Révélation sur l’attaque de Grabo:Comment le Commando invisible a mis FRCI et ONU-CI en déroute

10 jours après l’attaque de Grabo, des révélations font état de ce que l’ONUCI s’était permit d’intervenir dans le conflit et s’en est sorti avec des blessés.

Vendredi 7 Mars 2014 - 00:20


Paul Koffi Koffi, Ministre Délégué chargé de la Défense
Paul Koffi Koffi, Ministre Délégué chargé de la Défense
La triste nuit du samedi 23 au dimanche 24 février dernier consécutive à l’attaque de la ville de Grabo livre enfin ses secrets. Les témoignages de plusieurs habitants de la petite localité du sud-ouest ivoirien sont unanimes pour dire qu’il s’est agi d’une attaque ayant fait plusieurs morts dans les rangs des FRCI et de nombreux blessés au sein de l’unité d’intervention de l’ONU-CI. Selon  des sources bien informées,   le commando qui a livré la bataille de Grabo était certes, lourdement armé, mais n’aurait pas fait usage de sa force de frappe. Et notre source d’expliquer qu’avant de contrôler  la ville de Grabo pendant au moins sept heures d’horloge,  les assaillants se seraient servis d’armes blanches, pour, dit-on, ne pas attirer l’attention des autorités militaires et préfectorales sur eux. « C’est la fuite de certains éléments des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) qui a déclenché l’alerte générale », révèle notre source avant de préciser que c’est à ce moment précis que la gendarmerie de Grabo est rentrée en action. « Mais le mal était déjà consommé puisque plusieurs soldats FRCI avaient été exécutés », a encore confié notre source. Et elle ajoute que deux éléments de l’ONU-CI avaient les frais de leur ingérence dans une affaire ivoiro-ivoirienne, comme pour citer le ministre de la justice libérien.  Ces deux éléments des forces onusiennes s’étaient permis de tirer à balle réelle sur un élément du commando invisible. Ce qui aurait suscité une réaction immédiate de la part de l’assaillant visé. En fin de compte, les assaillants seraient repartis tels qu’ils étaient venus, sans laisser de victimes dans leurs rangs après avoir vidé le camp des FRCI de son contenu.
Dix jours après, l’affaire refait surface avec des arrestations d’innocentes personnes. On parle de plus d’une trentaine de personnes, toutes des planteurs dont des parents proches du général Kassaraté Tiapé Edouard, ambassadeur de Côte d’Ivoire au Sénégal.Ces personnes sont acculement détenues à la Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan (MACA). Affaire à suivre !

Simplice Zahui

Le Quotidien d’Abidjan n°1101 du jeudi 06 mars 2014




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