Procès en cour d'Assise contre des opposants: Le Fpi dénonce une manœuvre pour écarter des adversaires de poids

Mardi 14 Octobre 2014 - 07:58


Image d'archive: Le FPI en convention
Image d'archive: Le FPI en convention
Par courrier, le Procureur Général près la Cour d'Appel d'Abidjan a annoncé à leurs avocats l'ouverture d'un procès en Cour d'Assises contre le Premier ministre Aké N'Gbo et quatre-vingt neuf (89) autres militants du front Populaire Ivoirien et Pro-Gbagbo, dont Pascal Affi n'Guessan, Sangaré Abou drahamane et Simone Ehivet Gbagbo, président, 1er Vice-président et 2ème  vice-présidente du fpi, les ministres danielle boni-Claverie, présidente de l'URD ; Professeur Georges Armand Ouégnin ; Jean-Jacques Béchio, président du Parti pour la Côte d’Ivoire ; Geneviève Bro- Grebé, présidente des femmes patriotes de Côte d’Ivoire, etc. Ce procès se tient conformément à l'Arrêt n-144 du 10/07/2013 de mise en accusation et de renvoi devant la cour d'assises, rendu par la Chambre d'accusation de la Cour d'Appel le 10 juillet 2013.
Les infractions retenues contre ces personnalités sont, entre autres : Atteinte à la défense nationale,  attentat ou complot contre l'autorité de l'état,  constitution de bandes armées,  direction ou participation à un mouvement insurrectionnel, trouble à l'ordre public, rébellion,  coalition de fonctionnaires,  usurpation de fonction, tribalisme et xénophobie. le front Populaire Ivoirien note que la qualité des personnalités concernées,  le choix de la Cour d'Assises pour les juger et le contexte de ce procès montrent qu'il s'agit d'un procès politique. C'est une illustration de plus de la justice des vainqueurs en l'œuvre en Côte d'Ivoire et à la haye depuis le 11 avril 2011. le régime Ouattara veut faire passer les victimes pour des bourreaux pour se donner une légitimité ; les personnalités concernées par ce procès sont, en effet, toutes d'anciens collaborateurs du Président Laurent Gbagbo et des citoyens qui subissent un harcèle- ment juridique depuis bientôt quatre ans pour leurs choix politiques lors de la crise post-électorale de 2010-2011. Il s'agit, en réalité, d'une manœuvre destinée à écarter par des artifices judiciaires, des adversaires politiques de poids, comme l'atteste la présence sur la liste des personnalités à comparaître des trois  premiers responsables du fPI, le principal parti de l'opposition, de la présidente de l'uRd et du président du P.P.C.I, deux partis et un mouvement en alliance avec le FPI. En choisissant, par ailleurs, de les traduire devant la cour d'assises, le nouveau régime ivoirien veut les faire passer pour de grands criminels afin de les priver de tout droit politique pour se retrouver sans une opposition significative en face de lui. En engageant ce procès maintenant, le régime ouattara veut  enfin décapiter et museler l'opposition à l'approche des échéances électorales de 2015 et, au-delà de ces élections, il veut faire reculer la Côte d'Ivoire au temps du parti unique. Estimant qu'il a d'ores et déjà « neutralisé » les autres partis membres du Rhdp (la coalition au pou- voir) au profit de son parti, le Rdr, il entend à présent parachever son œuvre de fragilisation du fpi et de toute l'opposition ; le front Populaire Ivoirien ne peut pas l'accepter, il ne peut assister sans réagir à la destruction de tout l'édifice démocratique que le peuple ivoirien a construit avec rigueur et constance depuis 1990. Il condamne ces manœuvres politico-judiciaires qui n'honorent pas la justice ivoirienne et en- trainent une régression des droits politiques des citoyens en Côte d'Ivoire ; le fpi exprime son soutien total à toutes les personnes concernées par ce procès en cour d'assises, à leurs avocats et à leurs familles. Il les assure que, convaincus de leur innocence, la direction et tous les militants du parti se tiennent à leurs côtés car on veut leur faire payer le choix de la démocratie, de la liberté et de la souveraineté opéré par le peuple de Côte d'Ivoire ; le front Populaire Ivoirien estime que  l'impérieuse nécessité de la réconciliation nationale, qui passe par la libération du Président Laurent Gbagbo et son retour en Côte d'Ivoire, exige que ce procès en assises n'ait pas lieu. Il est plutôt temps d'engager un  véritable processus de « justice transitionnelle » pour permettre au peuple ivoirien de rebâtir la paix dans les cœurs et dans le pays ; le front Populaire Ivoirien en appelle notamment à la responsabilité de la Communauté internationale dans l'évolution de la situation politique en Côte d'Ivoire  et prend à témoin l'onuci et les représentations diplomatiques sur les risques que cette décision du pouvoir de traduire ses opposants en cour d'assises fait peser sur le dialogue politique, la réconciliation nationale et le processus de paix ; Enfin le front Populaire Ivoirien demande à ses militants de demeurer vigilants, mobilisés et à l’écoute des mots d’ordre du parti. A travers ce procès que le régime Ouattara veut faire, c'est l'avenir du fpi qui est en jeu, c'est l'avenir de la démocratie qui est en jeu, c'est l'avenir de la Côte d'Ivoire qui se joue n
Fait à Abidjan, le vendredi 10 octobre 2014

Pour le Fpi, la Secrétaire Générale Agnès Monnet, Porte-parole du parti
Source : Notre Voie n° 4837 du lundi 13 octobre 2014




Politique | Economie | Société | Vidéo | Agenda | Religion | Culture | Santé | Diaspora | Contact





WWW.ABIDJAN.ME
UN SITE A VISITER ABSOLUMENT !