUMENT !