Santé/ Hémorraïdes: Reconnaître, prévenir et soigner une crise hémorroïdaire

Douleurs, irritations, saignements… Un adulte sur 3 souffrirait d'hémorroïdes. Pourtant, nombreux sont ceux qui n'osent pas consulter pour cette maladie encore taboue. Quelques conseils pour lutter contre les crises et arrêter de se gâcher la vie…

Lundi 19 Août 2013 - 00:38


Santé/ Hémorraïdes: Reconnaître, prévenir et soigner une crise hémorroïdaire

Malgré leur fréquence, les hémorroïdes restent l'objet de nombreux non-dits. Ce qu'il faut savoir pour ne plus souffrir en silence.

Les hémorroïdes, qu'est-ce que c'est ?

Les "hémorroïdes" ne sont pas toujours une maladie ! A l'état normal, ce sont des formations veineuses situées autour et à l'intérieur de l'anus et du rectum, qui sont indolores. Les problèmes apparaissent lorsque survient une crise hémorroïdaire, causée par une dilatation anormale de ces veines. Ces vaisseaux peuvent alors s'extérioriser pour former une "boule" au niveau de l'anus.

Les hémorroïdes en poussée entraînent une gêne plus ou moins importante, accompagnée de brûlures, aggravée par la défécation, la position assise ou la marche.

La véritable douleur anale n'est pas obligatoire, elle accompagne généralement une complication : la thrombose interne ou externe en fonction de l'emplacement des vaisseaux affectés, de la présence d'abcès (douleur pulsatile) ou de fissures anales (douleur à la défécation).

Les saignements sont en général légers, en fin de selle, visibles sur le papier-toilette ou les vêtements. Ces micro-saignements répétés peuvent entraîner une anémie, source d'essoufflement et de fatigue chronique. C'est pourquoi une prise en charge précoce, si besoin médicale, des hémorroïdes est essentielle.

Attention, des douleurs et des saignements au niveau anal peuvent aussi cacher d'autres maladies plus ou moins graves que seul votre médecin pourra diagnostiquer. Alors, en cas de doute, n'hésitez pas à consulter. Vous pourrez toujours vous soigner vous-même ensuite s'il s'agit de "simples" hémorroïdes !

Les principaux facteurs favorisants

D'une manière générale, toute pression trop importante exercée sur les veines hémorroïdes peut entraîner leur congestion. Les causes principales sont :

  • La vie sédentaire, la position assise ou debout prolongée ;
  • Ou au contraire des efforts physiques répétés et violents (déménageurs par exemple, sports violents, cyclisme, équitation..) ;
  • Les troubles du transit intestinal (constipation, diarrhée, prise de laxatifs irritants) qui entraînent des efforts de poussée répétés et des érosions des muqueuses ;
  • L'alimentation : alcool, épices, café, thé, tabac sont des alliés de la crise ;
  • Une déshydratation est également un facteur déclenchant ;
  • La grossesse, l'accouchement ;
  • Une maladie du tube digestif ou du foie (comme la cirrhose), qui peut entraîner une congestion sanguine en aval : votre médecin la soupçonnera sur des signes cliniques sans rapport avec les hémorroïdes, comme des douleurs abdominales persistantes, un amaigrissement, une fièvre, etc. ;
  • L'hérédité (prédisposition familiale).

Quelques conseils simples de prévention

L'exercice, qui permet de renforcer les muscles de la région anorectale, et une alimentation équilibrée et riche en fibres contribuent à éviter la constipation et les contractions qui favorisent les hémorroïdes.

Lors de votre toilette, utilisez des produits à base d'huile d'amande douce plutôt que des savons acides, et sachez que se laver trop souvent peut entraîner des irritations au niveau des muqueuses.

D'une manière générale, évitez l'abus d'alcool. Cependant si vous participez à un repas un peu "arrosé", buvez abondamment de l'eau, afin d'éviter une déshydratation. De même, évitez les plats épicés et le café.

Choisir le bon traitement

Si le diagnostic de crise hémorroïdaire est confirmé, vous pouvez très bien utiliser des antihémorroïdaires par voie locale. Ils soulagent l'irritation et favorisent la cicatrisation. Ces produits se présentent sous forme de crème (en général avec une canule permettant une application aussi bien externe qu'interne) ou de suppositoires. 

Ces crèmes soulagent rapidement la gêne (certains contiennent même un anesthésique local). Cependant ils peuvent ne pas suffire. Dans ce cas, un médicament dit "veinotonique" peut être utile. Il renforcera le tonus et la résistance des veines. Certains de ces médicaments sont disponibles sans ordonnance, néanmoins en cas de doute il vaut mieux consulter.

Si les hémorroïdes sont un problème fréquent et gênant, des traitements simples sont disponibles. Alors n'hésitez pas à les demander à votre pharmacien, et si la gêne persiste consultez votre médecin !

Dr Jean-Philippe Rivière

Mis à jour le 20 novembre 2012

Source:
http://www.doctissimo.fr
 




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