Présidentielle 2015: La vérité qui fait trembler Ouattara

Lundi 25 Août 2014 - 10:40


A moins de deux ans de la présidentielle, prévue pour 2015, le cas Alassane Ouattara continue de susciter des interrogations. L’on en sait un peu plus sur la course vers la candidature unique souhaitée par le camp Ouattara qui ne jure que par cette alliance.  L’on commence à savoir un peu plus sur ce qui fait courir Alassane Ouattara et son parti politique dans tous les sens. En effet, selon  un récent sondage, si les élections présidentielles se tenaient, dans le strict respect des exigences démocratiques, avec  face à Ouattara, un candidat du Pdci et un autre du Front populaire ivoirien, (Fpi) le verdict serait sans appel pour l’actuel chef d’Etat. Il ne fait aucun doute, le mentor du Rdr arriverait en troisième position. En clair, Ouattara ne peut pas rempiler.  Ce qui brise automatiquement ses rêves en le ramenant face à la réalité. Les Ivoiriens ont encore en mémoire, qu’avant la tenue des élections de 2010, des  différents sondages réalisés sur la Côte d’Ivoire n’ont pas donné pour vainqueur Alassane Ouattara. Une réalité que feint de se rappeler le camp Ouattara. Le Rdr fait face à une mauvaise nouvelle, une catastrophe qui tombe au mauvais moment. Dans la mesure où les affidés de Ouattara multiplient les appels à une candidature unique. Ce, pour sauver le « soldat Ouattara » , solitaire et toujours en quête de légitimité. Malheureusement encore pour Ouattara, il  ne serait pas accepté par les électeurs. Puisqu’il sera loin derrière le Pdci, son principal allié (1er) et le Fpi (2ème).  Le mentor du Rdr ne pourra même pas franchir le cap du second tour. selon ‘’eventv.c o m’’ qui donne l’information, l’administration américaine qui a commandité le sondage est moins explicite sur les causes de cette défaite programmée.  Toutefois, apprend-on, Alassane Ouattara aurait perdu la confiance auprès de la population et de  ses soutiens extérieurs. Adulé  et préféré à la place de Laurent Gbagbo, «le chouchou» de la communauté internationale a étalé ses limites dans sa gestion des affaires publiques de la Côte d’Ivoire. Une gouvernance économique  en deçà des espoirs attendus. Au grand étonnement de sa base qui ne croit plus aux promesses. ses solutions pour la cherté de la vie, pour le chômage croissant des jeunes et  surtout la sécurité ont été vaines. L’avènement des « microbes » rajoute aux douleurs d’une population qui avait cru en Alassane Ouattara. Conclusion :   Ouattara est déconnecté de  la réalité. Au point où l’immolation par le feu d’une de ses militantes, Ouattara Madiara, a surpris plus d’un affidé du régime. Un cas exceptionnel en Côte d’Ivoire.  Des indiscrétions font même état d’une grogne au sein de la population qui ne sait plus où donner de la tête face à la cherté de la vie. Bien  pire,  la base crie sa colère contre une gestion opaque du pouvoir. Des  barons se la coulent douce au détriment d’une jeunesse qui a « versé son sang » pour conduire Ouattara au pouvoir. En tout cas, rien n’est sûr que l’électorat de 2010 soit reconduit pour 2015. Vu la désillusion au sein d’une frange partie des affidés du président du Rdr. De quoi justifier la naissance du slogan, qui agace Ouattara : « Gbagbo kafissa !!!» pour dire en d’autres termes, « Gbagbo est mieux ». Ou encore « pour quoi donner sa voix à quelqu’un qui ne tient pas ses paroles ». La plus grande hantise de Ouattara est celle que le Pdci de Bédié fait courir sur sa candidature unique au compte du Rhdp. sur ce sujet politique sensible, la position d’Henri Konan Bédié, son allié au sein de ce regroupement des Houphouétistes est désormais intenable. Rien n’est certain que  le Pdci dans sa majorité accepte le principe de la candidature unique au détriment d’un candidat  issu de leur rang. Quand on sait qu’un parti poli- tique a pour but essentiel de parvenir au pouvoir d’Etat. Aussi faut-il rappeler que le Pdci rumine encore sa colère depuis le coup d’Etat contre leur leader Henri Konan Bédié,  le 24 décembre 1999.  « Le Pdci- Rda aura bel et bien son candidat à l’élection présidentielle de 2015. Il le désignera en son sein », déclarait dernière-ment, le député du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci) Kouadio Konan Bertin dit (KKB), chef de file de cette croisade contre Ouattara. Outre l’honorable député, de nombreuses autres voix s’élèvent désormais au Pdci pour dire non à Ouattara. Une situation qui met le président Henri Konan Bédié en minorité dans son propre camp. Au point où isolé et inaudible, on se demande bien comment Bédié pourrait donner, dès le premier tour, une consigne de vote en faveur de Ouattara, alors qu’il n’aurait pas aligné au départ, un candidat du Pdci. Ce qui fait craindre le pire à Ouattara.  Dans son escarcelle, il reste Mabri Toikeusse de  l’Udpci qui se bat bec et  ongle pour que son « patron » soit accepté de tous. D’ailleurs Anaky Kobenan du Mfa avait annoncé la couleur en dénonçant la gestion cavalière du pouvoir par Ouattara. En d’autres termes, rien n’est sûr que le Mfa donne sa caution au candidat issu du Rdr.  Du  côté de la France, des Etats-Unis et de l’Union européenne, on est totalement opposé à l’idée d’une candidature unique en 2015. « Ce serait un recul inacceptable de la démocratie e n Côte d’Ivoire» , fait-on savoir. Les raisons d’une Cei déséquilibrée et le refus de désarmer des supplétifs Frci. Des  informations qui donnent l’insomnie à Ouattara. En refusant de désarmer ses « sauveurs d’hier» , les supplétifs Frci. L’on comprend aisément le tâtonnement de l’Autorité en charge pour cette opération de désarmement (Addr) qui peine à rassurer les Ivoiriens sur le nombre exact d’ex-combattants à désarmer. Avant la tenue des élections de 2015. En tout état de cause, les ex- combattants constituent toujours une menace pour une élection libre et transparente en Côte d’Ivoire. Autant de préoccupations qui s’ajoutent au cas de la nouvelle Cei qui reste  encore d’actualité. La Cei, version Ouattara est décriée de toute part à cause de son déséquilibre en faveur du camp Ouattara.  Quand on sait aussi  que certaines ré- gions du pays sont interdites au Fpi, l’on se demande bien à quel type d’élection auront droit les Ivoiriens ?  Conscients de ces faits, le Pdci de Félix Houphouët- Boigny  risque de briser le rêve du Rdr en décidant d’aller aux élections en rang dispersé. Quand de son côté  le Fpi observe  pour mieux apprécier le déroulement des choses.

Toussaint N’Gotta

Le Temps N ° 3272 du vendredi 22 a o û t 2 014




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