Regard sur le procès de Laurent Gbagbo.

Mardi 26 Janvier 2016 - 10:06


Laurent Gbagbo, le président élu de la Côte d’Ivoire, en 2010, selon la constitution et les lois du pays, est déporté à La Haye, au Pays-Bas, depuis novembre 2011. Cela s’est fait par la volonté et les armées d’une « Communauté Internationale » totalement au service d’un impérialisme avide et répressif envers les plus faibles. Il est accusé de crimes contre l’humanité et doit passer en jugement devant la Cour Pénale Internationale (CPI). De 2011 à maintenant, voilà cinq années que, à cours d’éléments de justification de la mise en jugement de l’homme d’Etat ivoirien, la Cour Pénale Internationale ajourne le procès. Cinq années de coups de théâtre et de manipulations, ponctuées par des annonces surprenantes les unes autant que les autres, pour aller de reports en reports. A présent, la date du procès attendu depuis cinq ans est fixée au jeudi 28 janvier 2016.

Nous avons décidé ce jour de parler de ce procès historique, aux relents multiples. Mais parler du procès de Laurent Gbagbo n’est pas chose facile. Il intègre des réalités si particulières qu’il n’est pas aisé de trouver par quel bout commencer à en parler. C’est pour quoi, pour la mémoire de nos nombreux disparus, qui ont péri et continuent de passer de vie à trépas, dans le sillage de ce qui amena ce procès, nous avons choisi d’en parler à partir du bout qu’on ne peut objectivement prendre à défaut, le bout de la vérité historique, sur la base des faits avérés. Nous avons choisi, pour ce faire, le plan suivant :

I/ LAURENT GABGBO, L’HOMME ET LA COTE D’IVOIRE, UN ENGAGEMENT SANS FAILLE ET PERMANENT,

II/ LA CRISE EN COTE D’IVOIRE ET LA DÉPORTATION DE LAURENT GBAGBO, UNE ENTREPRISE DES IMPÉRIALISTES POUR UN ASSERVISSEMENT TOTAL DU PAYS

III/ LE PROCÈS DE LAURENT GBAGBO OU LA PROMOTION DU FAUX POUR LA RECOLONISATION DE L’AFRIQUE.

 

 

I/ LAURENT GBAGBO, L’HOMME ET LA COTE D’IVOIRE, UN ENGAGEMENT SANS FAILLE ET PERMANENT :

 

 

L’objectif ici, c’est de lever un bout de voile sur l’homme dont des gens parlent sans vraiment rien savoir se lui.

L’homme : formation et profession :

Laurent Gbagbo est né la 31 mai 1945. Il a fait ses études primaires à Agboville, puis à Gagnoa. Il entame ses études secondaires au Petit Séminaire Saint Dominique Savio de Gagnoa et les achèvent par le succès au Baccalauréat, au Lycée Classique d’Abidjan. Ses études supérieures, commencées à l’Université d’Abidjan, seront couronnées par un doctorat en histoire, à la Sorbonne à Paris, en France. À son retour en Côte d’Ivoire, Laurent

Gbagbo est recruté comme enseignant d’histoire, puis, en tant que chercheur, il dirigea l’Institut d’Histoire et d’Archéologie (IHA), rattaché à l’Université d’Abidjan.

 

 

L’engagement sans faille et permanent de Laurent Gbagbo pour la Côte d’Ivoire.

 

 

Laurent Gbagbo s’est retrouvé dans la peau de militant dès son plus jeune âge. Sa conscience de l’arbitraire et de l’injustice est née lors de l’arrestation de son père, Koudou Paul, à l’occasion des « Faux Complots d’Houphouët-Boigny », en 1963. Il ne se lassera plus de militer pour la vérité et la justice. Cette posture qui prend naissance dès les bancs de l’école, caractérisera Laurent Gbagbo jusqu’à l’Université, puis en tant qu’enseignant et chercheur. Les nombreuses arrestations et autres enrôlements de force dans l’armée n’émousseront pas l’ardeur militante de cet homme, qui est décrit par les historiens comme « l’opposant historique au régime du président Houphouët-Boigny ».

