Pris en flagrant délit de fraudes et de violences Le RDR déclare la guerre au PDCI. Le PDCI se révolte et menace!

Les fraudes électorales lors du scrutin couplés municipal-régionales sont en passe de fragiliser les partis dits houphouétistes qui ne se font pas de cadeau.

Jeudi 25 Avril 2013 - 13:44


Les présidents de partis politqiues composant le RHDP
Les présidents de partis politqiues composant le RHDP
Il ne fait pas bon vivre actuellement dans la maison RHDP. Ce n’est pas encore la bérézina, mais ça y ressemble fort bien. Il aura fallu les élections couplées municipales-régionales pour que le PDCI-RDA se convainque que son princi- pal allié, le RDR a la fraude et la violence dans son ADN. Le fait est que dans toutes les locali- tés où le RDR d’Alassane Ouattara est donné perdant, des violences éclatent. Généralement avec le même mode opératoire : la destruction des CEI locales, là où les différents procès verbaux des bureaux de vote sont rassemblés et dépouiller pour la proclamation des résultats. Treichville, Ferké, Koumassi, Guiglo…le RDR est toujours à l’origine de la fraude et des violences. Ne pouvant pas se taire et laisser mourir le parti, les cadres et militants du PDCI montent au cré - neau pour tirer la sonnette d’alarme et dénoncer le comportement peu républicain du rassemblement des républicains.  «Il faut que le RDR ait le courage de déposer ses PV pour une confrontation. Nous avons gagné. Tout ça est fait pour qu’on reprenne les élections, ce n’est pas bien. Dieu merci la CEI a pu sauvegarder des PV. C’est dommage qu’il y ait tant de violences pour une élection municipale», s’est offusqué Assane Soumahoro, membre du staff du maire François Amichia de Treichville, où le RDR a tout détruit à la CEI locale. Dans la presse proche du PDCI- RDA aussi, l’indignation est de mise. «Casse, bourrage d’urnes, agents électoraux arrêtés, corruption, intimidation… Quand on est premier on ne fait pas ça», pouvait on lire à la Une du Nouveau Réveil. L’article qui y est consacré est un florilège des hauts faits de fraudes attribués au RDR. On y lit entre autres que la ministre Anne-Ouloto, candidate aux régionales a été vue en train de distribuer de l’argent et des pagnes dans le Guiéllé, dans le département de Toulepleu. Face à là dénonciation de ces agissements rétrogrades de son parti, qu’il aurait certainement préféré que ses alliés avalent come une couleuvre sans mot dire, le porte-parole principal du RDR, l’inénarrable Joël N’Guessan est monté au créneau hier. Dans une déclaration qui nous est parvenue, l’ancien ministre des droits de l’homme fait savoir que son nouveau parti a été majoritaire aux législatives de 2001 sans être au pouvoir. «Nous faisons remarquer que pour éviter la chienlit et le désordre, nous avons lancé un mot d'ordre d'apaisement. Ce qui n'est pas les cas de nos adversaires qui sont restés bizarrement muets sur ce sujet. Au demeu - rant, sachons tous que c'est le RDR et le Président Alassane Ouattara qui seront jugés en 2015 lors de la future élection présidentielle. Notre intérêt est que la paix règne en Côte d'Ivoire pour nous permettre de dérouler notre programme», lance-t-il à l’endroit de ses alliés du PDCI, avant de les rappeler à leur passé. «Alors que les mauvais perdants qui ont introduits en Côte d'Ivoire "la technologie électorale" en son temps, arrêtent leurs œuvres de diabolisation. Pour notre part, nous avons commis des huissiers aux fins de constater les violences et les cas de fraudes avérées, orchestrées par nos adversaires, en l'occurrence par le PDCI-RDA. La Chambre Administrative de la Cour Suprême sera saisie par nos avocats à cet effet», conclut Joël N’Guessan. En attendant la réaction du PDCI, les Ivoiriens, qui dans leur grande majorité s’étaient offusqué du refus du recompte des voix à la présidentielle, regardent en riant sous cape, et se remémorent les paroles du président Gbagbo à la Haye, lors de l’audience de confirmation des charges. «C’est celui qui n’a pas gagné qui a créé les troubles».

Par Benjamin Silué


Le PDCI se révolte et menace !
L’alliance entre le Pdci et le Rdr est sérieusement éprouvée ces derniers temps, avec le déroulement des élections régionales et municipales. Le parti sexagénaire, le PDCI, a décidé de taper du poing sur la table. Face à la fraude massive et aux violences perpétrées par son allié RDR, le parti d’Henri Konan Bédié a décidé de réagir vigoureusement. Son secrétaire général adjoint chargé des élections, François Roland Adiko, est monté au créneau hier, à Yopougon, au QG de campagne du candidat Pdci, Doukouré Moustapha. Le parti d’Henri Konan Bédié accuse celui d’Alassane Ouattara d’avoir orchestré des fraudes et intimidations durant le scrutin. Conséquence, des contestations et/ou violences ont été enregistrées dans plu - sieurs circonscriptions électorales. Notamment à Koumassi, Treichville, Marcory… Pour le Pdci ces agissements sont inacceptables. François Roland Adiko a laissé entendre hier, mardi 23 avril 2013, que son parti prépare la riposte. «Nous avons demandé à tous nos têtes de liste de nous faire parvenir dans les 48 heures tous leurs procès verbaux. Le Pdci se donne la force et le pouvoir de réagir. On ne peut pas comprendre qu’on fasse sortir les résultats de Yopougon où il y a 1266 PV à éplucher et à Treichville où il n’y a que 125 PV, les résultats ne sont toujours pas disponibles», s’est étonné François Adiko. Un pouls d’avocats a été constitué pour la gestion de ce qui se dessine à l’horizon comme une «crise postélectorale» opposant le Pdci au Rdr. «On ne laissera rien passer cette fois-ci», a prévenu le SG adjoint du Pdci, chargé des élections qui dénonce le flagrant hold-up électoral perpétré par le Rdr à Yopougon. Selon ses dires, le parti sexagénaire a raflé la mise à Abidjan, à l’exception d’Abobo et d’Adjamé aux mains du Rdr. Ce qui sous-entend clairement que le Pdci accuse le RDR d’avoir fait un braquage électoral dans certaines communes, notam - ment à Yopougon. Pour sa part, le candidat Pdci de Yopougon, Doukouré Moustapha exige l’annulation et la reprise des élections pour «fraudes et dérapages». «J'exige qu'on annule les élections et qu'on reprenne le scrutin à Yopougon. On ne pouvait pas penser que la CEI était capable d'une telle forfaiture. Nous combattrons pour récupérer notre vic- toire. J'accuse la CEI de fraude. Et d’avoir fait montre de cynisme et de brigandage électoral. Et nous ne saurions accepter cette forfaiture. Nous avons les Preuves de notre victoire et elle nous sera rétrocédée», a asséné le candi- dat Doukouré Moustapha.

Frank Toti



Source: Le Nouveau Courrier N°783 du Mercredi 24 Avril 2013




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