Revendications sociales, cherté de la vie… Ouattara n’a pas de solutions pour les Ivoiriens

Le régime Ouattara n'arrive pas à donner satisfaction aux travailleurs qui réclament de meilleures conditions de vie et de travail. Le chef de l’Etat préfère donc les éviter que de les entendre énumérer leurs revendications pourtant fondées.

Vendredi 3 Mai 2013 - 16:02


Revendications sociales, cherté de la vie… Ouattara n’a pas de solutions pour les Ivoiriens
Face aux préoccupations exprimées à l’occasion de la célébration de la fête du travail, le premier ministre Daniel Kablan Duncan, après avoir souligné une embellie économique, a encore servi la même litanie distillée depuis toujours. Selon le chef du gouvernement, les problèmes de la liberté syndicale, la cherté de la vie, la sécurité des biens et des personnes, la création d’emplois et la sécurité ont été entendus. Mais il a encore invité les travailleurs et les Ivoiriens de façon générale à la patience car plusieurs réformes sont en cours pour l’amélioration des conditions des travailleurs notamment le déblocage des salaires et la réforme du statut de la fonction publique. Le chef du gouvernement a aussi ajouté que pour juguler la cherté de la vie, des contrôles des prix des produits de premières nécessi- tés qui ont montré leur limite seront renforcés. Pour maintenir le dialogue social, il propose un cadre de concertation entre les centrales syndicales et le gouvernement pour examiner les revendications des travailleurs. Cette concertation se tiendra tous les six mois. Face aux préoccupations des travailleurs, il est clair que Ouattara n’a pas de solutions, raison pour laquelle il a préféré fuir la fête du 1er mai, laissant le soin au premier ministre pour du dilatoire en ouvrant un autre cadre de dis - cussion alors que le forum social s’est montré inopérant. D’ailleurs Daniel Kablan Duncan confirme l’incapacité du régime Ouattara à améliorer les conditions de vie des Ivoiriens à court-terme. « Nous devons savoir tous savoir que les performances retrouvées méri- tent d’être consolidées sur plusieurs années afin de produire des résultats irréversibles et plus sensibles au niveau de toute la population », a confessé le premier ministre. Loin d’ailleurs d’améliorer les conditions de vie des Ivoiriens, leur sort s’est empiré. Selon le ministre d’Etat, ministre de l’emploi, de la solidarité et de la formation professionnelle Dosso Moussa, entre le 30 avril 2012 et le 1er mai 2013, 92 entreprises ont l’objet de licenciements pour motif économique de 2 793 travailleurs et 71 entreprises ont observé le chômage technique avec la perte temporaire de 3 024 emplois. Et même si Duncan estime que des emplois, il n’en demeure pas moins qu’ils restent précaires ou peu qualifiés. En effet, selon le premier ministre, de mai 2011 à octobre 2012, 1 043 293 emplois ont été créés dont seulement 101 607 emplois formels et 941 623 emplois non formels notamment dans le commerce, le bétail, l’agriculture et d’autres services.

Par Anderson Diédri

Le Nouveau Courrier N°789 du Jeudi 02 Mai 2013




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