En effet, nous sommes en Côte d’Ivoire, dans les années de gloire du Parti Unique. C’est le temps de la pensée unique : penser et dire autre chose que le chef est un grand délit. Le milieu syndical même est bâillonné avec la fameuse trouvaille de « Syndicalisme de participation », qui fait des travailleurs, les exécutants sans plus des décisions patronales. Dans le milieu scolaire et universitaire pourtant, les enseignants et leurs disciples font de la résistance. Laurent Gbagbo sera tour à tour militant estudiantin et militant enseignant, dans les syndicats très combattus alors par le pouvoir, notamment l’UNESCI, puis le SYNARES. Vers la fin des années 1970, il créera, avec des amis, des cellules clandestines de militantisme politique, puis naîtra au début des années 1980, le Front Populaire Ivoirien (FPI), un parti politique que crée Laurent Gbagbo avec quelques camarades engagés dans le même combat, pour la libération de la Côte d’Ivoire et des Ivoiriens..

Avec ce parti, dans la clandestinité, et des militants d’autres formations, il engagea la bataille de la démocratie. Ce sont alors des conférences, des publications clandestines, puis des livres, dont « Pour une alternative démocratique en Cote d’Ivoire ». C’est pourquoi il n’est nullement exagéré de dire que c’est sous son impulsion que s’est arraché en Côte d’Ivoire, le pluralisme politique : le multipartisme, officialisé en avril 1990 ! C’est pourquoi, nombre d’observateurs appelle Laurent Gbagbo « le père de la démocratie dans son pays ».

Arrivé au pouvoir en 2000, avec le Front Populaire Ivoirien (FPI), Laurent Gbagbo se donne la mission de « refonder la Côte d’Ivoire » sur des bases de démocratie, de liberté et de justice sociale.

La refondation, un programme et un projet de société révolutionnaires, inacceptable pour les impérialistes, déclanchement de la nuisance contre Laurent Gbagbo !

Les ennuis de Laurent Gbagbo avec les impérialistes commencent alors. À la vérité, Laurent Gbagbo était vu par l’occident, y compris par ceux qui se présentent comme ses camarades idéologiques, les socialistes, comme un simple faire valoir du pion essentiel de la Françafrique qu’était Félix Houphouët-Boigny. Gbagbo et ses camarades n’avaient qu’à s’agiter, cela témoignerait de ce que le régime ivoirien était démocratique. Le président Houphouët était si puissant que ses soutiens occidentaux ne s’imaginaient pas qu’il fût quelqu’un en Côte d’Ivoire, capable de changer l’ordre établi. Cet ordre n’est rien d’autre que la perpétuation du pacte colonial. Ils ont donc été surpris par les tournures qu’ont prises les choses. D’abord le coup d’Etat de décembre 1999, qu’ils ne contrôlaient pas vraiment, parce que n’y ayant pas cru au départ. Puis, l’arrivée de Laurent Gbagbo au pouvoir, l’année d’après, suite à une élection. En plus, Laurent Gbagbo parle de refondation, ce qui n’est rien moins que la mise à mort du statu quo ante.

L’inquiétude qui s’empare des impérialistes occidentaux les pousse à agir. Ils tentent, sans succès, de faire entrer l’homme dans le jeu de perpétuation du pacte colonial. Dès lors, ils décident de l’abattre par tous les moyens. On se rappelle les tentatives de coups d’Etat, dès l’entame de son mandat, dont celui de «la Mercedes noire » depuis le nord du pays. Le danger vient toujours du nord, le nord au-delà de la Côte d’Ivoire, où règne un certain Blaise Compaoré, dans le Burkina Faso. Le chef d’Etat burkinabé est un obligé parmi les plus obligés des colonialistes occidentaux, français au premier plan, qui l’ont placé après l’avoir amené à assassiner Thomas Sankara.

Ce qu’il faut retenir, c’est que la crise en Côte d’Ivoire a commencé avec la sortie de scène du président Houphouët-Boigny. Elle a gagné en intensité avec l’impératif pour les colonialistes de se débarrasser de l’intrus gênant, Laurent Gbagbo, un homme attaché à son pays et à son peuple, un homme qui ne peut faire l’affaire du néocolonialisme.

 

 

 

II/ LA CRISE EN COTE D’IVOIRE ET LA DÉPORTATION DE LAURENT GBAGBO : UNE ENTREPRISE DES IMPÉTIALISTES POUR UN ASSERVISSEMENT TOTAL DU PAYS :

 

 

 

Comme tous les pays de l’Afrique noire anciennement colonisés par la France, la Côte d’Ivoire n’est pas sorti du giron de prédation colonialiste. Malgré les grandes théories sur la démocratie, les Droits de l’Homme, la bonne gouvernance et autres professions de bonnes dispositions, la France n’a pas renoncé à piller plus que de raison les pays de son ancien empire colonial. Cela passe par le maintien de la monnaie de servitude colonialiste qu’est le Franc CFA, les relations biaisées par des accords léonais d’une injustice criante et des armées d’occupation qui participent à l’organisation du pillage inconsidéré et à une sorte de « coup d’Etat permanent ».

