Réforme de la CEI : Les députés PDCI consultent l'opposition pour un texte consensuel

Le groupe parlementaire du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI, ancien parti unique) a rencontré, vendredi, la conférence des présidents de l’Alliance des forces démocratiques (opposition pro- Gbagbo) pour « recueillir son avis » avant le prochain examen du projet de loi portant réforme de la Commission électorale indépendante (CEI) par l’Assemblée nationale

Lundi 19 Mai 2014 - 05:25


Conduite par son président Gaston Ouassénan Koné, la délégation du groupe parlementaire PDCI, forte de 15 députés, s’est entretenu, au siège du Front populaire ivoirien (FPI, ex-parti au pouvoir) avec les présidents membres de l’Alliance,
Conduite par son président Gaston Ouassénan Koné, la délégation du groupe parlementaire PDCI, forte de 15 députés, s’est entretenu, au siège du Front populaire ivoirien (FPI, ex-parti au pouvoir) avec les présidents membres de l’Alliance,
Conduite par son président Gaston Ouassénan Koné, la délégation du groupe parlementaire PDCI, forte de 15 députés, s’est entretenu, au siège du Front populaire ivoirien (FPI, ex-parti au pouvoir) avec les présidents membres de l’Alliance, dont, Pascal Affi N’guessan (FPI), Laurent Dona Fologo (RPP), Danièle Claverie Boni (URD)…élargie à de nombreux membres de la direc- tion du FPI. Au terme de la rencontre qui a duré près de deux heures d’horloge, le député Gaston Ouassénan Koné a situé à la presse l’objet de ces « consultations » entamées depuis jeudi « avec les partis politiques non représentés au Parlement ». « Le PDCI qui est le parti doyen de Côte d’Ivoire se sent investi d’une mission sur la base de la philosophie de dialogue et de paix de son père fondateur, Félix Houphouët-Boigny. C’est pourquoi, avant d’aller discuter du projet de loi modificatif de la CEI, il nous paraît opportun de recueillir les avis de ceux de nos frères dont les partis ne sont représentés au Parlement » a déclaré le président Gaston Oussénan Koné. Selon le député de Katiola (Centre-Nord), « des problèmes naissent toujours à partir des élections parce qu’il n’y a pas de bonne coordination au départ». « Vous vous rappelez en 1995, il y a eu le boycott avec des morts, en 2000, il y a eu encore des morts lors des élections et en 2010, nous avons enregistrés à nouveau des morts. Nous disons que c’est trop » a-t- il souligné. «Pour avoir donc des élections apaisées, nous estimons, en tant que parti doyen qu’il faut aller au contact des autres formations politiques afin d’avoir leur opinion sur le projet de loi qui nous a été soumis en vue d’avoir un texte consensuel qui prend en compte les suggestions et avis de l’opposition », a poursuivi M. Koné, indiquant que les « discussions engagées sont dans une bonne dynamique ». Pour sa part, Danièle Claverie Boni, présidente de l’URD, a salué, au nom de l’AFD dont elle est la 2ème Vice-présidente, « l’initiative des députés du PDCI », car il y a « une nécessité de retrouver un consensus autour de la CEI ». « C’est un problème, extrêmement, important. Nous constatons que le gouvernement met l’accent sur la question du nombre. Or, nous voulons un certain nombre de principes dont la transparence, l’indépendance, l’équilibre » a indiqué Mme Boni, dénonçant « la représentation du Président de la république et de certains ministres » dans la nouvelle mouture du projet de loi. « Ce sont des appuis du gouvernement dont nous ne comprenons pas qu’ils puis- sent avoir des voix délibératives. Il faut que la Commission électorale coupe ce cordon ombilical. Par souci d’équité et de neutralité, nous souhaitons également sue le Président de la CEI soit choisie par consensus en dehors des 12 membres de la Commission centrale. En gros ce sont des échanges de vue qui nous permettent de dire que nous sommes avancés », a conclu Danièle Cla- verie Boni. Avant les partis membres de l’Alliance, le groupe parlementaire PDCI a échangé, jeudi, avec la direction du Mouvement des forces d’avenir (MFA) d’Innocent Anaky Kobena. Déjà sur une radio étrangère, le député Kouadio Konan Bertin dit KKB, du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI, allié du pouvoir), s’était déjà insurgé contre la présence du représentant du chef de l’Etat au sein de cette commission dite indépendante. " Si nous voulons une Commission indépendante, dans la mesure où le chef de l’Etat est lui-même candidat, il me semble que sa présence ou celle d’un de ses représentants à la CEI ne serait pas une bonne chose. Dans la mesure où le chef de l'Etat est candidat lui-même, il ne peut être juge et partie ; ou alors est ce qu'on va accepter que tous les candidats déclarés aient un candidat à la CEI, pour l'équité et l'équilibre ?", s'interroge-t-il. Il insiste sur la nécessité de "garantir la neutralité et l'indépendance" indispensables, selon lui, à "la restauration de la confiance entre acteurs et au retour de la paix après les élections prochaines". La nouvelle CEI sera recomposée de 17 membres dont 1 représentant du président de la République, 4 pour les partis au pouvoir, 4 pour les partis de l'opposition, 4 pour la société civile et 4 représentants de l'administration contre 13 dans le projet initial. L 'examen du projet de loi portant réforme de la CEI par les députés ivoiriens reporté à deux reprises et prévu, lundi, risque de connaitre un nouveau report, selon des indiscrétions proches du Parlement ivoirien pour cause de calendrier de cette institution.▄


source : lebabi.net




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