…Puis Sarkozy tomba! Humiliation pour le fils d’immigré hongrois!

Lundi 7 Mai 2012 - 05:30


 …Puis Sarkozy tomba! Humiliation pour le fils d’immigré hongrois!
Tous l’attendaient à ce rendez-vous de l’histoire. Il s’y avançait à pas rassurés. Sûr de lui, même très sûr de lui. Ses allures, ses discours et ses actions en étaient les expressions. Comment pouvait-il en être autrement pour le guerrier Sarko. Avec l’ONU en Côte d’Ivoire et l’OTAN en Libye, Sarkozy a montré que la France est forte. Forte pour tuer, forte pour massacrer les peuples faibles. Aussi forte pour faire et défaire les gouvernants africains ramant à contre-courant de l’impérialisme français. Oui! Forte pour soumettre à elle seule la quasi-totalité de tout un continent, l’Afrique, à ses ordres. De ce point de vue, Nicolas
Paul Stéphane Sarközy de Nagy-Bocsa a eu bien raison de se désigner comme le candidat de « la France forte », selon son slogan de campagne. Le candidat de « La France forte », n’ignorait pourtant pas qu’elle est aussi forte par sa démocratie. Sa force démocratique s’est exprimés depuis hier dimanche. Le peuple français qui a fait Sarkozy en 2007 a décidé de le défaire en 2012.
Ce 6 mai 2012, Sarkozy tomba. Sa chute devrait sonner pour lui comme une grande humiliation. Sarko humilié, parce qu’incapable de briguer un second mandat, là où le second mandat, dans toute vraie démocratie, n’est rien d’autre que la caution de la gouvernance menée pendant le premier mandat.
En faisant tomber le candidat de la France forte, le peuple français n’a pas pour autant renoncé sa force et à ses ambitions impérialistes permanentes. Il a juste jugé bon de corriger son vote par défaut de 2007.
Le slogan de Sarko était bien en contradiction avec la réalité française, du point de vue économique et social. Sarko, pendant cinq année de gouvernance, n’a pu montré que la France était suffisamment forte économiquement pour conserver son triple A, pour réduire son taux de chaumage largement en hausse( 9,5 % en 2012 et 7,6 % en 2011) , et pour sortir des griffes de la crise économique. Les français ne sont pas dupes. Ils ont bien répondu à Sarkozy, en lui signifiant par leur vote que la France forte, qu’ils veulent, c’est celle, avant tout, qui c’est leur garantir leurs emplois, leurs salaires, leurs avantages sociaux et bien d’autres choses pouvant assurer leur bien-être. Les français ont répondu à Sarkozy. A travers leurs votes, ils lui ont clairement signifié qu’il nétait pas capable d’incarner cette France forte capable de répondre à leur aspirations économiques et sociales faces aux menaces de la crise économique et sociale.
Dans un contexte de crise économique et social comme celui que traverse l’Europe, seul le socialisme est porteur du discours d’espoir par les valeurs qu’il défend et les objectifs qu‘il poursuit. « Le socialisme, disait Emile Durkeim, n’est pas une science, une sociologie en miniature, c’est un cri de douleur et, parfois, de colère, poussé par les hommes qui sentent le plus vivement notre malaise collectif ». (In Le socialisme, édition PUF, 1992, p37). Ceux qui « sentent le plus vivement » le malaise collectif des français ou en sont supposés, ont été porté à nouveau au pouvoir. Le peuple français les attend au pied du mur et non ailleurs. Ne dit-on pas que c’est au pied du mur que l’on voit le vrai maçon? Gouvernement socialiste de France à vos pelles et truelles! Car le peuple de France vous attend à un autre rendez-vous de l’histoire pour prononcer son verdict.

ZEKA TOGUI.
 

 





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