Rapport du secrétaire général de l’Onu sur la Côte d’Ivoire: Les gros mensonges de Ban Ki-moon

Mardi 2 Juillet 2013 - 22:12


Rapport du secrétaire général de l’Onu sur la Côte d’Ivoire: Les gros mensonges de Ban Ki-moon
Le secrétaire général de l’Onu continue de voler au secours du régime Ouattara en prêchant le faux sur la Côte d’Ivoire.
Ban Ki-moon est de nouveau à la manœuvre. Le dernier rapport fait au Conseil de sécurité par le secrétaire général de l’Onu sur la situation en Côte d’Ivoire contraste outrageusement avec la réalité du terrain et étale sa collusion avec le régime Ouattara. Le diplomate coréen entretient le spectre d’une déstabilisation du régime Ouattara par des partisans du président Laurent Gbagbo. Suivons-le plutôt dans ses élucubrations : «Certaines informations continuent de faire état de la possibilité que de nouvelles attaques transfrontalières soient en préparation avec le soutien d’Ivoiriens liés à l’ancien régime vivant au Liberia et de mercenaires libériens, et un financement venant de l’étranger».
D’où Ban Ki-moon tient-il ses informations et quel crédit peut-on leur accorder? Le patron de l’organisation mondiale ne donne pas la source de ses informations qui jettent le discrédit sur les proches de Laurent Gbagbo. Mais l’on peut aisément deviner qu’il les tient des autorités ivoiriennes. La chanson relative aux projets de déstabilisation du régime Ouattara qui seraient en cours de préparation par les partisans de l‘ancien régime est désormais bien connue des Ivoiriens et certainement de la communauté internationale. L’expert indépendant de l’Onu pour les Droits de l’Homme en Côte d’Ivoire, le Sénégalais Doudou Diène, n’indiquait-il pas, dans son dernier rapport et à juste titre, que l’atteinte à la sûreté de l’Etat était devenue un terme générique pour le régime Ouattara ? La vérité est que les accusations portées contre les partisans du président Gbagbo ne sont qu’un réchauffé des récriminations fantaisistes des autorités ivoiriennes et ne reposent sur aucune source crédible et aucun acte tangible. En débitant ces graves accusations devant le Conseil de sécurité, Ban Ki-moon poursuit sa logique de diabolisation du président Gbagbo et de soutien à Alassane Ouattara. Selon des sources diplomatiques, la sortie hasardeuse du secrétaire général de l’Onu vise à empêcher la libération du président Gbagbo, injustement détenu à la Cpi après que les juges ont reconnu la vacuité des charges portées contre l’ex-chef d’Etat ivoirien. Il s’agit, de toute évidence, d’une autre manœuvre diabolique vouée à l’échec, parce que les accusations sont fausses et que le monde entier commence à connaître la vérité sur le dossier ivoirien. Les partisans de Laurent Gbagbo, nourris à la sève démocratique par leur leader, ne se sont jamais inscrits dans les voies tortueuses de déstabilisation. Ils sont pour l’alternance démocratique comme le leur a enseigné Laurent Gbagbo. En Côte d’Ivoire, les adeptes des armes, des coups d’Etat, des rébellions et autres moyens anti-démocratiques d’accès au pouvoir sont connus de tous et particulièrement de l’Onu. Au cas où Ban Ki-moon l’aurait oublié, il faudrait lui rappeler que la rébellion sanguinaire de septembre 2002 rebaptisée Frci a dit clairement avoir pris les armes pour installer Ouattara au pouvoir. Pour leur part, les pro-Gbagbo souhaitent simplement la création des conditions de l’expression du jeu démocratique libre et ouvert pour reprendre le pouvoir par la voie des urnes. Dans son élan partisan qui lui enlève tout sens d’objectivité, Ban Ki-moon a salué le régime Ouattara qui, à l’en croire, aurait amélioré la sécurité et la croissance économique. Ici également, le rapport du secrétaire général de l’Onu pue la complaisance et le mensonge. La Côte d’Ivoire de Ouattara demeure un Etat de non-droit miné par une insécurité ambiante entretenue par les bandes armées à la solde du régime. Le pays connaît journellement les assassinats, les exécutions extrajudiciaires, les enlèvements, les attaques à mains armées, les exactions de tout genre. Cette insécurité est indéniable et constitue un obstacle majeur au retour des investisseurs.
Sur le plan socioéconomique, le pays va mal. La croissance existe seulement dans l’esprit du gouvernement et son avocat onusien. La misère gagne, chaque jour, du terrain et la population ne mange plus à sa faim. Le chômage est devenu endémique et la cherté de la vie désormais insupportable. Dire dans ce contexte misérable que la Côte d’Ivoire a fait des progrès importants dans ces domaines est un mensonge grossier dont le seul objectif est de donner une bonne image du régime Ouattara auprès de la communauté internationale.
Le rapport de Ban Ki-moon n’est rien d’autre qu’un tissu de mensonges servi à la tribune de l’Onu pour diaboliser Laurent Gbagbo et cacher le vrai visage de la Côte d’Ivoire qui se meurt sous la dictature du régime Ouattara.


Jean Khalil Sella
   
Source: Notre Voie




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