Rejet par le chef de l’Etat des états généraux de la République/ Le Fpi veut-il frapper le régime ?

Mardi 3 Décembre 2013 - 01:56


Pascal Affi N'Guessan, président du Front Populaire ivoirien
Pascal Affi N'Guessan, président du Front Populaire ivoirien
Il a donc suffi que le chef de l’Etat se prononce sur l’inopportunité des "etats généraux de la république" comme moyen de sol der le contentieux politique en Côte d’ivoire, pour que le Fpi menace sans faux fuyant le régime en brandissant le "fusil". en effet, dans sa livraison du week end écoulé, l’un de nos confrères "notre Voie", porte voix officiel du Fpi, réagissant aux déclarations du président Alassane ouattara, mentionnait à sa "Une" ces mots aux allures d’avertissements solennels, "La parole vaut mieux que le fusil". Décryptage. La relative quiétude, dont bénéficient les populations ivoiriennes, pourrait être mise entre parenthèse, par le crépite ment des armes, parce que le chef de l’etat aurait commis un crime de lèse majesté, en "rejetant du revers de la main" les dernières propositions du Fpi qui réclame, à cor et à cri, l’organisation des "Etats généraux de la République" pour ramener la paix définitive en Côte d’ivoire en réalisant enfin la réconciliation nationale ? Pour le Fpi, il ne faut pas se voiler la face et se nourrir d’illusion. La menace est réelle, le danger est à nos portes du seul fait que Alassane ouattara ait décidé de s’installer dans cette posture du refus. D’ailleurs, notre confrère souligne "qu’il vaut mieux bavarder et sortir un consensus fondateur en lieu et place des armes".
De fait, la position du Fpi soulève en elle même des questions de bon sens. Le chef de l’etat était il obligé d’accepter la proposition du Fpi ? Pourquoi un simple refus peut il être considéré comme une déclaration de guerre en démocratie ? Qui devait prendre les armes parce qu’on a rejeté une proposition d’un parti politique ? Ce parti politique, porteur de ladite propoition, aurait il un intérêt lié avec les potentiels agresseurs qui se verraient dans l’obligation de recourir aux armes si la proposition du Fpi était rejetée ? Le Fpi aurait il un bras séculier ou armé puisqu’en définitive, on a l’impression d’assister à une course de relais avec des rôles spécifiques bien réglés. au demeurant, le refus des états généraux signifie t il refus du dialogue avec le Fpi pour que l’on développe, incon sciemment ou volontairement, le scénario du pire de cette façon ? Le chef de l’etat a t il accompagné sa déclaration de refus d’une décision de dissolution de la Cdvr ou de toutes les structures créées pour promouvoir le dialogue politique en Côte d’ivoire ? Dans cette affaire de réconciliation nationale, il se propage comme une odeur de chantage qui rend l’atmosphère irrespirable. Car pour une partie de l’opinion, le Fpi veut absolument être le maître du jeu, être le catalyseur, celui qui impulse et donne un rythme au processus de réconciliation nationale. toute chose jugée inacceptable par certains proches du président de la république qui se disent choqués par le manque d’humilité des partisans de Gbagbo. "Ce sont eux qui ont inventé des préalables ; ce sont eux qui ne veulent plus s’asseoir sur la même table de dialogue avec leurs amis du Cnrd d’hier pour négocier avec le gouvernement ; ce sont encore eux qui réclamaient bec et ongles un dialogue direct ou la nomination d’un médiateur étranger pour arbitrer le dialogue entre le Fpi et le pouvoir. Et c’est maintenant les états généraux ou le fusil…" com mentait un proche du régime en place. et pourtant, le chef de l’etat a tout essayé pour raisonner le Fpi et les ramener à la table des négociations. Le dernier acte majeur qui a surpris plus d’un, y compris dans le camp des parti sans de Laurent Gbagbo, c’est la libéra tion de Pascal affi n’guessan et de toute la direction du Fpi en détention. D’aucuns avaient pensé que cela provoquerait un déclic et amènerait le Fpi à recadrer sa démarche dans son commerce avec le pouvoir. Que nenni. La prison n’a pas assagi affi n’guessan qui alterne défiance à l’autorité et propos subversifs pour fêter sa liberté retrouvée. Dans sa tournée qu’il a entreprise, le président du Fpi crache et propage partout le venin de la division et de l’in surrection. maintenant que les états généraux ont été écartés, qu’est ce que le Fpi va t il servir aux ivoiriens ?

AKwAbA SAINt CLAIR

Source: Le Nouveau Réveil du lundi  02 decembRe 2013 - N°3549




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