Refus de liberté provisoire à Mme A. MEHO en Côte d'Ivoire : La FIDHOP dénonce une manipulation de la Justice par M.Ouattara.

Jeudi 27 Avril 2017 - 23:26


Mme MEHO
Mme MEHO

COMMUNIQUE DE LA FIDHOP :

Enlevée à son domicile de Yopougon le 10 août 2016, puis séquestrée et torturée à la Direction de la Surveillance du Territoire (DST), avant d’être emprisonnée à la MACA, cela fait environ huit (08) mois que Mme Antoinette MEHO est détenue pour des raisons vraisemblablement politiques ; puisque son procès n’est toujours pas ouvert.

PIRE : selon nos sources, le Juge KRA N’dri du 10ème cabinet sis à Abidjan (Angré 7ème Tranche, qui est considéré comme le cabinet des dossiers politiques) vient de lui refuser la liberté provisoire.

En outre, depuis bientôt un mois, dame MEHO est privée de son droit de visite, l’interdisant ainsi de voir ses enfants ; alors que son époux est toujours hospitalisé du fait des séquelles des coups de cross reçus de la part des hommes de M. OUATTARA au moment de l’enlèvement de cette pauvre dame.

La FIDHOP (la Fondation Ivoirienne pour l’observation et la surveillance de la Démocratie, des Droits de l’Homme et de la vie Politique) considère l’acharnement du régime d’Abidjan contre Mme Antoinette MEHO comme une dérive dictatoriale, qui procède par une manipulation de la justice.

Pour la FIDHOP, toute cette période de détention sans procès, cette maltraitance inutile et ces interdictions de visites constituent des violations des Droits de l’Homme !

A la vérité, le procureur et le juge semblent avoir reçu des instructions du Chef de l’Etat ivoirien Alassane OUATTARA concernant cette dame, pour le rôle déterminant qu’elle a joué dans la mise en cause du régime d’Abidjan.

En effet, c’est grâce à son implication très active dans la collecte des témoignages des victimes des crimes commis par les FRCI, les Dozos et les Burkinabés, à l’Ouest de la Côte d’Ivoire, que l’ONG « Solidarité Wê » a pu constituer un dossier de plus de 4000 victimes qui fut transmis au Bureau du procureur de la Cour pénale internationale (CPI).

C’est pourquoi, la FIDHOP demande à la CPI d’intervenir auprès des autorités ivoiriennes, afin que Mme Antoinette MEHO soit immédiatement libérée ; parce qu’elle n’a agi que pour la manifestation de la vérité et de la justice, au nom de toutes victimes Wê.

La FIDHOP, prévient le régime-Ouattara qu’il sera tenu pour unique responsable s’il arrivait quoique ce soit à cette pauvre dame, dont le principal crime qu’elle aurait commis est d’être « pro-Gbagbo ».


 

Fait à Bruxelles, BELGIQUE, le 24 Avril 2017

Dr BOGA S. GERVAIS

Président-Fondateur de la FIDHOP





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