Le remplacement manqué d’Houphouët-Boigny par un serviteur zélé de la France, prélude à la crise.

 

 

Félix Houphouët-Boigny, était le plus grand porteur des intérêts français en Afrique. Sa disparition, en 1993, a créé un vide que les autorités françaises n’ont pas réussi à combler avec les mécanismes de succession habituels. On s’est alors retrouvé dans les prémices d’une crise dans le pays : la France était déjà à la manœuvre. Surprises par l’échec des mécanismes de succession en douceur, les autorités françaises ont dû laisser venir les choses pour les orienter dans le sens voulu. Nous arrivons ainsi au coup d’Etat de 1999. La junte militaire ne satisfait pas les attentes de la France, et plus grave, il y a l’apparition inattendue de Laurent Gbagbo à la tête de l‘Etat.

Laurent Gbagbo refuse d’entrer dans le jeu d’aliénation, la perpétuation du pacte colonial, le jeu des « Sous-Préfets locaux » que place la France dans ses anciennes colonies pour ses seuls intérêts. Il propose une coopération de considération mutuelle, « des relations gagnant-gagnant ». Cela accentue la volonté de la France d’avoir sa peau.

 

 

Des tentatives de coups d’Etat, à la manipulation médiatique, jusqu’à la rébellion :

 

 

Rapidement, tout est mis en œuvre sur tous les plans pour le mettre en difficulté dans son pays. On actionne des pantins pour des coups d’Etat ; on mobilise « les média mensonges » contre la Côte d’Ivoire et ses dirigeants ; on crée des scandales dont celui des « enfants esclaves dans les plantations de cacao ». Le régime de la refondation avance malgré tout. Alors on ourdit une rébellion qu’on arme puissamment, avec une base arrière au Burkina Faso, des mercenaires recrutés partout. Le pays est attaqué en septembre 2002. Et tous les obligés de la France dans la sous-région ouest africaine et ailleurs se jettent dans la danse. Des chefs d’Etat africains deviennent les tuteurs ou les parrains des rebelles ivoiriens.

Quand la rébellion se trouve en difficulté, la France fait intervenir son armée sur le sol ivoirien, pour arrêter les avancées de l’armée régulière ivoirienne ; elle apporte son aide à plusieurs niveaux aux troupes rebelles. Quand tous les soutiens s’avèrent inefficaces, la France actionne sa diplomatie et organise les réunions de Linas-Marcoussis, puis Kléber, pour tordre le coup à l’Etat ivoirien, et donner le pouvoir aux rebelles. On fait en outre venir des soldats de l’ONU, en soutien à la coalition armée française-armée rebelle, pour amenuiser les capacités de l’armée régulière du pays. La France est partie prenante dans la crise, mais à l’ONU, c’est elle qui propose des résolutions fantaisistes très défavorables à l’Etat de Côte d’Ivoire. Et les Ivoiriens réalisent le rôle néfaste des Nations Unis dans la crise.

Pendant de nombreuses années (de 2002 à 2010), la Côte d’Ivoire a ployé sous les actions de déstabilisation de la France et de l’ONU aux cotés de la rébellion. Tout a été fait pour mettre fin au pouvoir de la refondation. Et Laurent Gbagbo, pour obtenir la paix pour les Ivoiriens est allé de concessions en concessions, de compromis en compromis. C’est ainsi, par exemple, qu’à l’issue de l’Accord Politique de Ouagadougou (APO), il désigna le chef rebelle Guillaume Soro, Premier Ministre du pays.

