Prêtres pédés, prêtres pédophiles, prêtres chercheurs de femmes…Qui leur a dit de ne pas se marier même ?

Samedi 25 Janvier 2014 - 07:19


Pour la première fois, depuis que Dieu a créé le monde, le Vatican, siège de Dieu-chrétien, a été sommé de s’expliquer devant le comité pour les droits des enfants de l’Onu sur les affaires de pédophilie dans l’église catholique. A force d’utiliser le derrière des enfants pour calmer les ardeurs tordues de leurs tôles ondulées, 400 prêtres ont été destitués entre 2011 et 2012. En destituant les prêtres coupables de perversité sur mineurs, l’église catholique dit qu’elle «veut devenir un exemple de moralité». Quelle histoire en pénétration profonde ! L’église «veut devenir un exemple de moralité» alors que sa raison d’être est la moralité ! A bien comprendre le Vatican, c’est maintenant qu’elle veut être un exemple de moralité. Et avant ? Elle était un exemple de quoi ? De pédophiles, de pédés, de lélés, de chercheurs de femmes… tout sauf les valeurs de moralité qu’elle est supposée transmettre aux croyants ? Trop excessif quand même. On ne le dira pas en ces termes. Cependant, devant les scandales qui éclaboussent immanquablement le clergé, certains prêtres adoptent une ligne de défense rigolote : «Faites ce que je dis, mais ne faites pas ce que je fais. Ou le prêtre est aussi un être humain faible devant le péché». Voilà encore du sang dans les veines d’un escargot. Mais entre nous, si tu sais que tu es un être humain faible devant le péché, qui t’a envoyé pour être prêtre ? D’ailleurs, qui a dit aux sœurs, prêtres, évêques et cardinaux de ne pas se marier même ? A ce qu’il paraît, la Bible donne la réponse par la bouche de l’Apôtre Paul, le premier prêtre de l’église, dans 1 Corinthiens 7 : «Je pense qu’il est bon pour l’homme de ne point toucher de femme. Toutefois, pour éviter l’impudicité, que cha- cun ait sa femme, et que chaque femme ait son mari… Je dis cela par condescendance, je n’en fais point un ordre. Je voudrais que tous les hommes fussent comme moi ; mais chacun tient de Dieu un don particulier, l’un d’une manière, l’autre d’une autre. A ceux qui ne sont pas mariés et aux veuves, je dis qu’il leur est bon de rester comme moi. Mais s’ils manquent de continence, qu’ils se marient ; car il vaut mieux se marier que de brûler». Paul n’avait pas de femme. Pour faire simple, Paul recommande aux hommes qui servent Dieu de ne pas toucher de femme, encore moins des hommes et des petits garçons aux derrières frais et innocents. L’église catholique a choisi d’im- poser cette option à son clergé. L’avantage ici, ne pas avoir de femme libère des charges familiales et des caprices de femme. Dieu est au commencement et à la fin. Les autres églises ont choisi la deuxième option, c’est-à-dire se mari- er et être partagé entre Dieu, leurs enfants, leurs femmes et les petites d’à côté. Donc, normalement, quand quelqu’un choisit de devenir prêtre, il sait dans quoi il s’engage. Le problème, c’est que les hommes sont ce qu’ils sont. Ils promettent ce qu’ils ne tiennent pas. Dès lors, les prêtres font vœu de célibat, conscients qu’il n’y a pas plus ingrat qu’un pénis en érection. Alors comment on règle ce problème au-delà de la destitution des prêtres ? Surtout que Dieu lui-même, convaincu qu’il n’est pas bon pour l’homme d’être seul, lui a créé une aide semblable : la femme. Surtout que même quand ils sont mariés les serviteurs de Dieu regardent d’autres femmes, garçons et petits garçons ? Affaire de mettre dedans, ça a commencé sous Adam et Eve, transité par Sodome et Gomorrhe. Ce n’est donc pas aujourd’hui que ça va finir.

Nafyssatou S. Diallo

Bôlkotch / N°0080 du vendredi 24  au jeudi 30 janvier 2014




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