Quand la CPI dévoile le complot des experts de l’ONU

Mercredi 31 Octobre 2012 - 11:31


Ban Ki-Moon
Ban Ki-Moon
La coordination FPI en exil ne croyait pas si bien dire lorsqu’elle soupçonnait un complot des experts de l’ONU à travers leur dernier rapport de mi-mandat. L’audience de la CPI d’hier a permis de dévoiler définitivement les objectifs visés par ce complot.
D’une part, la CPI devrait s’en servir hier mardi 30 novembre 2012 pour refuser la liberté provisoire à Laurent Gbagbo. C’est ce qui explique pourquoi le Procureur en a fait un élément essentiel de son argumentation dans la mesure où il l’a reproduit in extenso.
D’autre part, le conseil de sécurité de l’ONU doit s’en servir à l’occasion de sa séance d’aujourd’hui mercredi 31 octobre 2012 pour décider des sanctions à appliquer aux mis en cause dont Assoa Adou le coordonnateur, Don mello, le porte-parole du gouvernement AKé N’gbo qui se manifeste actuellement à travers ces profondes contributions dans la presse, Koné Katinan et des leaders de jeunes (Blé Goudé, Pickas Damana, Konaté Navigué ).
Comme on le voit ça aurait été l’estocade. Le rapport devait « aider Ouattara à réduire au silence les exilés par tout moyen » en leur portant le coup de grâce en cette fin du mois d’octobre.
On s’en rend d’autant plus compte aujourd’hui qu’on connaît la chaîne qui a permis de faire le montage de ce complot. Grâce aux confidences faites par François Soudan de  «Jeune Afrique» rapportées par  « l’alternative», nous apprenons que c’est un document rédigé par les services de Hamed Bakayoko, ministre de l’Intérieur du gouvernement Ouattara qui a alimenté le rapport des experts de l’Onu.
Ceux-ci prennent le relais et rédigent leur rapport sans appliquer leur propre méthodologie qui leur imposait de soumettre les informations obtenues à l’avis contradictoire des mis en cause mais aussi de recouper avec d’autres sources, notamment celles du Ghana, pays d’accueil des mis en cause. Ainsi, le rapport du groupe d’experts reprend les arguments du régime Ouattara contre les pro-Gbagbo et leur donne une couverture scientifique.
Le rapport, diffusé par la presse est adopté par le comité de sanction de l’ONU composé des mêmes membres que le conseil de sécurité en sa séance du 15 octobre 2012 pour servir de support irréfutable et de caution de la communauté internationale.
Mais heureusement, les démentis des mis en cause , les analyses pertinentes et les nombreuses dénonciations émanant de différentes sources gouvernementales, journalistiques ont permis de mettre en exergue les faiblesses et légèretés du rapport. Mais ont-ils pour autant permis de déjouer le complot et de l’empêcher d’atteindre ses objectifs? Le Président Gbagbo obtiendra-t-il la liberté provisoire ? Le conseil de sécurité ne va-t-il pas prendre des sanctions aujourd’hui contre les mis en cause  ?
En attendant les réponses à ces inquiétudes, ce complot permet d’avoir une idée des pratiques de ce régime Ouattara et de réaliser que c’est à tort que Moïse Lida Kouassi et le colonel Kathé Gnatoa ont été arrêtés dans le complot Tshikata conçu encore par le même Hamed Bakayoko .

 
Dr Edmond Kouakou
Juriste Consultant

1) Note: RAPPORT D'EXPERTS DE L'ONU : UN SOUTIEN A OUATTARA POUR L'EXTRADITION DES EXILES IVOIRIENSAU GHANA

 

 




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