 

 

« Une élection de sortie de crise » comme dernière trouvaille contre Laurent Gbagbo et son pays 

 

 

L’APO a été signé dans la capitale burkinabé, avec des obligations pour chaque partie prenante de la crise. Alors que Laurent Gbagbo exécute tous ses engagements, les rebelles ne se plient à rien de ce qu’ils ont pris comme engagement. Ils refusent même, avec l’appui de leurs soutiens de la Communauté Internationale, l’application du point essentiel qui consiste à déposer les armes. La France, l’ONU et leurs alliés ferment les yeux et obligent Laurent Gbagbo à organiser une élection dite de sortie de crise. Le président Laurent Gbagbo fera tout ce qui est humainement possible pour satisfaire aux exigences de la Communauté Internationale, espérant que des personnes sérieuses se garderaient de franchir des pas de l’inconcevable. C’est ainsi qu’il faut comprendre le grand rassemblement de Bouaké, fief des rebelles, où il déclara solennellement : «la guerre est finie ! ». Le fait est que, selon la constitution ivoirienne, on ne peut organiser d’élection dans le pays tant qu’il est en guerre ! Laurent Gbagbo voyait bien que la guerre n’était pas finie et que le pays restait divisé en deux. Mais il espérait prendre le camp ennemi à son propre jeu. Et puis, comme tous les Ivoiriens, il savait par ailleurs que le champion des rebelles, Alassane Ouattara, n’était pas en mesure de gagner objectivement une élection en Côte d’Ivoire. L’élection présidentielle de sortie de crise est organisée, et malgré tous les manquements et autres sévices dont se firent coupables les rebelles, Laurent Gbagbo en sortit vainqueur.

 

 

Des tueries massives et des bombardements pour avoir la peau de Laurent Gbagbo :

Dès la proclamation des résultats officiels de l’élection, l’ONU, par son représentant, un certain Choï, de nationalité coréenne, monte au créneau, pour les contredire. Il soutient la forfaiture du président de la Commission d’organisation des élections, qui a été kidnappé pour donner des chiffres à lui dictés au quartier général du candidat de la rébellion, Alassane Ouattara. Nicolas Sarkozy, le président français, est dans tous ses états : il aboie l‘ordre au président ivoirien qui vient d’être réélu de quitter le pouvoir. Alors commencent les tueries de populations désarmées, partout dans le pays. Laurent Gbagbo demande alors que soient recomptées les voix de l’élection : refus catégorique de la Communauté Internationale menée par l‘ONU, sous la férule de la France. Puis sont engagés les bombardements de la résidence du président de la Côte d’Ivoire par la France, aidée de ses alliés, en dehors de toute règle et de toute norme ! Au bout du compte, le président Laurent Gbagbo est arrêté par les soldats français, qui le remettent aux rebelles, le 11 avril 2011. Puis est installé au pouvoir, Monsieur Alassane Dramane Ouattara.

Les rebelles séquestrent le président Laurent Gbagbo dans une prison spéciale dans le nord du pays, puis, un jour de novembre 2011, le président ivoirien est déporté à La Haye, au Pays–Bas. Depuis ce temps, Laurent Gbagbo est détenue dans une prison de la Cour pénale Internationale où il attend d’être jugé, pour crimes contre l’humanité.

 

 

III/ LE PROCÈS DE LE PROCÈS DE LAURENT GBAGBO OU LA PROMOTION DU FAUX POUR LA RÉCOLONISATION DE L’AFRIQUE :

 

 

Le procès de Laurent Gbagbo, c’est le couronnement d’une entreprise de néocolonialisme pour la recolonisation de l’Afrique. Le président ivoiriens n’est pas à La Haye pour des raisons de justice, mais pour satisfaire l’orgueil et la volonté des dirigeants français, incapables de construire un pays capable d’exister par son génie propre, en dehors des tricheries et des manipulations malhonnêtes de l’opinion, espérant faire le bonheur des Français, par le crime contre d’autres peuples. Laurent Gbagbo n’est pas à La Haye, pour la recherche d’une quelconque justice. Il a été déporté au Pays-Bas, par la France, comme elle déporta le roi Gbehanzin du Dahomey aux Antilles, puis en Afrique du nord, où le souverain dahoméen disparut dans des conditions misérables. Comme elle fit dépoter Samory Touré au Gabon, où le résistant ouest-africain mourut dans la misère. Nous ne sommes point dans le cadre d’un procès : nous sommes dans le strict prolongement des exactions et autres traitements inhumains, les crimes que la France, « Pays de la liberté, de la démocratie et des Droits de l’Homme », inflige aux personnes qui ne se soumettent à elle dans ses colonies, des personnes qui recherchent juste plus de justice là où elles vivent. Le procès de Laurent Gbagbo, c’est la preuve, s’il en était besoin, que tous les discours dont on nous bouche en permanence les oreilles sont faux, manipulatoires, et n’ont pour finalité véritable que l’aliénation de l’humanité !

