« Procès» contre Gbagbo: La thèse de la «Politique» s’effondre

Mardi 25 Juin 2013 - 18:26


« Procès» contre Gbagbo: La thèse de la «Politique» s’effondre

La procureure Fatou Bensouda a été renvoyée à ses chères études par les juges de la Chambre préliminaire I de la Cour pénale internationale, aux fins de compléter ses enquêtes. Le dossier d’accusation qu’elle a présenté n’a pas été jugé assez solide pour qu’un procès s’ouvre contre le président Gbagbo, poursuivi pour crimes contre l’human- ité commis lors de la crise postélectorale en Côte d’Ivoire. Dans ce dossier d’accusation, on retient que, selon Bensouda, l’ancien chef d’Etat ivoirien aurait mis en place une «Politique» visant à l’extermination systéma- tique des pro-Ouattara. Mais elle n’a pas été suffisamment courageuse pour affirmer que le président Gbagbo cherchait à détruire les ressortissants du nord et les musulmans. Ce qui aurait immanquablement accrédité la thèse selon laquelle Alassane Ouattara s’adosse sur l’ethnie et la religion. Toute chose qui aurait brouillé son image déjà pas très belle. En effet, on se souvient des terribles phrases qu’il avaitb prononcées, il y a quelques années : «On m’empêche d’être candidat parce que je suis musulman et ressortissant du nord». Et voilà que ces phrases d’Alassane Ouattara sont reprises sous une autre forme par la procureure Bensouda, mais en essayant, sans succès,  de les masquer derrière le mot «Politique». En tout état de cause, l’objectif est simple, même inavoué : créer l’émotion et présenter le président Gbagbo comme un génocidaire. Car personne n’ignore que «l’une des caractéristiques majeures de ce crime contre l’humanité», c’est «le fait que la puissance de l’Etat soit mise au service d’une politique et d’une pratique criminelle. Et le nouveau Code pénal français dit du génocide qu’il est «le fait, en exécution d’un plan con- certé, tendant à la destruction totale ou partielle d’un groupe national, ethnique, racial ou religieux, ou d’un groupe déterminé à partir de tout autre critère arbitraire». Etant entendu que la procureure, s’arc-boutant sur cela, accuse le président Gbagbo d’une «Politique» d’extermination des pro- Ouattara, les juges lui demandent «comment, quand et par qui ont été adoptés la Politique ou le plan allégués d’attaquer la population civile pro- Ouattara, notamment des informations spécifiques sur les réunions au cours desquelles cette Politique ou ce plan auraient été adoptés, ainsi que sur la manière dont l’existence et la teneur de cette Politique ou ce plan ont été communiqués aux mem- bres des forces pro-Gbagbo ou portés à leur connaissance une fois adoptés». Bensouda doit donc répon- dre à ces questions. Non par des incantations, mais avec des faits palpables. Parce que nous sommes en droit, et le droit c’est la science des preuves. La mission, comme on le voit, est impossible pour elle. Et la thèse qu’elle soutient et défend, bec et ongles, s’effondre. Comme un château de sable et/ou de cartes, c’est selon.

Jean Josselin
Source: Notre Voie N°4450 du lundi 24 juin 2013




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