Salon international de l'agriculture à Paris: Un millier de patriotes ivoiriens ouvrent le stand de l'indignation.

Vendredi 6 Avril 2012 - 07:27


Salon international de l'agriculture à Paris: Un millier de patriotes ivoiriens ouvrent le stand de l'indignation.
Ouvert depuis le 25 février, le salon international de l’agriculture à Paris a connu une exposition particulière ce week-end, à la veille de sa fermeture. Un stand y a été ouvert par un millier d’ivoiriens, déterminés à conduire la résistance patriotique jusqu’au bout. Ils ont remarquablement animé le stand de l’indignation et des «cruautés sarko-dramaniennes». Il était encore une fois question de dénoncer la tragédie ivoirienne. Une tragédie dans laquelle les femmes n’ont cessé de payer un très lourd tribut. Les résistants ont justement voulu rendre hommage à toutes ces femmes martyres, tuées, violées, torturées, aveuvées, paupérisées, injustement incarcérées, asservies et avilies. Les patriotes ivoiriens, à l’appel de la Coalition pour la Libération de la Côte d’Ivoire et du Président Gbagbo(C.L.C.I.G), ont voulu rendre hommage aux femmes de valeur telles que Simone Ehivet Gbagbo, Genevève Bro Grébé, Christine Adjobi etc.., croupissant dans les geôles dramaniennes. Hommage a été également rendu à toutes ces ivoiriennes anonymes qui continuent de subir l’inhumanité du régime dramanien, soutenu par Nicolas Sarkozy. Par-delà les ivoiriennes martyres, les manifestants ont célébré toutes les femmes martyrisées en Afrique et partout dans le monde.
Le 8 mars prochain est la journée internationale de la femme. C’est en rapport avec cette journée et par anticipation que les patriotes ivoiriens ont dédié leur manifestation aux femmes matyres de Côte d’Ivoire en particulier et du monde en général.
Pacôme Zégbé, dirigeant ad hoc de la Coalition, est intervenu pour annocer la grande marche européenne qu’elle organise le 31 mars prochain. Selon lui, la Coalition doit travailler à la chute électorale de Nicolas Sarkozy et au départ du régime de Ouattara en Côte d’ivoire. Il a souligné que c’est «la Coalition qui dirige désormais des mains de maître la résitance patriotique en France».
Willy Bla du Cri panafricain a fait savoir aux français que «Le cacao de Côte d’Ivoire est tâché de sang de ces ivoiriens qui ont voulu seulement défendre la démocratie.»Il n’a pas manqué de dénoncer les intimidations policières dont certains leaders de la résistante patriotique sont l’objet.
Ane Gnizako,alias maman Kini (3000 Femmes pour la Côte d’Ivoire), Monique Mélèdje (COPACI-France),Topo Léontine (Femmes Patriotes) et Brigitte Kuyo (FPI-France), et bien d’autres, sont toutes intervenues pour encourager les résistants et saluer leur détermination.
Des critiques acerbes à l’endroit du Président Français, Nicolas Sarkozy, ont fusé de la part de certains intervenants. Ces propos, naturellement, n’étaient pas tenus pour plaire. A la place de la porte de Versailles, à proximité du parc des expositions, circulaient ce jour de nombreux français, touristes et visiteurs du salon international de l’agriculture, aux oreilles desquels «certains propos ne devaient pas parvenir». Les dénonciations, en pleine campagne électorale française, de la responsabilité de Nicolas Sakozy dans la tragédie ivoirienne, ont été perçues par les forces de l’ordre comme un crime de lèse-majesté. La gendarmerie a procédé à un encerclement des manifestants, comme moyen d’intimidation. La police, quant à elle, a procédé à l’arrêt et à la confiscation du matériel de sonorisation, contraingnant ainsi à un arrêt anticipé de la manifestation.Dans le pays des libertés et des droits de l’homme, les manifestants
n’avaient pas le droit de dire tout haut, en ce lieu très populaire pour l‘occasion, ce que la grande majorité des français et des étrangers ignorent.
La police a également procédé à des interpellations. Deux manifestants ont été arrêtés, prénommés Maximes et Casimir. La soeur de ce dernier a été victime de la cruauté des Frci (Force républicaine de Côte d’Ivoire). La patriote Zouzoua Collette, c’est d’elle qu’il s’agit, a été égorgée par des Frci à Yopougon. Si Casimir a eu la chance d’être libéré plus tôt, ce ne fut pas le cas pour Maxime. Jusqu’aux environs de 22h00, il était encore aux mains des policiers. Pour exiger sa libération plusieurs manifestants étaient encore sur place mobilisés très tard dans la nuit.

ZEKA TOGUI

 




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