Résistants ivoiriens : l’heure a sonné

Samedi 28 Juillet 2012 - 04:47


Résistants ivoiriens : l’heure a sonné
Nous demandons avec insistance et détermination aux politiciens proches de la résistance ivoirienne de jouer pleinement leur partition. Leur silence ou chuchotements stériles deviennent proprement énervants face aux meurtres à grande échelle commis par Dramane et la CEDEAO. Il y a quelques jours j’étais dans mon pays, et ce qui s’y passe ressemble à la douce extermination des ivoiriens dignes. La volonté de dialogue souvent martelée par l’actuelle opposition ivoirienne ressemble à une couardise qui n’a d’autre sens que le vouloir vivre égoïste de leurs dirigeants. Les ivoiriens meurent et il est complètement absurde et proprement inadéquat qu’on en soit encore à discuter avec les meurtriers de notre peuple. Dans leur logique d’extermination, tout contact avec eux est interprété comme une faiblesse qu’ils ne tardent pas à exploiter pour tuer davantage. Nous demandons à ces partis politiques de cesser ici et maintenant toute interaction avec nos bourreaux. S’ils continuent, ils seront assimilés à des taupes à cibler. On ne peut nous tuer comme ils l’ont encore fait la semaine dernière à Duékoué et continuer à dialoguer avec eux. Cela est un manifeste et improductif paradoxe. On ne discute pas quand la maison brûle. Le feu à éteindre est connu de tous, ne l’alimentez pas à travers des subterfuges qui consolident ses réflexes néfastes. Dramane a trop tué, et vous avez à travers vos postures électoralistes inconséquentes permis à cet ignoble individu de prospérer sur nos terres. Arrêtez votre fuite en avant et mettez-vous en ordre de bataille. Vous ne pouvez continuer à parler au nom des ivoiriens dignes et faire fi de leurs authentiques requêtes. La requête actuelle, c’est la mise hors d’état de nuire de Dramane qui brûle en toute impunité nos frères et sœurs ; il est le feu à éteindre. Tout politicien digne a le devoir de participer à la libération immédiate de la Côte d’ivoire. Vous, acteurs principaux de notre camp, avez l’obligation d’être actifs dans le sens indiqué par les combattants de la liberté. Dramane n’est plus président de la Côte d’ivoire à compter du dernier massacre de Duékoué. Si certains politiciens pensent que ces crimes à répétition peuvent être oubliés au nom de leur nécessité à accéder au pouvoir par les urnes, qu’ils changent d’optique. C’est une voie qui n’intéresse que les hypocrites poltrons. La démocratie viendra peut-être plus tard, mais pour l’heure, il est question de créer les conditions de son exercice, c’est-à-dire dégager par tous les moyens nécessaires ceux qui, en mission pour l’étranger, l’ont désarticulée. Dramane ne peut nous contraindre. Il ne fera pas partie de la Côte d’ivoire à venir comme il n’a pas fait partie de la Côte d’ivoire d’hier. Nous lui promettons la continuité historique. Et faire hystériquement de lui un interlocuteur, c’est repousser l’avènement de l’ivoirien défait des attaches sous-régionales nocives. Nos dignes concitoyens sont invités à la vigilance car ce qui est à venir est leur avenir. Ils ne doivent écouter que ceux qui font l’éloge des combattants de la liberté. Qu’ils s’apprêtent à leur donner l’aide indispensable au moment opportun. Si nos aînés ont différé la libération du pays et nous ont laissé en héritage des problèmes qu’ils auraient dû régler, il ne nous appartient pas de rééditer la même faute en nous enfermant dans des dialogues naïfs sans horizon positif. Notre descendance mérite la vraie paix, celle qui ne confond pas dépendance et indépendance, et qui se bat pour la protection sans faille des intérêts de la Nation. Au nom du dialogue et de l’hospitalité, nous avons donné les armes de notre propre destruction à la plèbe sous-régionale qui désormais régente dans les contrées la vie des dignes concitoyens. Ceci doit prendre fin. Et les politiciens égoïstes qui, à coup de slogans vides, endorment les consciences, et transforment chaque jour nos fiers parents en dociles serviteurs de cette gangrène sous-régionale, doivent comprendre qu’il n’existe nulle part de démocratie qui n’ait au préalable transité par le combat salvateur. La trompette de la libération ne tardera pas à sonner, que nul n’en désarticule l’écho.


Dr Oyissé, Suisse
 




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