Présidentielle 2015 : Les exigences de l’Onu

Mercredi 19 Février 2014 - 03:06


L’Expert indépendant de l’ONU sur la situation des droits de l’homme en Côte d’Ivoire, Doudou Diène
L’Expert indépendant de l’ONU sur la situation des droits de l’homme en Côte d’Ivoire, Doudou Diène
L’Expert indépendant de l’ONU sur la situation des droits de l’homme en Côte d’Ivoire, Doudou Diène a invité, lundi, à Abidjan, les autorités ivoiriennes, à « faire en sorte que les libérations provisoires n’aboutissent pas à l’impunité totale ».

Doudou Diène qui s’exprimait à l’issue d’une audience avec le Premier ministre Daniel Kablan Duncan, a jugé « inacceptable » qu’une personne reste « en détention pendant plus de deux ans sans jugement ».

Suggérant qu’« il faut faire en sorte qu’en amont, la question de l’impunité soit combattue », il a rappelé que « l’impunité totale et générale est contraire au droit international ».

L’Expert indépendant des Nations-Unies a souhaité que dans un futur très proche, « l’impartialité de la justice et surtout la lutte contre l’impunité soit une réalité » dans le pays, qui« a traversé une crise extrêmement profonde au cours de laquelle des actes très graves de violations des droits de l’homme ont été commis ».

Depuis janvier 2014, près de 120 détenus pro-Gbagbo ont été mis en liberté provisoire par la justice ivoirienne.

M. Diène a poursuivi en exhortant l’appareil judiciaire à évacuer les procès des détenus de la crise postélectorale en soutenant qu’il « va falloir faire en sorte que dans la perspective des élections de 2015, que toute la question du jugement de ceux qui ont été libérés » ait été réglée.

Cela pour garantir à cette période, des « élections apaisées et démocratiquement crédibles », a ajouté le sénégalais Doudou Diène.

Arrivé, le lundi 10 février dernier, en terre ivoirienne, pour la sixième fois, Doudou Diène a décidé de consacrer ce séjour au sort des victimes de la crise postélectorale survenue en Côte d’Ivoire entre novembre 2010 et avril 2011, ayant causé plus de 3000 morts.

Il s’agit de « donner aux victimes, un visage… les faire sortir de l’anonymat et faire connaître leurs préoccupations » en vue de leur prise en charge, a également expliqué l’expert de l’ONU sur la situation des droits de l’homme en Côte d’Ivoire.


Publié le mercredi 19 fevrier 2014  |  Le Democrate




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