Rappel aux souvenirs et comprendre l'opposition significative

Jeudi 10 Septembre 2015 - 12:52


Charles Konan Banny, candidat à la présidentielle de 2015 en Côte d'Ivoire
Charles Konan Banny, candidat à la présidentielle de 2015 en Côte d'Ivoire

« Chez nous, on ne vend pas l’or du père, on le préserve »
 

 
 

Depuis Bouaké, l’Appel d’Ahoussou et de Duncan à Banny et à Essy. Ainsi, j’ai pu lire le titre et le contenu y lié, dans un canard qui rapporte un meeting du Rhdp qu’il a couvert, ce weekend, dans la Capitale du Gbèkè. Selon ce quotidien, la substance de cet appel, sur le tard, a pour objet d’inviter les deux pontes éminentissimes du PDCI-RDA originel que sont : le président Charles Konan Banny et le ministre d’Etat Essy Amara à revenir dans la cour du Père et partant, à rejoindre la dynamique du Rhdp conduit par la paire Ouattara-Bédié. Dans leur envolée pitoyable, les émissaires du Rhdp n’ont pas manqué d’émouvoir le maigre public qui est venu, une fois de plus, se gaver de leur cirque au parfum de démagogie politicienne. De quoi s’agit-il ? En effet, ces émissaires du Rhdp ont rappelé et fredonné en cœur, une chanson du Président Charles Konan Banny qu’ils prétendent bien aimer. Cette partition est celle-ci : « Hein hein sran kon ça lê djavouê, hein hein sran kon ça lê nianman ». Cette partition de chant est tirée de la langue des Akan mais particulièrement des Agni, Abron et Baoulé, et il est un hymne à la fraternité, à l’amitié et à la convivialité. Toutes valeurs qui raffermissent la force de l’union dans la concorde, la solidarité, la vérité, l’éthique, l’amour du sacrifice de soi et la justice en vue d’un progrès harmonieux d’ensemble.
 

 
 

JE M’INTERROGE (1)
 
 

Je voudrais demander à ces émissaires de dernière lune-terne, de quel Pdci-Rda parlent-ils ? Est-ce de celui de gloires, de progrès et de victoires, fondé par le luminescent esprit aux radiations excitatrices d’idées et d’intelligences Félix Houphouët-Boigny ou du Pdci-rda, version obscure et menue d’Henri Konan Bédié ? Bon sang, soyons sérieux, les mecs ! S’il s’agissait du Pdci-rda version Henri Konan Bédié, je m’efforce dans le regret de vous apprendre, les Ahoussou et à tous ceux qui leur ressemblent que ce pdci-rda est bien rapetissé. A ce point, il est au rebut et rangé dans la case, parmi les instruments hétéroclites (arcs, lance-pierre, sabre, mousquets, houes géantes de labour, grenades, chevrotines, etc) du RDR.
 

 
 

JE M’INTERROGE (2)
 
 

Ahoussou Jeannot et autres, reconnaissez-vous encore que le Président Charles Konan Banny et le Ministre d’Etat Essy Amara sont des hommes de valeur pouvant donner de l’énergie à votre choix et le booster ? Un choix aux odeurs de capitulations et de vassalisation qu’Henri Konan Bédié, toute déchéance bue, a pu opérer pour vous ? N’avez-vous pas dit que vous gagneriez au 1er tour ? Retenez ceci du père fondateur : « Le vrai bonheur, on ne l’apprécie que lorsqu’on l’a perdu. Faisons en sorte que nous n’ayons jamais à le perdre, mais au contraire à l’accroître sans cesse, par le travail dans la discipline, dans la solidarité et la fraternité ». De votre réveil tardif, vous rendez-vous compte de perdre, en ces frères, votre vrai bonheur ? Le Président Charles Konan Banny et le Ministre d’Etat Essy Amara, les vrais fils d’Houphoiët-Boigny, quant à eux, ont intégré cette philosophie du Père, et entendent, à jamais, s’y conformer. Ils ne répondront donc pas à votre appel ironique à la retrouvaille éhontée.
 

