Sarkozy, le jour du dernier jugement.

Jeudi 10 Mai 2012 - 04:45


Sarkozy, le jour du dernier jugement.
Et si on faisait un peu de politique fiction ? Au fond ce ne sera pas aussi imaginaire que cela. Je pense plutôt que c’est une possibilité qu’on aura tort de ne pas envisager. Une élection présidentielle n’est jamais gagnée à l’ avance. Et les informations qui proviennent des Etat-major de Hollande sur le vote électronique ne sont pas faites pour mettre l’élection présidentielle française à l’abri d’un éventuel imbroglio électoral. J’ai reçu hier le coup de fil d’un contact français qui s’inquiétait du flou qui entoure le contrôle du million et demi de voix qui s’exprimera à travers le vote électronique. Nous avons tous peur que Sarkozy détourne ces voix et importe en France le précédent américain du recomptage des voix. Alors je lui demande pourquoi ce serait forcement l’exemple américain qu’on prendrait. A moins que ce ne soit une question de discrimination qui met certains peuples à l’abri de certains déboires politiques, la dernière fois qu’on a parlé de démocratie et de recomptage de voix, le gouvernement français avait plutôt servi l’assassinat du guide libyen et le bombardement du palais du président Gbagbo. Sarkozy va-t-il changer cette méthode qui lui a apparemment réussi quand il s’agira de lui et de la France ? C’est parce que nous ne pouvons pas savoir ce que peut nous réserver la dernière journée d’un homme comme Sarkozy à l’Elysée qu’il peut être recommandable de ne pas se laisser surprendre par cette éventualité qui côtoie la folie. Sinon la France est une vieille démocratie dont le mécanisme électoral est quasiment irréprochable. A 20 h GMT, on n’aura pas droit a un Youssouf Bakayoko pour répéter invariablement « il n’est pas encore minuit ». La machine est très huilée et ce dimanche 6 mai c’est face à cette machine électorale implacable que Nicolas Sarkozy recevra comme un coup de massue ponctuel, le résultat le donnant perdant. Comme le dernier jugement, le verdict sera sentencieux et sans recours. Nicolas Sarkozy n’aura pas eu l’aura de ses prédécesseurs pour faire deux mandats à la tête de la France. Avant lui François Mitterrand et Jacques Chirac ont passé respectivement 14 et 12 ans à la tête de la France. Comme un météore trop turbulent, Nicolas Sarkozy aura eu cinq longues années pour déstructurer la société française en creusant le clivage social et salir l’image de la France à l’extérieur en menant des croisades obsolètes contre d’autres nations. Il pourra toujours se consoler de n’être pas le seul dans le cas. Valery Giscard d’Estaing, après les sulfureuses affaires de diamant avec la tyrannie de Bokassa a été sanctionné par le peuple français à la fin d’un mandat de 7 ans. Après ce qui s’est passé en Libye, en Cote d’Ivoire et même en France avec les incongruités du Fouquet et de la direction de la Défense dans laquelle il a eu l’attitude d’un vulgaire népotiste, les diverses reformes du bouclier fiscal accompagnant les affaires Liliane Béthencourt, Bernard Tapie dans lesquelles on a vu Sarkozy étaler l’Etat français au pied d’un club d’amis riches. Le bons sens veut que celui qui a brassé plus de scandales en cinq ans que tous les autres chefs d’Etat réunis, ne survivent pas en tant chef d’Etat à cette élection qui marquera pour le peuple français le retour à la raison.


Joseph Marat




Politique | Economie | Société | Vidéo | Agenda | Religion | Culture | Santé | Diaspora | Contact





WWW.ABIDJAN.ME
UN SITE A VISITER ABSOLUMENT !