Pressions sur le régime Ouattara : Hollande exige la libération de Simone Gbagbo

Mardi 29 Octobre 2013 - 08:55


Pressions sur le régime Ouattara : Hollande exige la libération de Simone Gbagbo
Le chef de l’Etat ivoirien, Alassane Dramane Ouattara, qui est attendu en France pour un énième séjour, devra encore s’expliquer sur sa politique et sa conduite des affaires dans son pays. En effet, de sources concordantes, M. Ouattara veut profiter de cet autre passage sur les bords de la Seine pour tenter de donner des gages aux autorités françaises qui ne cachent plus leur agacement devant la politique de rattrapage du régime qui n’augure rien de bon pour l’avenir de la Côte d’Ivoire. C’est que, selon les même sources, depuis quelques jours, l’Elysée pousse le régime d’Abidjan à libérer sans délai l’épouse du président Laurent Gbagbo. Mais aussi d’autres prisonniers politiques comme le patron du Congrès panafricain pour la justice et l’égalité des peuples (Cojep), Charles Blé Goudé, les officiers supérieurs des Forces de défense et de sécurité détenus depuis plus de deux ans sans jugement.
Selon nos sources, face à la volonté manifeste de Ouattara d’absoudre les criminels avérés de son camp, les autorités françaises ont fini par comprendre que seule une amnistie générale pourrait faire baisser la tension et amener toutes les parties au dossier ivoirien autour de la table de discussions. «Hollande et ses collaborateurs ont compris que Ouattara n’est pas prês de livrer les chefs de la rébellion à la justice internationale. Or, ce n’est pas demain qu’ils pourront rendre des comptes à la justice ivoirienne. En tout cas, tant que Ouattara est encore à la tête de l’Etat ivoirien. Elles ont donc décidé de le pousser à libérer les pro-Gbagbo pour que le sentiment de deux poids deux mesures qui est aujourd’hui dominant tant au niveau national que de la communauté internationale disparaisse. Pour eux donc, la libération de tous les prisonniers politiques, civils et militaires, le retour des exilés, le dégel des avoirs et la libération des patrimoines occupés par la rébellion apparaît aujourd’hui comme le moindre mal», commente un proche du dossier. Pour ce dernier, si l’on en croit les informations qui circulent dans les milieux diplomatiques occidentaux, la fille de Moossou sera de retour à la maison avant les fêtes de fin d’année. De toute évidence, le sujet n’est plus tabou. D’autant plus qu’il y a quelques jours, le rapport indépendant de l’Onu sur la situation des Droits de l’Homme en Côte d’Ivoire du Sénégalais Doudou Diène appelait très officiellement les autorités ivoiriennes à libérer Mme Simone Gbagbo.
Ouattara étant plus sensible aux pressions quand elles viennent de Paris ou de Washington, il ne serait pas étonnant qu’un de ces matins, Mme Gbagbo retrouve sa famille.

Guillaume T. Gbato
 

 



Publié le mardi 29 octobre 2013  |  Notre Voie




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