 
 

JE M’INTERROGE (3)
 
 

Les Ahoussou et autres, voici une capture de texte qui pourrait vous réveiller : « Notons qu’à l’époque, le président Jacques Chirac n’est pas un partisan d’Alassane Dramane Ouattara : il lui reproche d’avoir épousé la « femme » de Houphouët-Boigny en la personne de Dominique-Claudine Ouattara Nouvian-Folloroux ». Extrait du Livre de Fanny Pigeaud, Editions Vents d’Ailleurs 2015, Page. 46. A l’époque de ce mariage, Alassane Dramane Ouattara était le 1er ministre de Côte d’Ivoire, Daniel Kablan Duncan était le ministre de l’Economie et des Finances et Henri Konan Bédié, le président de l’Assemblée Nationale. Vous ne pouvez pas dire que vous ne vous rappelez pas que le Président Houphouët-Boigny avait défendu à tous ses ministres, d’alors, de ce rendre en France pour ce mariage d’hommes sulfureux ! Houphouët-Boigny, par cette énormité bestiale, avait été atteint dans sa dignité et ne s’en est pas remis jusqu’à sa mort. Chez nous les Akan, on ne s’accoquine pas avec le violateur de l’intimité du Père et, de son vivant. Encore moins, avec celui qui lui a arraché sa ‘’femme’’. Ahoussou Kouadio Jeannot dit Wadraogo Kalifala, comme t’appellent si généreusement les N’Zikpli, te souviens-tu que Ouattara t’a insulté du fait de ta nullité intellectuelle à pouvoir conduire la primature ? Il t’aurait traité comme un chiffon, en te demandant de l’éclairer sur le sérieux de ton parcours universitaire, de l’université où tu as obtenu tes diplômes de piètre avocat, t’en souviens-tu ? Te souviens-tu d’avoir pleuré sur les épaules de tous ceux que tu rencontrais sur ton chemin ? Et, surtout, à ceux dont tu attendais de l’empathie pour leur réciter ton chapelet d’humiliations publiques de la part de Ouattara ? Ouattara t’a chassé de la Primature comme un bouc infertile ou un chien galeux, sans plus ! Non, ta forme voutée te prêtant bien aux salamalècs ou salâm alaïk obséquieux, du serveur typé, ne peut te donner de la mémoire pour te conduire en baoulé vertueux. Quant aux autres qui sont dans la même procure, que valent-ils chez eux ? Il serait de notoriété que des noms de certains trameraient des chansons ironiques aux cours de fêtes populaires comme l’Abissa, le goumbé, l’adjoss, pour dire leurs méchancetés et égoïsme. De plus, certains biens singuliers d’entre eux gagneraient à se trouver des stylistes pour leur confectionner des costumes à justes mesures. Cela leur irait mieux. Car nos yeux se blafardent, à force de les voir accoutrés en des robe-costumes d’emprunt. Des accoutrements les avalant et les rendant archaïques en ce 21ème siècle. De plus, je leur demande d’asseoir leurs autorités sur leurs sous-ordres rattachés à leur personne. Ces sous-ordres, les tourbillonnant et les mènant comme si leurs rôles étaient inversés. Une fois qu’ils auront réussi à rétablir la préséance protocolaire entre leurs sous-ordres et eux, alors ils pourraient appeller des gamins pour s’amuser. Mais pas Banny et Essy.
 

 
 

JE M’INTERROGE (4)
 
 

« Je ne me suis jamais livré, dans ma vie, ni à la démagogie ni au chantage. J’ai appris à respecter les autres en me respectant moi-même » Félix Houphouët-Boigny. Ahoussou Kouadio Jeannot dit Wadraogo Kalifala, tu appelles le président Charles Konan Banny à vous rejoindre. Et pourtant, sur instructions de tes maîtres Alassane Dramane Ouattara, votre nouveau père, et Bédié le seigneur des capitulations, tu t’es attaché les services des Juifs. Ceux-ci ont installé de performantes caméras sur le minaret de ta guérite de château ( ?) pour violer l’intimité de ceux que tu appelles frères. Ainsi, depuis leurs déclarations de candidatures, ceux-ci n’ont plus de vie privée, tous ceux qui vont chez eux sont filmés. Mais, à quelles fins Ahoussou Kouadio Jeannot dit Wadraogo Kalifala fais-tu cela ? Si tu étais sérieux et raisonnable, tu aurais franchi le pas, tout juste, pour les trouver et fraterniser afin que le reste suive. Ces militants d’honneur n’ont jamais quitté la maison PDCI-RDA du Père. Ils n’iront jamais pactiser dans la souillure avec celui qui a rendu leur Père cocu et arraché sa ‘’femme’’. Mon cher Ahoussou Kouadio Jeannot dit Wadraogo, Kalifala, c’est juste les 5% de gênes baoulé qui est en toi qu’Alassane Ouattara exploite pour espérer que tu lui draines des Akan afin de constituer son bétail électoral. Mais, les Akan Kotoko que nous sommes, nous ne nous reconnaissons pas en toi. Dis-le-lui. A ton mandant s’entend, et cela en moré, une langue que tu parles allègrement et en manies la dialectique pour que nul n’en ignore !
 

