Qui finance les tournées politiques de Pascal Affi N"Guessan, président du FPI ?

A sa conférence de presse du mercredi 4 décembre dernier, le président du Front populaire ivoirien, Pascal Affi N'Guessan, a répondu à la question relative à l'origine du financement de ses tournées politiques depuis sa sortie de prison. Une origine jugée douteuse, voire suspecte pour certains. Nous publions sa réponse sur le sujet.

Lundi 9 Décembre 2013 - 12:54


Quelqu ’un m’a posé aussi la question de savoir où je trouve l’argent pour faire mes tournées politiques .
C’est une bonne question parce qu’il y a beaucoup de militants du Fpi qui se posent aussi cette question. Je dois vous dire qu’il n’y a pas d’argent quelque part où je vais me servir pour tourner. Certains disent qu ’on m’a donné de l’argent. D’autres disent même que c ’est Gb agbo qui m’a donné de l’argent que j ’ai caché. Et puis comme je suis sorti maintenant, je prends cet argent pour tourner. Sangaré est là. Il est très proche de Gbagbo. Il a passé les moments décisifs avec lui. Ce n ’est pas possible. J e n ’ai donc pas eu de l ’argent que j’ai mis quelque part pour le récupérer aujourd’hui.
D’autres disent  encore, et je l ’ai lu sur I nternet, que Ouattara m’a donné 600 millions francs.
Entre nous, pourquoi me donner ait-il 600 millions alors qu’il cherche à me mettre en prison? Pourquoi Ouattara fina ncerait-il Affi et le Fpi pour qu ’ils mènent campagne contre lui ? Que ceux qui disent cela regardent au moins la réalité. Qu ’ils écoutent l es discours que nous tenons sur le terrain, suivent  la réaction du Rdr, des journaux proches du Rdr et mêmes des dirigeants du Rdr pour comprendre que ces tournées- là ne sont pas du tout à l ’avantage du Rdr. Donc le président du Rdr ne peut pas me donner de l’argent pour qu’on aille réactiver nos structures et mener la lutte politique contre lui. Donc ça aussi, il faut l’évacuer. Moi-même , je n’ai pas de l’argent gardé quelque part. Le seul argent que j’ai se trouve sur mon compte. J’ai un seul compte, il est à la Biao et il est bloqué. Ce qu ’il faut retenir, c’est que c’est l’attractivité du Fpi qui fait venir les gens vers nous quand ils savent qu ’on veut faire une tournée. On les approche, ils donnent 100 mille francs ici, 200 mille francs là, un million ici et nous boucl ons partiellement ou totalement le budget. Parfois, nous commençons la tournée sans avoir réuni le budget. Sur la dernière tournée qu ’on a faite, on reste devoir à nos cama - rades de Duékoué, Kouibly, Facobly et Guiglo, la somme de 2. 600.000FCFA. On n’a pas pu boucler le budget. On a dit qu’on va partir en demandant de c ontinuer la mobilisation. Même pour faire le dernier mee - ting, c ’était chaud. Et Mme Djo, qui était la présidente du comité d’organisation, a dit : «Président, on ne sait même pas comment faire pour organiser le meeting». On a été obligés de demander qu’on nous envoie 200.000 Fcfa... Et puis après, on a dit : «On va faire un coup K.O. C’est-à-dire, on va manger à 10 h puis on va au meeting. Et dès qu ’on finit, on embarque» . C’est donc ce que nous avons fait et nous sommes rentrés. Il ne faut pas que les gens fantasment. Ce sont des amis qui aident. Savez-vous pourquoi ? Parce que le Fpi est dans la ligne de l ’histoire et beaucoup de gens se sentent concernés par le combat que nous menons. Ils sont prêts à faire quelques gestes. Mais le vrai problème que les militants rencontrent, c ’est que comme «l’argent ne circule plus», il ne suffit pas. On ne peut pas alors dire qu ’on va en distraire un peu pour aller régler les problèmes d’un militant qui a tel ou tel problème . Si on le fait et qu ’on ne va pas faire les tournées (par exemple à Guiglo ) pour lesquelles des militants ont donné de l ’argent, ça ne fait pas sérieux. Je dois vous dire que ces tournées que nous faisons malgré le manque d ’argent sont le signe du témoignage de la force du Fpi dans l’opinion. Elles sont le symbole de l’attractivité du parti. En un mot comme en mille, ce sont les Ivoiriens qui financent nos tournées en donnant 100.000 Fcfa ici, 200.000 Fcfa là. Ceux qui sont sur le terrain le savent (…). " Pascal Affi N'Guessan

Propos recueillis par Robert Krassault César Ebrokié et Eddie Ané (Stagiaire)
Extrait de la Conférence de presse du mercredi 4 décembre 2013 animée par Pascal Affi N'Guessan.
 
Source: Notre Voie N°4587 des samedi 7 & dimanche 8 décembre 2013




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