Sans concours Ouattara déverse 443 ex-combattants à la fonction publique

Avec le régime Ouattara, tout rime avec fraude, falsification, mesquinerie et rattrapage ethnique. La démonstration vient à nouveau d’être faite. Comme si les milliers d’ex-combattants déversés dans les régies financières (Impôts, Trésor, Douane) et autres administrations sans concours depuis son installation chaotique au pouvoir ne suffisaient pas, il vient de remettre le couvert.

Dimanche 1 Décembre 2013 - 22:35


Tout commence par un courrier en date du 26 mars 2013 du ministre de la Justice, des droits de l’homme et des Libertés publiques, Gnenema Mamadou Coulibaly, transmis à son homologue de la Fonction publique et de la réforme administrative, Gnamien Konan, par les soins de la ministre auprès du premier ministre en charge de l’Economie et des Finances. Ce courrier demande à l’ancien directeur général des douanes d’intégrer, sans concours, 443 ex-combattants pro-Ouattara à la fonction publique. C’est un courrier confidentiel N°007/MFPRA/CAB/ce-kasj de Gnamien Konan en date du 5 avril 2013, avec pour objet : «Nomination à titre exceptionnel de 443 ex-combattants», adressé au Garde des Sceaux, Gnénéma Coulibaly, et réceptionné par les services sous le numéro «Confidentiel N°426 du 08/04/13», qui dévoile la forfaiture. Gnamien Konan pose juste quelques conditions pour cautionner la mascarade. Le Nouveau Courrier a pu se procurer ce courrier scandaleux dont le contenu est ainsi libellé : « Par lettre N°034/MJDHLP/CAB/ckn en date du 26 mars 2013, vous avez bien voulu me transmettre la correspondance de Madame le Ministre auprès du Premier Ministre, chargé de l’Economie et des Fiances relative à la nomination, à titre exceptionnel, de 443 ex-combattants dans l’emploi d’Agent d’encadrement des établissements pénitentiaires, grade A3. Vous sollicitez une immatriculation rapide de ces agents. En réponse, j’ai l’honneur de vous faire connaître que dans le cadre des nouvelles mesures définies pour une meilleure gestion des fonctionnaires et agents de l’Etat, l’immatriculation n’intervient désormais qu’après l’affectation et la prise de service du concerné. Cette prise de service est renseignée dans le Système Intégré de Gestion des Fonctionnaires et Agents de l’Etat (SIGFAE) par le chef de service de l’intéressé. Dans le cas d’espèce, la procédure d’immatriculation n’est pas encore engagée, en raison du fait que mes services techniques en charge de cette opération ne disposent pas encore des dossiers administratifs des intéressés. Aussi voudrais-je vous inviter à transmettre à mon département les dossiers administratifs des 443 ex-combattants susvisés. Pour rappel, chaque dossier doit comporter les pièces suivantes : - Une photocopie de la Carte Nationale d’Identité ; - Un certificat de Nationalité ; - Un casier judiciaire ; - Un certificat de visite et de contre-visite ; - Le dernier diplôme académique. Veuillez agréer, Monsieur le ministre, l’assurance de ma parfaite considération. Gnamien Konan». Après avoir supprimé la plupart des concours publics, le régime d’Abidjan a ainsi érigé ces recrutements parallèles en mode de gouvernance. Et les veines promesses de Ouattara  en matière de création d’emploi – réitérées encore à Bouaké lors de sa tournée – sonnent comme de la propagande politique, surtout qu’il se pose déjà en candidat pour les futures élections présidentielles. La réalité est implacable.  

Par Anderson Diédri

Source: Le Nouveau Courrier N° 939 Du Samedi 30 Novembre Dimanche 01 Décembre 2013




Politique | Economie | Société | Vidéo | Agenda | Religion | Culture | Santé | Diaspora | Contact





WWW.ABIDJAN.ME
UN SITE A VISITER ABSOLUMENT !