Rejet de la demande de mise en liberté provisoire Gbagbo otage de la Cpi

La Cpi a rejeté la demande de mise en liberté provisoire formulée par les avocats du président Gbagbo. En décidant de maintenir le président Gbagbo en prison alors que tout milite en faveur de sa libération, la Cpi se fait complice des politiques qui ont pris l’enfant du peuple en otage.

Vendredi 1 Novembre 2013 - 05:00


Le président Gbagbo restera encore pour quelque temps à la Cour pénale internationale (Cpi). La Chambre d’appel de ladite cour a rejeté la demande de mise en liberté provisoire formulée par les avocats de celui qu’on appelle le fils du peuple. La raison principale avancée pour la lui refuser, c’est qu’il est très populaire. Mieux, il disposerait d’importants réseaux qui lui permettraient de fuir. Première conclusion, le président Gbagbo est victime de sa popularité. Est-ce la faute au président Gbagbo s’il est le prisonnier politique le plus populaire et le plus adulé au monde ? D’ailleurs, comme par magie, le président Gbagbo dont on disait, dans un passé très récent, qu’il était minoritaire, impopulaire et qui aurait cherché à se maintenir au pouvoir alors qu’il aurait perdu les élections, serait-il devenu subitement très populaire aussi bien dans son pays que dans le monde entier ? Quel paradoxe ! Qu’importe. Cependant, la sagesse commande que les juges de la Cpi cherchent à comprendre le fondement de la crise postélectorale. Mais, ils n’empruntent cette voie, et préfèrent pas utiliser la popularité du président Gbagbo comme un crime passible de son maintien dans les liens de la détention. En réalité, le crime de popularité que brandissent les juges de la Cpi pour le maintenir en prison est un faux argument. C’est un prétexte honteux pour maintenir le président Gbagbo en otage à la Cpi pour le compte des pays dont l’économie dépend en grande partie des richesses des pays africains. En Afrique, quand un chef d’Etat est adulé par son peuple, c’est que la politique qu’il mène est orientée vers la défense et la protection des intérêts de sa population. En d’autres termes, ce chef d’Etat-là mène une politique qui permet à son peuple d’être le premier bénéficiaire des richesses de son pays. Pour tout dire, un chef d’Etat populaire dans son pays est un chef d’Etat dont le cœur bat au rythme du cœur des populations. Laurent Gbagbo fait partie de ce cercle très restreint. Evidemment, cette catégorie de chefs d’Etat est dans le collimateur des pays dit développés qui tirent l’essentiel de leurs richesses des pays africains. Les Occidentaux préfèrent avoir pour interlocuteurs à la tête des pays africains des chefs susceptibles de leur garantir le pillage de leurs  richesses au détriment des populations. En contrepartie, leur pouvoir est protégé par les pays pour le compte de qui ils travaillent. Ce type de chefs d’Etat ne se préoccupent pas de ce qu’il soit aimé et donc populaire dans son pays. Parce que son pouvoir ne dépend pas fondamentalement de son peuple. C’est ce que nous vivons aujourd’hui en Côte d’Ivoire. La France droitière a estimé que le président Gbagbo ne garantissait pas ses intérêts à la tête de la Côte d’Ivoire. Elle a donc décidé de le dégommer et de le remplacer par Ouattara. A défaut de l’avoir tué le 11 avril 2011, ils l’ont déporté à la Cpi. Le problème c’est que, le procureur de la Cpi n’est pas capable de prouver la culpabilité du président Gbagbo. Tout simplement parce que Gbagbo n’est pas un prisonnier de droit commun. Il est un prisonnier politique. Les derniers aveux des généraux français qui étaient chargés d’exécuter le complot politique contre le président Gbagbo devrait permettre aux juges de la Cpi de comprendre qu’on se sert d’eux pour assouvir des desseins politiques.

Boga Sivori bogasivo@yahoo.fr
Source: Notre Voie N°4558 des jeudi 31 octobre, vendredi 1 e r ,  samedi 2  & dimanche 3 novembre 2013




Politique | Economie | Société | Vidéo | Agenda | Religion | Culture | Santé | Diaspora | Contact





WWW.ABIDJAN.ME
UN SITE A VISITER ABSOLUMENT !