 
 

JE M’INTERROGE (5)
 
 

Selon vous, vous vouez loyauté, honneur, fidélité et secret à Ouattara. Et pour ce faire, tu invites des frères à la table de la fraternité du Pdci-Rda rabougri en Rhdp. As-tu du temps pour la lessive de ta conscience enrouillée, mon cher Ahoussou Kouadio Jeannot dit Wadraogo Kalifala ? Aussi, voudrais-je m’interroger, si ton instruction lacunaire te permet de pénétrer les charges sémantiques enfouies dans ces concepts, mon cher Ahoussou Kouadio Jeannot dit Wadraogo Kalifala. Votre nouveau père Alassane Dramane Ouattara, le cancer de la Côte d’Ivoire de 1995 à ce jour, en complicité avec Aimé Henri Konan Bédié, le reniement de soi fait homme, et ses rebelles ont-ils soldé le lourd passif infligé aux Akan-baoulé qui a atteint son pic en 2002 ? Pour rappel aux souvenirs, ces brigands militaro politiques ont déstructuré Bouaké, la 2ème capitale du pays et le creuset cosmopolitique qui faisait la fierté de ce peuple. Ils ont tué lâchement leurs chantres sacramentelles (femmes d’Adjanou). Ces femmes, en pays Akan, sont des diseuses d’avenir, des exorciseuses de mauvais sorts, des purificatrices et protectrices de vies. Pour la conquête égoïste de leur pouvoir faisandé de sang cette bande de cannibales a osé faire ça ! Dans cette mission aux orgies assassines, ces cerbères de tout acabit ont chassé le Roi des Baoulé de son trône. De ce fait, ce dernier en perdit ses attributs et dans sa fuite, le Roi fut frappé d’une horrible rage de dent à Abidjan, et depuis 13 ans, il continue d’en souffrir. Les Akan Kotoko en général et les Baoulé en particulier, et au regard de ce qu’endure leur Roi, sont dans la consternation, dans le chagrin et l’anxiété la plus totale. Ils souffrent dans leur âme. Ahoussou Kouadio Jeannot dit Wadraogo Kalifala, tu n’as pas de cœur et mes bras m’en tombent que cela ait affecté ton esprit. Le 21 juin 2015, dans le Djuablin, toi Ahoussou Kouadio Jeannot dit Wadraogo Kalifala et ton autre frère sans cœur, Amadou Gon Coulibaly dit l’alcoolotapagique connu mais, non traité, n’avez-vous pas traité ceux du PDCI-RDA qui refusent l’appel de Daoukro d’imposteurs qui ont échoué partout ? Le pedigree pour avoir bonne souvenance de tout cela, hélas, je ne puis vous en demander ! Tu n’es pas un Baoulé Kotoko. Penses-tu que les Akan et les Baoulé n’ont pas de mémoire ? Et, qu’on les achète, en un tournemain, comme du bétail pour voter un individu dont l’imposture fait légende ? Ton autre compère aux reflexes de chien couchant du prince, n’est pas non plus un Akan Kotoko. Tous les deux, vous ne pouvez donc rien comprendre de notre grande douleur, nous les Akan Kotoko. Car, chez nous, il n’y a pas de jeu à faire au cours d’une cérémonie de célébration. Chez les Akan, le silence est un cours de vie qui peut être édité, en tomes, pour remplir tout une bibliothèque. Les acquis d’expériences, les images, les proverbes, les symboles, les expressions aux tournures subtiles font la richesse du lexique akan. « E tê ho nou » par exemple, est une expression très polysémique qui signifie, a priori, à nous revoir mais aussi, je t’aurai au tournant. C’est dire qu’on ne peut être en commotion au chevet de notre Roi souffrant de sa rage de dent, et nous verser, à la fois, dans le camp de celui qui lui a infligé cette affection pour le porter en triomphe !!!
 

