Rassemblement à Paris de « Black Lives Matter France » après la mort d’Adama Traoré Par Sylvia Zappi

CIVOX.NET
Lundi 25 Juillet 2016 - 10:35


 

Un millier de personnes se sont rassemblées, samedi 23 juillet, devant la Fontaine des innocents à Paris (1er arrondissement) à l’appel du collectif « Black Lives Matter France ».

Voulant protester contre la mort d’Adama Traoré, jeune homme de 24 ans, survenue lors de son arrestation par des gendarmes, le 19 juillet à Beaumont-sur-Oise (Val-d’Oise), les participants ont réclamé que « la vérité soit faite » sur les circonstances de son décès.

Dans la soirée, de nouveaux heurts, – tir d’arme à plomb, véhicule incendié – se sont produits dans le département pour la cinquième nuit consécutive, a-t-on appris auprès de la préfecture.

Lors de la manifestation parisienne, la petite foule, tout habillée de noire – un « dress code » avait été demandé sur les réseaux sociaux – a plusieurs fois scandé « Black Lives Matter » (Les vies des Noirs comptent), à l’image du mouvement afro-américain, créé aux Etats-Unis et qui dénonce les morts suspectes survenues à la suite d’arrestations par la police.
 

« Les contrôles policiers permettent au corps policier d’intégrer l’infériorité des uns et la supériorité des autres. C’est l’Etat qui donne un permis de tuer », a lancé Franco Lollia, porte-parole de la Brigade anti-négrophobie. Emy, du collectif afro-féministe Mwasi, a renchéri : « nous exigeons la vraie égalité parce que nos existences comptent ! Nous sommes puissants, et nous sommes flamboyants. »

 

« Demain cela peut être n’importe qui »

Amobé Mevegue, producteur de télévision, s’interrogeait : « pourquoi, à chaque fois qu’un Noir décède lors d’une arrestation, invoque-t-on une crise cardiaque ? » L’autopsie d’Adama Traoré a montré qu’il souffrait d’une « infection très grave » et n’a pas subi de violences, a annoncé, jeudi, le parquet. « Il avait une infection très grave », « touchant plusieurs organes », a déclaré le procureur de la République de Pontoise, Yves Jannier, ajoutant que le médecin légiste n’avait pas relevé de « traces de violence significatives ».
 

Lire aussi :   Mort d’Adama Traoré : pas de « traces de violences significatives », selon le procureur

« Ce n’est pas vrai que ces violences ne concernent que les jeunes des quartiers. Demain cela peut être n’importe qui », indiquait par ailleurs la journaliste Dominique Tchimbakala, pour expliquer sa présence.

Les mines étaient sérieuses, tendues. Plusieurs pancartes rappellaient les précédents de morts « racistes » dans plusieurs pays.

Après le témoignage de la sœur de Lamine Dieng, jeune homme qui avait trouvé la mort dans un fourgon de police en 2007, et une minute de silence pour Adama Traoré, les organisateurs ont enjoint la foule à « apprendre à ses enfants ce qu’est la suprématie blanche et à réagir ».

 

Le PS demande la transparence sur la mort d’Adama Traoré

Le Parti socialiste, « profondément touché » par la mort du jeune Adama Traoré lors de son arrestation à Beaumont-sur-Oise, a indiqué samedi 23 juillet partager la « demande de transparence sur les circonstances de ce drame » émanant de son entourage.

La famille d’Adama Traoré, qui considère sa mort comme une « bavure » policière, a déposé une demande de contre-autopsie, après l’annonce des résultats de la première autopsie, selon laquelle le jeune homme « manifestement [...] n’aurait pas subi des violences » mais souffrait d’« une infection très grave ».

 




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