Scandale des écoutes téléphoniques: Le NPR exige la démission de Guillaume Soro de la présidence du Parlement ivoirien et des poursuites judiciaires à son encontre.

Mardi 8 Décembre 2015 - 14:21


Blaise Pascal Logbo (à droite), président du NPR
Blaise Pascal Logbo (à droite), président du NPR

 DECLARATION DU NPR RELATIVE AUX ECOUTES TELEPHONIQUES ENTRE SORO GUILLAUME ET DJIBRILL YIPENE BASSOLE CONCERNANT LEUR IMPLICATION DANS LE COUP D'ETAT MANQUE AU BURKINA FASO
 

I- Rappel des faits.
 

 1-Le jeudi 30 octobre 2014, le Burkina Faso a entamé une nouvelle phase de son histoire marquée par la chute du dictateur Blaise Compaoré, après 27 années de règne, suite à un coup d'Etat perpétré contre le capitaine Thomas Sankara le 15 octobre 1987.
 

 2-Alors que ce pays s'acheminait surement vers de nouvelles élections, afin de renouer avec la démocratie, les autorités de la Transition, notamment le Président Michel Kafando et son Premier Ministre Isaac Zida, ont été victimes d'une tentative de coup d'Etat mené le mercredi 16 septembre 2015 par le RSP (Régiment de Sécurité présidentiel), dirigé par le Général Gilbert Diendéré.

3- Ce coup d'Etat a suscité un tollé dans l'opinion internationale et nationale burkiné. Ce putsch a également provoqué un soulèvement populaire qui s'est soldé par des morts de civils, du fait de la barbarie des putschistes du RSP. Face au refus du RSP de désarmer, comme l'exigeait l'armé loyaliste, celle-ci a fini par donner l'assaut contre le camp des putschistes, afin de rétablir in extenso l'autorité des dirigeants de la Transition.

 3-L'Etat ivoirien avait affiché un curieux mutisme face au drame politique qui se déroulait au Burkina Faso, signe de ses accointances avec le régime déchu de Blaise Compaoré. Son refus ostentatoire de condamner officiellement le coup d'Etat qui se déroulait au Burkina Faso a pu être interprété à raison comme un signe de son soutien implicite aux putschistes.
 

 II- Des écoutes téléphoniques


4-Ce soutien implicite de l'Etat ivoirien aux putschistes du 16 septembre 2015 au Burkina Faso se confirme depuis l'éclatement du scandale des écoutes téléphoniques entre monsieur Guillaume Soro, président de l'Assemblée nationale de Côte d'Ivoire, et monsieur Djibrill Yipènè Bassolé, ex-Ministre des Affaire étrangères du Burkina Faso sous le régime de Blaise Compaoré.


 5-Alors que l'authenticité des voix et propos issus de ces écoutes ne souffre manifestement d'aucun doute, Guillaume Soro et son clan ont vainement tenté de les nier, dénonçant « des manipulations et des mensonges grossiers ». Face à ces dénégations de Guillaume Soro, il est revenu aux autorités de la Transition politique burkinabé de confirmer l'authenticité de ces écoutes téléphoniques par la voix du Premier Ministre Isaac Zida.
 

 6-De ces écoutes téléphoniques il ressort quatre points essentiels :

 -La stratégie proposée par Guillaume Soro pour assurer la réussie du coup d'Etat du 16 septembre 2015 au Burkina Faso.

 -Le Financement par Guillaume Soro de ce coup d'Etat au Burkina Faso.

 -Les avoeux de Guillaume Soro de sa responsabilité dans les Assassinats de Désiré Tagro, Ministre de l'Intérieur sous régime de Laurent Gbagbo, et de Ibrahim Coulibaly, chef rebelle avec lequel il (Soro Guillaume) était entré en discorde.

-Le projet d'assassinats d'autorités politiques et militaires burkinabé pour la réussite du Coup d'Etat et pour « créer les conditions d'une paix durable au Burkina Faso ».

7-Face à la gravité des faits, le gouvernement ivoirien continue de se murer dans un curieux silence et s'abstient de produire toute déclaration, afin de faire connaître clairement sa position concernant cette Affaire.


III-La position du NPR

 

Considérant les faits sus-évoqués, le NPR (Nouveau parti pour le Rassemblement) :

 

8-Condamne l'implication de Guillaume Soro, président de l'Assemblée nationale de Côte d'Ivoire, dans la déstabilisation de l'Etat du Burkina Faso et dans des assassinats et projets d'assassinats de personnalités politiques et militaires ivoiriennes et burkinabé.

9-Exige la démission de Guillaume Soro de la présidence du Parlement ivoirien, le jugeant indigne de présider cette haute Institution de la République, après avoir déclaré sa responsabilité dans des assassinats et projets d'assassinats de personnalités politiques et militaires en Côte d'Ivoire et au Burkina Faso.

10-Exige du gouvernement ivoirien une claire déclaration, afin de faire connaître sa position et dissiper ainsi toutes les ambiguïtés qui entourent sa présente posture face à cette affaire qui ternit malheureusement l'image du Parlement ivoirien, seconde institution de la République de Côte d'Ivoire.

 

 11-Demande aux autorités de la Transition politique Burkinabé ou au nouveau Président de la République du Burkina Faso, Monsieur Roch Marc Christian Kaboré, de tirer toutes les conséquences idoines de cette affaire en lançant un mandat d'arrêt international contre Guillaume Soro, afin qu'il réponde de ses actes dans cette affaire qui l'accable manifestement et inéluctablement.

 

 Fait à Paris le 8 décembre 2015

Pour le Bureau politique du NPR

Blaise Pascal Logbo, président du Parti

 

 





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