Procès du Président Laurent Gbagbo: Les victimes des Dozo interpellent Bensouda

Vendredi 7 Février 2014 - 08:40


C’est un sujet qui pourrait bien intéresser la Cour pénale internationale, le jour où cette Cour en aura assez des fausses enquêtes de sa procureure, madame Fatou Bensouda. Se fondant sur une thèse maladroitement imaginée d’un « plan commun » , Fatou Bensouda en veut inutilement et grossièrement au Président Gbagbo, alors que sa « thèse » n’est pas fondée. Incapable qu’elle est, même dans une vie ultérieure, d’apporter les preuves de ce qu’elle avance. Le mardi 28 janvier 2014, au tribunal de Guiglo, à vingt-huit (28) kilomètres de Duékoué, il s’est passé un procès des plus cocasses : la comparution devant le juge opposait deux jeunes ivoiriens. L’accusé (un mécanicien) et le plaignant (un comptable), ex-partenaires au sein d’un même groupement à intérêt économique à Duékoué, se sont retrouvés en justice parce que le premier, le mécanicien s’était précédemment rendu coupable de braquage avec arme à feu à l’endroit du second, le comptable, au sein de leur entreprise commune, un garage. Ce jour-là, le comptable rentrait, avec dans son sac, une somme d’un montant de trois cents mille (300 000) francs Fcfa., environ six cents (600) Us dollars. A l’aide d’un pistolet, le mécanicien a ouvert le feu sur son partenaire, le comptable. Effrayé, car surpris par cet acte d’un de ses associés, le comptable, tout en faisant le mort, se jeta au sol, jetant aussi la mallette d’argent qu’il tenait, loin de lui. Le mécanicien s’empara alors du sac et prit le large. Pas pour longtemps. Pressé de questions par le juge quant à savoir où il s’est procuré cette arme, le mécanicien a lâché : « monsieur le juge, c’est au cours de l’organisation du plan d’attaque pour la prise de la ville de Duékoué en mars 2011 qu’un mercenaire malien m’a remis ce pistolet que j’ai gardé ». Rejoignant ainsi les témoignages des milliers de victimes et de Patriotes ivoiriens qui ont toujours répété qu’ils ont subi de nombreux massacres suite à un complot international contre notre pays. Sinon, que vient chercher un Malien, fût-il un mercenaire, dans un contentieux électoral ivoirien, si dans la réalité, il ne s’agissait que d’un contentieux électoral ? Par ailleurs, est-il sûr, si tel a vraiment été le cas, que le mécanicien-braqueur n’ait reçu qu’une seule arme à feu, surtout qu’il est connu qu’au cours du semblant de désarmement, beaucoup d’entre les assaillants avouaient à leur entourage qu’ils n’avaient déposé que le strict minimum, parlant ainsi des armes qu’ils détenaient ? En outre, n’est-ce pas le Chef de l’Etat en personne qui, lors de son dernier déplacement au nord du pays, exhortait les assaillants à garder leurs armes chez eux, à la maison ? Si en vérité un « plan commun » a existé, ne voyons-nous pas tous là au bénéfice de qui était-il, madame la procureure Bensouda ? Les victimes de Duékoué, estimant que la procureure de la Cpi, Fatou Bensouda n’a jusqu’ici mené que des enquêtes contre le Président Gbagbo et le digne peuple ivoirien, invitent les enquêteurs de la Cpi à faire des investigations dans les tribunaux ivoiriens. Au-delà même de celui de Guiglo, où a eu lieu le 28 Janvier dernier, cette autre insulte à notre conscience. Ces enquêteurs y découvriront l’ampleur du martyr subi par les Ivoiriens que nous sommes, dans notre propre pays, au moment où le régime en place tend à faire disparaître la pléthore de preuves indiscutables que sont les puits et les fosses communes qui peuplent Duékoué et l’ouest ivoirien. Une situation de grave injustice qui, sans exagération, n’est pas sans rappeler celle de la France sous occupation nazie. Et dire que nos ancêtres ou parents ont vaillamment combattu pour la libération de la France. France des droits de l’Homme, France de la liberté, de l’égalité et de la fraternité, que t’avons-nous fait pour subir un tel sort via ton Sarkozy qui nous a imposé une sale guerre en lieu et place d’un recomptage des voix ? N.B.: le mécanicien-braqueur et ex-rebelle a été condamné à dix ans de prison et le tribunal de Guiglo fonctionne encore, si la Cpi veut bien nous entendre.

Pour le collectif des victimes de Duékoué ( C a r r efo u r & N a hibly ) 

Emmanuel Caleb, le 29 janvier 2014
 NB: le surtitre et le titre sont

L e Temps N ° 3117 d u j eudi 6 février 2 014




Politique | Economie | Société | Vidéo | Agenda | Religion | Culture | Santé | Diaspora | Contact





WWW.ABIDJAN.ME
UN SITE A VISITER ABSOLUMENT !