Sale temps pour le régime: Après les FRCI 2500 ex-FdS et les régies financières se soulèvent contre Ouattara

Samedi 22 Novembre 2014 - 07:04


Sale temps pour le régime: Après les FRCI 2500 ex-FdS et les régies financières se soulèvent contre Ouattara
Dure semaine que celle vécue depuis mardi dernier, par le régime Ouattara ! Alors que le gouvernement peine à convaincre les soldats,- mécontents qui le font trembler depuis quatre jours-, qu’il réunira 20 milliards de nos francs, d’ici, fin du mois courant pour satisfaire leurs revendica - tions-, voilà que pointent déjà à l’horizon, de nouvelles frondes sur le front social. Avec notam - ment près de 2500 soldats des ex-Forces de défense et de sécu - rité (FDS), en embuscade et les agents des régies financières (Impôts, Douanes et Trésor), qui annoncent un débrayage de trois jours, à compter du lundi prochain. Le premier groupe, qui a entendu dire que le gouvernement s’active à réunir dans l’urgence, la rondelette somme de 20 milliards de Fcfa pour éteindre la furie de ses frères d’armes FRCI, a eu la bonne idée de re - mettre au goût du jour, sa vieille revendication portant sur le dos - sier Sophia, du nom d’un projet immobilier pour lequel les acquéreurs ont été prélevés quatre an - nées durant, et qui n’a toujours pas connu de suite, à ce jour. Sont concernés, des policiers, des militaires et autres marins. Toutes les démarches effectuées jusque-là par les infortunés souscripteurs, n’ont rien donné. Seule, une promesse de remboursement leur a été faite, il y a 4 ans. Mais depuis, plus rien. C’est donc pour inviter le pouvoir à se pencher réellement, une fois pour toutes sur l’affaire, que ces 2475 soldats de l’armée régulière, entendent manifester bruyamment à l’effet de se faire rembourser dans les meilleurs délais, avant la fin de l’année, notamment. Pour rappel, les souscripteurs, ont signé, sous le règne du président Laurent Gbagbo, un contrat avec l’Azurérenne de Promotion, une société immobilière de la place, pour construire des maisons au profit des éléments de l’armée nationale. Et jusqu’à ce jour, aucune maison n’est sortie de terre. Toutes les démarches des soldats auprès des autorités compétentes, pour trouver un dénouement heureux à l’affaire sont restées jusque-là, infructueuses, provoquant le courroux de ces derniers. Excédés donc par le laxisme de l’Etat dans le traitement du dossier, ils ont donc décidé de faire bouger les lignes, advienne que pourra, jure-t-on, dans leur milieu. Mais les militaires grugés ne seront pas seuls à réchauffer le front social car ils partageront l’affiche avec les agents des régies financières qui annoncent pour ce lundi, un débrayage en règle, en signe de protestation contre les promesses de revalorisation de primes et autres avantages divers, non tenues, du gouvernement à leur endroit. Un mouvement de grève, qui, s’il a effectivement lieu, fera certainement mal aux caisses du pouvoir en cette fin du mois et au surtout au moment où Alassane Ouattara cherche désespérément les fonds pour tenir les engagements pris hier, devant les délégués des soldats FRCI dressés contre son régime. Autre souci pour le chef de l’Etat et non des moindres, la rentrée dans les universités publiques, menacée depuis quelques jours, par la grève projetée par la coordination nationale des enseignants-chercheurs (CNEC). En cause, les revendications d’ordre pécuniaire, du syndicat universitaire, jusque-là, insatisfaites. A ceux-là, il faut ajouter plusieurs centaines de policiers dont les baux administratifs ne sont pas payés depuis belle lurette et qui de ce fait, sont humiliés chaque jour, par leurs logeurs qui eux-mêmes, ne supportent plus les délais de paiements du gouvernement, qu’ils trouvent intenables. Au total, le régime Ouattara se retrouve en cette fin d’année, confronté à une houle sociale qui si elle n’est pas bien gérée, pourrait faire bien de dégâts. Comment le pouvoir se sortira-t-il de ce piège social qui lui tend ainsi les bras ? Dans un pays, où les communicants du régime vantent chaque jour, la bonne santé de l’économie nationale, avec notamment, une croissance qui frôle les deux chiffres, comment convaincre ceux restés en bordure du chemin « émergeant » que l’Etat n’a pas encore les moyens de faire face à leurs attentes légitimes du reste ? Avec le mouvement de colère des FRCI et leurs supplétifs, les uns et les autres ayant compris désormais que le régime Ouattara marche au bâton, il faut craindre que les différentes couches socio-professionnelles, aient retenu la leçon pour s’engouffrer dorénavant dans la brèche. A ce rythme, l’on est bien parti pour observer une spirale sur le front social. Et une grève en cachant toujours une autre, le régime est bien parti pour connaitre des jours de braise, en cette fin d’année. Vous avez dit : « le roi est nu ? » Simple question !
 
Géraldine Diomandé
 
Source: Aujourd’hui / N°773 du 21 novembre 2014




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