Prétendue entrée du premier ministre Aké Ngbo au gouvernement Duncan: une entreprise mensongère de destabilisation

Lundi 24 Juin 2013 - 17:29


Prétendue entrée du premier ministre Aké Ngbo au gouvernement Duncan: une entreprise mensongère de destabilisation
Depuis quelques jours,  une rumeur fait cas de la probable entrée du Premier Ministre Gilbert Aké Ngbo au sein du gouvernement Duncan. Après avoir confié à Charles Konan Banny la difficile mission de la réconciliation, cette volonté a rencontré très peu d’écho au sein des populations. Kidnappé, puis extradé de force vers la Côte d’ivoire,  le pouvoir Ouattara a tenté d’utiliser l’aura ainsi que  la notoriété du Ministre Charles Blé Goudé pour remplir cette mission  kafkaïenne, à laquelle le Général de la rue a opposé un refus catégorique.
Aujourd’hui, indexé par ses parrains, et de nombreuses Organisations Non Gouvernementales  au sujet des violations des droits de l’Homme en Côte d’ivoire, le pouvoir liberticide et dictatorial de Dramane Ouattara en quête de stratégie pour se donner une certaine légitimité , a jeté son délire hilarant sur la personne du professeur Gilbert Aké Ngbo. Nous savons que la Côte d’ivoire est devenue le pays de toutes les violations et atrocités, sans parler de la liberté de la presse qui n’a pas droit de cité dans ce pays, violant le saint principe qui fait d’elle la pierre angulaire de la démocratie. La manipulation de l’information dans un régime qui tend vers le parti unique est devenue patente. A travers cette mainmisse sur les sources  et canaux d’information en Côte d’ivoire, le pouvoir Ouattara cherche comme toute bonne dictature, à manipuler l’opinion et véhiculer des contre-vérités. Rappelons que, considérée par beaucoup comme le quatrième pouvoir, la presse est  le pouvoir en un mot : c’est elle qui fait, défait, manipule l’opinion, propage la rumeur, détruit l’adversaire, fait passer des dictateurs pour des démocrates et des démocrates pour des tyrans  etc….
L’information est utilisée  à dessein au service du politique en fonction des fins qu’elle cherche à atteindre. Elle donne du poids à l’opinion, au probable, à l’incertain et au vraisemblable, sans mettre l’accent sur le vrai et le réel. Comme le souligne Dominique Wolton fondateur et directeur de l’institut des sciences de la communication du CNRS, à travers son œuvre  informer n’est pas communiquer « les illusions sont à la mesure des prouesses et des utopies dont internet est l’objet. Le plus grand espace de liberté est aussi celui des plus grandes perversions financières, criminelles, mafieuses, le plus grand magasin à rumeur et à manipulations … C’est pourquoi, la communication devient une des grandes questions de la paix et de la guerre de demain ». Elle peut surtout  précisons-le, être une entreprise de flatterie indépendante de tout souci de vérité, une véritable contrefaçon de la vérité, opacité qui crée une opinion flottante.
Le discours qu’elle produit est au service du pouvoir. Devant cette absence de liberté de la presse à laquelle l’on assiste en Côte d’ivoire, cet instrument est devenu le reflet de cette dictature que subissent les populations. Maîtrisant les média à son service, le pouvoir utilise cette force qu’est la presse, souvent à dessein pour mieux asseoir son emprise sur l’opinion des populations déjà fragilisées. Au lieu de s’atteler à informer, elle s’évertue à intoxiquer, en jetant ces jours-ci son dévolu sur un digne fils du pays : le professeur Gilbert Aké Ngbo. L’homme, grand intellectuel, connu pour sa fidélité, sa loyauté ainsi que sa probité, son sens de l’honneur et de la dignité, a été et demeure l’une des victimes de cet odieux régime aujourd’hui en place en Côte d’ivoire. Récemment sorti des geôles de la dictature de Dramane Ouattara, humilié et meurtri, il  a regagné sa famille politique le FPI, famille à laquelle il reste toujours attaché. Les rumeurs d’une probable collaboration d’avec le pouvoir de Dramane ne sont qu’une indigne et mensongère intoxication, une manipulation, minutieusement distillée. Cela répond à plusieurs fins : discréditer celui dont la fidélité au Président Laurent Gbagbo demeure toujours intacte, et semer le trouble ainsi que la confusion dans l’esprit de la noble résistance patriotique en la fissurant. Ne l’oublions pas, le rôle de la presse et des média n’est pas seulement de communiquer. Aussi, sert-elle à travestir la vérité. Ne le jetons pas aux orties, le professeur Aké Ngbo Gilbert demeure bien dans le navire de la résistance, bien que son silence depuis sa libération puisse laisser d’aucuns perplexes ; chose normale quand l’on sait sous quelle dictature croupit le peuple de Côte d’ivoire depuis le 11 avril 2011. Récemment en contact avec nos services, le Premier Ministre a exprimé  sa surprise et son indignation face à la rumeur qui se propage ces derniers jours en la rejetant.  

ZAGO MADOU




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