Sécurisation de la Centrafrique en période de crise: Or donc la France désarme les bandes armées ?

François Hollande a doublé l’effectif de l’armée française, qui passe de plus de 600 à plus de 1.200 hommes, en Centrafrique. Sa mission, désarmer les bandes armées et sécuriser la capitale et les villes de l’intérieur du pays. Ce à quoi les autorités françaises s’étaient dérobées en 2002 dans le cas de la Côte d’Ivoire.

Mercredi 11 Décembre 2013 - 12:14


Quand bien même les autorités françaises sont restées inertes – si elles n’ont pas joué un rôle actif – face à l’avancée de la Séléka jusqu’à l’éviction du pouvoir de François Bozizé, elles viennent de se résoudre à s’immis - cer ouvertement dans le rétablissement de l’or - dre et la sécurité en Centrafrique. L’armée fran - çaise, depuis la semaine dernière, s’est engagée dans le pays de Michel Djotodia pour lui éviter «un génocide», selon les termes du ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius. Les soldats français visent, selon leur feuille de route, les combattants de la Séléka. Officiellement dissoutes, ces bandes armées font encore office de forces loyalistes. Pourtant, ces dernières semaines, ils se sont rendus coupables de nombreuses exactions, notamment des pillages, des exécutions sommaires, etc. sur la population. Une mission internationale d’enquête de la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH) qui s’est rendue en Centrafricaine du 03 au 13 juillet 2013 a conclu que les Séléka ont commis les crimes les plus graves contre la population civile qui peuvent être qualifiés de crimes internationaux. A Bangui où les soldats français se sont rendus avec célérité, depuis hier lundi 9 décembre, le désarmement des groupes armés promis par l’Elysée pour rétablir l’ordre en Centrafricaine a com - mencé. Ce, en vue d’«aller le plus vite possible vers des élections», a indiqué le président François Hollande le samedi dernier lors d’une interview accordée à France 24, Rfi et Tv5 Monde. Ce faisant, le président de la République française a à cœur d’apporter un appui lucide aux Centrafricains afin de les aider à quitter définiti- vement les chantiers tortueux d’une crise perpétuellement latente. Ce qui ne fut pas le cas de la Côte d’Ivoire en 2002. La France qui s’évertue à désarmer les bandes rebelles à Bangui et à ramener la sécurité accordait un permis de tuer des Ivoiriens et de les spolier de leurs biens. Ainsi, une horde de bandes armées venues du Burkina Faso, appuyées de mercenaires s’est emparée, de 2002 jusqu’en 2010, d’une grande partie – centre, nord, ouest – de la Côte d’Ivoire. Dans son quartier général de Bouaké, de nombreuses exactions ont été perpétrées sans que cela n’émeuve la France. Plus de 60 gendarmes ont été exécutés sommairement avec des membres de leur famille. De jeunes étudiants et des danseuses d’Adjanou ont eu la malchance de réclamer l’état de droit. Et malgré les efforts déployés par les anciennes autorités du pays pour exécuter leur part de responsabilités dans les différents accords, les bandes rebelles des Forces nouvelles sont restées de marbre, sans que cela n’émeuve les autorités françaises. Les autorités françaises auraient adopté la même posture qu’en Centrafrique que la Côte d’Ivoire n’aurait pas connu une crise post-électorale qui a débouché sur une escalade de violence. Mais un autre scénario est en train de se dessiner en Centrafrique où la situation échappe à Michel Djotodia. Espérons qu’il ne sera pas mis en exergue en Côte d’Ivoire où les partenaires d’Alassane Ouattara qui lui ont accordé un quitus malveillant commencent à déchanter face à sa mauvaise gouvernance. «Je ne veux pas individualiser la responsabilité [de la crise centrafricaine, ndlr] mais on ne peut pas laisser en place un président qui n’a rien pu faire, voire même a laissé faire», a reconnu François Hollande.
Les travaux de construction de l’Hôpital Joseph Moscati de Yamoussoukro avancent, mais pas au rythme souhaité. C’est le constat fait à l’issue d’une visite du chantier le samedi 7 décembre 2013 par le Premier ministre Daniel Kablan Duncan, accompagné de madame la ministre de la Santé publique, du Directeur général du Bnetd et en présence de l’architecte ainsi que des autorités locales. Après une visite guidée de tout l’édifice, une réunion s’est tenue dans la salle de réunion du chantier pour faire le point avec les autorités gouvernementales, le Directeur général du Bnetd, Pascal Kra Koffi et son équipe d’experts, les Responsables de la Basilique et les entreprises chargées de l’exécution des travaux.  Faisant le constat que tout n’allait pas au rythme souhaité, le Premier ministre exhorté les uns et les autres à travailler pour respecter les délais de livraison. Séance tenante, il a donné des instructions au Directeur général du Bnetd et lui a donné mandat de prendre en charge les travaux de construction afin de tenir les nouveaux délais, c’est-à-dire la livraison de l’ouvrage le 15 janvier 2014. La livraison initiale était prévue pour le 11 décembre 2013. Ce à quoi le DG du Bnetd s’est aussi- tôt attelé, après le départ du Premier ministre, en tenant une rencontre technique avec tous les acteurs du chantier pour des mises au point afin de tenir les nouveaux délais du 15 janvier 2014. «Je dois vous dire que les choses avancent bien. Là où il nous fallait près de 6 mois pour terminer les travaux, après 2 mois et demi, nous avons réalisé les travaux à près de 90%. Il reste les finitions à faire et des instructions claires ont été données par le Premier Ministre.
De nouveaux délais ont été pris, des engagements ont été pris par les entreprises pour respecter le nouveau délai, à savoir que nous devons tout faire pour livrer cet édifice le 15 janvier au plus tard. C’est donc sur cette base que nous travaillons et que nous travaillerons pour que les nouveaux délais soient respectés», a confié le directeur général à la fin de la séance de travail. Gérard Koné

Par Saint-Claver Oula

Source: Le Nouveau Courrier N° 947 Du Mardi 10 Décembre 2013




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