Il fait remarquer dans ce procès la promotion du faux, pour la servitude ou l’esclavage de la Côte d’Ivoire en vue de la recolonisation entamée de l’Afrique !

 

 

La promotion du faux !

 

 

Sans être spécialiste de droit, on n’ignore pas que pour qu’il y ait procès, il faut qu’il y ait, au moins, une faute et un coupable. Alors, l’accusation doit apporter la matérialité de la faute, en exposant les faits, avec à l’appui les preuves. Pour le cas qui nous intéresse, on parle de crimes contre l’humanité, commis dans une situation de guerre, consécutive à l’attaque d’un pays, la Côte d’Ivoire. Et on dit que le président du pays attaqué, Laurent Gbagbo est le coupable desdits crimes. Mais, lorsqu’il faut établir la matérialité de ces crimes avec des preuves, l’accusation, menée par une certaine Fatou Bensouda, perd ses repères. Et de preuve, la procureure avance des faits mensongers bâtis sur du faux. Quelques exemples.

. Laurent Gbagbo, président de la république de Côte d’Ivoire aurait violé des femmes !

Cette affirmation n‘est pas qu’un mensonge. Elle est une insulte à toute la Côte d’Ivoire et même à l’Afrique. C’est pourquoi, pour pousser plus loin le bouchon du mépris, les impérialistes font porter de telles inepties à une Africaine, mieux une ressortissante d’Afrique de l’ouest, Cagou Bensouda, une Gambienne. On pourra dire que c’est quelqu’un qui n’est pas étranger aux us du milieu qui le dit…

. Le président Gbagbo aurait fait tuer des femmes à Abobo-gare.

Aujourd’hui, grâce à Internet, le monde entier sait que cette histoire n’est qu’une supercher. Tout le monde sait que des personnes qui sont prêtes à tout pour de l’argent sont tapies à tous les coins de nos sociétés ! Malheureusement pour ces gens-là, « il n’y a pas de crime parfait » : le montage fut découvert.

. Le procès des officiers de l’armée régulière qui ne peut avancer !

On a voulu coller des crimes à ces officiers de l’armée régulière de Côte d’Ivoire. Ces soldats formés dans les meilleures écoles de la planète, pendant qu’on fait la promotion des gens de la rébellion, des individus sans aucune formation, illettrés pour la plupart, qui confondent l’art de la guerre avec la simple tuerie de personnes. A chaque audience, on est surpris par les incongruités que l’accusation voudrait faire passer pour avoir la peau de ces dignes officiers de notre armée.

. Faire passer Laurent Gbagbo pour un vulgaire criminel sans cœur !

Qui ne connaît le grand cœur de cet homme d’Etat. On dit même dans certains milieux que c’est ce grand cœur qui l’a perdu, lui qui embrasse tout le monde sans distinction. Nombre de ceux qui sont aujourd’hui heureux de ses souffrances sont de ceux qui auront le plus reçu de Laurent Gbagbo.

. Des images tirées de situations hors de Côte d’Ivoire, pour accabler Laurent Gbagbo.

On se souvient de ces images prises au Kenya qu’on a voulu attribuer à la crise en Côte d’Ivoire, pour les utiliser comme preuves à charge contre le président ivoirien ! On a eu là une autre preuve de la vacuité des accusations contre Laurent Gbagbo. Et la liste est longue des anomalies contenues dans la démarche des accusateurs de l’homme d’Etat ivoirien.

À ce niveau de notre développement, il faut retenir que toute l’accusation contre Laurent Gbagbo est bâtie sur le mensonge. Et c’est cela qui explique qu’à chaque fois, on réalise que le dossier est vide. Tout est fondé sur le mensonge, le faux ! Comme s’il y avait quelque chose de positif à faire la promotion du faux !

 

 

Un procès pour la recolonisation de l’Afrique !