 
 

JE M’INTERROGE (6)
 
 

A votre meeting de ce weekend, à l’ancien stade de Bouaké, vous aviez annoncé attendre 15 mille personnes acquises à votre cause. C’est seulement, environ, 5 mille personnes qui ont répondu à votre invitation. Le stade était clairsemé et plus de 20 bâches sont restées sans occupants. Votre mentor est en errance depuis le Jeudi 3 septembre 2015 dans le sud de la France où se trouve un hôpital militaire à Toulon, une réplique du Val de Grâce à Paris. C’est le dimanche 6 septembre 2015 qu’il est venu sur Paris et y est toujours. Il y a une période précédente où il a fait les mêmes déplacements. Se porte-t-il bien ? S’est-il soumis, comme les autres candidats, à l’examen médical des 3 physiciens assermentés, choisis, à cet effet pour la présidentielle ? Où l’a-t-il fait et à quel moment correspondant aux 3 jours impartis ? Votre appel pathétique à vos soi-disant frères subodore-t-il que votre Rhdp qui gagnera au 1er tour prend de l’eau dans le gaz, face à la rigueur de l’article 35 de la Constitution et face à la détermination de la vraie opposition, y compris la CNC ? Commencez-vous donc à sentir votre moustache brûlée ?
 

 
 

QU’EN CONCLURE ?
 
 

Chez nous les Akan, on n’appelle pas un noble à la criée sur la place publique. Cela se fait avec circonvolutions, procédures et tout un protocole qu’on déploie. Dans le cas présent, les frères à qui vous faites la cours sont des nobles. Eduqués à la cour des bonnes convenances. Ils n’en ignorent rien donc. Mieux, ils ont de l’intérêt pour ce qu’ils savent des chronologies des peuples et des familles ici, en Côte d’Ivoire. Et, ils savent que tout cela peut se rejoindre pour donner un univers humainement humaine. Au départ, ils ont pensé qu’ils pouvaient trouver des personnes qui reflètent ces lignes de pensée. Malheureusement, en cours de route, ils n’en ont pas trouvé de modèles dans votre groupe d’inféodés. Ils veulent donc conjurer ce qui ressemble à une déculottée : l’appel de Daoukro qui est un asservissement, à l’extrême, avec son corolaire de suivistes moutonniers. Ces personnalités sorties de votre déviance demeurent PDCI-RDA et restent dans la maison originelle du Père. C’est leur terreau fertile. Du haut de cela, ils ont la hargne d’aller au front avec leurs frères et sœurs qui sont restés dignes, avec les Ivoiriens de tous les bords politiques, syndicaux et de la société civile pour arracher le pouvoir, mis en vrille par la prédatrice imposture d’un autre âge de vos maîtres, et le ramener dans la maison officielle du Père. Ils se reconnaissent donc dans la « coalition de fait, une coalition hétéroclite de ribambelles, de déchus, d’affamés ». Et, ils se reconnaissent aussi dans l’opposition significative comme vous le dites, n’en sont-ils pas des candidats de poids ? N’ont-ils pas fait le tour du pays pour dire un mot de consolation à tous ceux qui souffrent des affres de votre rébellion, n’ont-ils pas pleuré avec les familles qui ont perdu des êtres chers, du fait de votre guerre aveugle, n’ont-ils pas soupiré avec les veuves, veufs et orphelins, du fait de vos élucubrations armées et meurtrières ? Ils exigent la publication du contenu du rapport des trois années de la CDVR pour que les populations sachent tout. Ces candidats déclarés dont il s’agit sont des Chefs d’entreprise de paix, d’amour, de concorde, de justice, de consensus, de compromis, de probité morale, intellectuelle et religieuse. Ils ne sont pas des fourbes, encore moins, ceux qui ploient sous le poids de la prédation, des crimes de sang, des crimes humains et contre l’humanité. En cela, ils veulent recoudre le tissu social de la Côte d’ Ivoire que vous avez balafré avec votre imposture. Ils veulent remettre la Côte d’Ivoire dans son lit et lui conférer son harmonieuse beauté et son complet développement. Avec leur peuple riche dans sa diversité de tous genres, ces grands commis de l’Etat coulés dans le moule d’Houphouët-Boigny préfèrent là-où ils sont, à votre coalition en bric à braque faite d’une constellation d’escrocs, d’invertébrés, de rebelles, de courtisans, de saltimbanques, tous des tueurs dangereux. Sans armes, à la régulière, de façon démocratique et après une saine purge de cette flopée de candidatures par le Conseil constitutionnel, nos honorables guides de l’opposition significative remporteront l’élection présidentielle et seront les futurs Dirigeants de la République de Côte d’Ivoire. De nombreux Ivoiriens se reconnaissent en eux comme des sauveurs et la source de leur vie, ils accourent à eux. Ce qui est dit est dit et riront bien, qui riront les derniers !
 

 
 

 
 

Bécan Tiékpa Alice-Rosine
 

 
 

 





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