Restructuration du secteur bancaire: Le Gouvernement donne raison à Gbagbo

Vendredi 9 Mai 2014 - 07:22


«Le Premier ministre (Da- niel Kablan Duncan, ndlr)  et la ministre en charge de l’Economie et des Finances (nialé Kaba, ndlr) nous ont suivis dans nos recommandations. Il n’est pas normal que la Côte d’Ivoire se retrouve  sans une banque propre au pays.  Nous espérons  que nous serons suivis dans les affectations préalablement définies par le gouvernement Gbagbo et dont les résultats sont probants», se sont réjouis au téléphone, hier, quelques  membres du comité de privatisation. Selon l’un parmi eux, le souci de tous les participants à la dernière réunion des structures sous tutelle, centrée sur la restructuration du secteur bancaire, était la conservation de quelques établissements significatifs dans le patrimoine de l’etat. Aussi  ont-ils traduit la joie de l’ensemble des participants non décisionnels à cette réunion  au regard de la décision du conseil des ministres du lundi 5 mai dernier, de ne pas céder au privé la banque nationale d’investissement (bni), la Caisse nationale des caisses d’épargne (Cnce) et la banque de l’habitat de Côte d’ivoire (bhci). «Ce n’est pas faire de la politique que de reconnaître que le président Laurent Gbagbo avait une nette vision  du secteur bancaire ivoirien. Pour lui, la Bni devait servir au financement des grands chantiers du pays. La Cnce avait pour mission d’être plus proche des consommateurs à travers la flexibilité de ses opérations. La Bhci devait contribuer à financer l’immobilier. La Banque pour le financement de l’agriculture (Bfa) servait à accorder des facilités de crédit au secteur agricole. Et Versus Bank devait appuyer le secteur privé. Le gouvernement a été bien inspiré de conserver la mainmise sur ce patrimoine», poursuit un membre du comité de privatisation. Pour ce qui est de la bfa et de versus bank qui vont être entièrement cédées, un autre  interlocuteur soutient que ce choix dérive de la politique libérale du régime. «L’agriculture est actuellement financée par le Programme national d’investissement agricole
(Pnia). Tous ceux qui sont intéressés par les aspects financiers du secteur agricole devront contracter directement avec les établissements financiers dont c’est la mission. Quant aux hommes d’affaires, ils devront négocier des soutiens financiers avec les banques qui vont se créer pour  les appuyer. Dans les deux cas, ce sera des rapports entre individus et banque, comme le recommande  le libéralisme économique», explique-t-il. Cependant, tous soutiennent qu’il aurait fallu conserver la bfa, parce que «la majorité des paysans ivoiriens  ne dispose pas d’assises financières  pour soutenir un domaine agricole». et de s’inquiéter : «le secteur agricole va finir par échapper aux nationaux». Dont acte !

J-S Lia

Source: Notre Voie  n° 4710 du jeudi 8 mai 2014





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