 

 

On le voit bien, il n’y a rien de vrai dans les accusations contre Laurent Gbagbo. La seule chose remarquable, c’est l’obstination de la procureure à faire condamner le chef d’Etat ivoirien. En fait, ce que l’on appelle le procès de Laurent Gbagbo est une entreprise dont le but est la recolonisation de l’Afrique. Le principe auquel obéit cette parodie de procès, c’est de mettre à la touche dans les Etats africains, toutes les personnalités engagées dans le sens des intérêts de leurs pays et de leurs peuples. Il n’y a objectivement rien à reprocher au président ivoirien, sauf le fait d’avoir voulu donner droit aux intérêts de son pays et de son peuple, dans les relations avec l’ancien colonisateur, la France. On en veut à Laurent Gbagbo parce qu’il a osé vouloir sortir son pays des griffes des pratiques dégradantes et oppressives de l’occident impérialiste. Parce que ceux qui ont décidé d’asservir le monde à leur seul profit ont compris que l’avenir de l’humanité est de ce côté. Matériellement, tout le monde sait que l’essentiel des ressources+ du monde sont en Afrique ; au plan humain, l’Afrique a de nouveau le capital humain le plus sûr et au plan spirituel, l’Afrique est moins engluée dans les déviations multiples que connait l‘occident. Il s’agit donc pour eux de reprendre la colonisation de l‘Afrique qu’ils estiment qu’ils n’auraient jamais dû abandonner.

En éliminant des personnalités de la carrure de Mu’ammar Kadhafi, Laurent Gbagbo et autres, pour placer leurs hommes, en réalité des pantins, des corrompus ou des incapables, les occidentaux se mettent à l’abri des surprises. Ils rééditent, dans les mêmes formes ou dans des proportions plus élaborées, pour les mêmes objectifs, les actes des années cinquante et du début des années soixante et plus tard. Les assassinats des Um Niobé, Patrice Lumumba, Sylvanus Olympio, Gamal Abdel Nasser, Amilcar Cabral, Thomas Sankara ; les coups d’Etats, contre les Modibo Kéita, Kwame Nkrumah ; les disparitions, enlèvements…

Ce que les occidentaux recherchent dans cette affaire, ce n’est pas la justice. Loin s’en faut ! C’est la mise à l’écart de Laurent Gbagbo. Dans le prolongement de cet objectif, ils ont aussi à cœur d’affaiblir considérablement la classe politique ivoirienne, pour faire la promotion des corrompus et des incapables, des béni oui-oui, qui travailleront pour eux contre le peuple du pays. Et l’objectif est le même en ce qui concerne tous les pays du continent africain. Laurent Gbagbo est juste un élément du jeu. Son procès devrait permettre aux impérialistes de mettre la poudre aux yeux aux naïfs, et progresser dans leur entreprise de recolonisation de l’Afrique. Le procès de Laurent Gbagbo est donc un exercice de promotion du faux, pour la recolonisation de l‘Afrique ! Il ne s’agit nullement de dire le Droit, Parce que si le droit est de mise, Laurent Gbagbo est libre bien avant l’ouverture de l’audience !!!

 

 

Pour conclure, nous nous adressons aux Africains.

 

 

D’abord, à l’élite qu’aujourd’hui où on se plaît à dire que le monde est devenu un village, l’élite africaine, qu’elle soit politique, ou de quelque autre ordre, doit refuser de se faire le dindon d’une farce dans laquelle on ne tient pas compte du continent africain dans la détermination des objectifs.

Ensuite à la jeunesse, à laquelle il faut rappeler qu’elle a aujourd’hui, les mêmes capacités que les jeunes des autres continents. Les jeunes Africains doivent bannir de leur comportement tout complexe vis-à-vis des autres jeunesses. Mais mieux, notre continent dispose encore, bien mieux que d’autres, de possibilités d’innovation : les jeunes Africains doivent éviter de chercher à copier servilement les autres. Ils doivent faire parler et agir le génie qui est en eux. La reconnaissance et la valorisation de l’Afrique dépend de cela.

Le monde est aujourd’hui à une étape décisive de son évolution. Le danger est multiple et multiforme. Mais ce sont toujours les mêmes qui le créent pour leurs seuls intérêts. Alors des gens, très sérieux, n’hésitent plus à parler de la Troisième Guerre Mondiale, qui aurait déjà commencé. L’Afrique, quoi qu’il arrive, ne doit plus avoir les rôles réducteurs dans lesquels on l’a confiné jadis. Pour cela chaque Africain doit avoir conscience que personne, face à l’autre, n’est véritablement rien d’autre que ce qu’il croit être. Nous sommes l’Afrique, « le berceau de l’humanité » ! Il faut en être fier et tenir fermement notre rang !
 

ABIDJAN LE 25 JANVIER 3015,

 

 BÉDI HOLY, Abidjan Cote d’Ivoire.





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