Prétendue délégation du Cojep chez Ouattara : Attention aux fausses preuves contre Gbagbo

Samedi 15 Juin 2013 - 08:06


Prétendue délégation du Cojep chez Ouattara : Attention aux fausses preuves contre Gbagbo
Le journal pro-Ouattara, L’Expression, dans sa dernière édition du vendredi 14 juillet, rapporte qu’une « délégation du Cojep de Charles Blé Goudé », était la veille, à la présidence de la République. Cette délégation conduite par un certain Eric Bayala a ainsi été reçue par Touré Mamadou, le conseiller d’Alassane Dramane Ouattara, en charge de la Jeunesse et des Sports. Selon le confrère, ces jeunes gens qui disent être des « pro-Gbagbo » étaient porteurs d’une invitation destinée au collaborateur du chef d’Etat ivoirien, en vue du lancement, le 8 juillet 2013, au Palais de la culture, de la caravane pour l’avènement d’une loi d’amnistie en Côte d’Ivoire.
Noble aurait été cette mission qui appelle à une normalisation de la vie politique en Côte d’Ivoire après la décapitation programmée de la direction du Front populaire ivoirien, le principal parti d’opposition, et de tous les leaders des partis satellites. Mais la délégation du Cojep telle qu’elle s’est rendue à la présidence de la République pour aller chercher le pardon d’Alassane Dramane Ouattara pour l’amener à signer une loi d’amnistie générale, est suspecte. Elle intrigue même pour la simple raison que cette délégation conduite par Eric Bayala n’a jamais été mandatée par la direction actuelle du Cojep dirigée par Rosselin Bly, le remplaçant de Joël Poté à la tête du plus jeune mouvement politique du pays pour entreprendre une telle démarche.
Mais comme Eric Bayala et ses camarades, ils sont nombreux les jeunes gens qui se réclament du Cojep et/ou se proclament proches du président Laurent Gbagbo pour se faire une place au soleil auprès des autorités ivoiriennes actuelles. Dans le mensonge le plus abject. L’ex-chef d’Etat ivoirien et Charles Blé Goudé en prison, sont désormais devenus des fonds de commerce dont chacun veut tirer le maximum de faveur pour s’en mettre plein les poches en fabriquant des choses sur ces deux personnalités. Les collaborateurs du nouvel homme fort d’Abidjan qui ne le savent que trop, n’attendent que ce genre de situation pour «frapper dans le tas». Et c’est d’ailleurs pourquoi on ne serait pas surpris que le pouvoir d’Abidjan, qui cherche à fournir coûte que coûte des preuves à Fatou Bensouda, la procureure de la Cour pénale internationale (Cpi), se saisisse de cette aubaine pour les amener à faire de faux aveux sur Laurent Gbagbo et sur Charles Blé Goudé dont ils disent être des proches. Comme on ne devrait pas aussi s’étonner que le nouveau pouvoir les pousse à dénoncer leurs amis de tous les jours contre des espèces sonnantes et trébuchantes.
Mais on l’espère, pour Eric Bayala et ses camarades qu’ils ne tremperont pas dans la magouille pour aider la procureure de la Cpi à atteindre ses objectifs par de nouvelles fausses preuves qu’on pourrait leur faire fabriquer pour contraindre Laurent Gbagbo à rester à La Haye et Blé Goudé de l’y rejoindre.
Même si leur démarche est empreinte de suspicion et poursuit un autre dessein que celui du retour de la paix en Côte d’Ivoire pour n’avoir pas signalé au conseiller du chef de l’Etat l’absence de leur nouveau chef de file, Rosselin Bly et pour le simple fait de n’avoir pas excusé cette absence. Pour ne l’avoir pas fait, Eric Bayala et ses camarades font peser sur eux-mêmes une suspicion légitime de vouloir se substituer aux dirigeants légitimes du Cojep, en l’absence de Blé Goudé en prison, pour atteindre des objectifs inavoués.

Robert Krassault
ciurbaine@yahoo.fr



Publié le samedi 15 juin 2013  |  Notre Voie




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