Pour son éligibilité en 2015, Alassane Ouattara évoque la "jurisprudence" de son éligibilité de 2010: Le passage en force programmé

Lundi 9 Mars 2015 - 10:41



Propos liminaires

Bonjour et bonne fête à toutes les dames, bonne fête à tous. Je suis heureux que nous soyons tous ensemble après cette belle cérémonie de la fête des femmes, la Journée internationale de la femme. Nous voici au terme de la visite d’Etat que nous avons effectué dans le district du Bas-Sassandra et qui nous a emmené successivement à Soubré, Yacolidabouo, Méagui, Mayo, Sassandra, Fresco, Tabou et San Pedro. A chacune de ces étapes, j’ai reçu un accueil particulièrement chaleureux. De nombreux témoignages d’amitié, de fraternité, je dirai même d’affection. Je voudrais, au nom de mon épouse et de toute la délégation qui m’a accompagné, remercier les populations du Bas-Sassandra pour leur accueil. Avant de dresser le bilan de ma visite, je voudrais, à l’occasion de la Journée internationale de la femme, rendre un vibrant hommage à toutes les femmes de Côte d’Ivoire et du monde. Je voudrais saluer le dynamisme des femmes, leur courage, leur contribution au développement du pays. Et comme je l’ai indiqué lors de l’installation du Conseil national de la femme, le lundi 2 mars 2015, à Abidjan, le rôle et l’action de la femme ont été décisifs dans les étapes de la vie de notre nation. C’est pourquoi, nous devons consolider davantage les droits des femmes. Nous devons veiller à leur protection, promotion et aussi à leur autonomisation. S’agissant maintenant du Bas-Sassandra, cette visite a été l’occasion de faire l’état d’avancement dans cette région et de présenter aux populations les grands projets que nous avons pour elles. Nous avons de grandes ambitions pour cette région du sud-ouest. Notre objectif est de donner à cette région un nouvel élan, en faire un grand pool de développement énergétique de la Côte d’Ivoire. Les 6000 milliards Fcfa que nous avons l’intention d’investir d’ici 2020, vont transformer la région, accroître son activité auprès des investisseurs et surtout créer des emplois. Nous avons déjà obtenu les financements de certains de ces projets, le financement des partenaires bilatéraux pour des partenariats publics-privé. Comme vous le savez, j’ai cité un certain nombre de projets comme la construction d’Université à compter de septembre 2015, l’autoroute Abidjan - San Pedro, la construction de la gare routière, de l’aéroport international de San Pedro, l’augmentation de la capacité énergétique de la région pour en faire le pool énergétique de notre pays  grâce à la construction de plusieurs centrales thermiques et des barrages hydroélectriques. J’ai donné tous ces détails lors des discours.  Il y a aussi l’extension du port de San Pedro pour en faire un véritable outil de développement de  toute la région. Nous avons donc des projets importants qui se chiffrent à plus de 5 milliards Fcfa. Ajouter à cela le bitumage des routes, nous nous retrouvons avec un montant de près de 6000 milliards de Fcfa sur les prochaines années donc de maintenant jusqu’à 2020. Je voudrais remercier tous les journalistes pour votre disponibilité. Chaque soir, le programme est minutieusement diffusé avec beaucoup de professionnalisme. C’est grâce à vous que la population ivoirienne et le monde entier ont pu suivre le succès de cette visite. Je voudrais dire merci au Premier ministre, aux membres du gouvernement, aux élus locaux et tous les cadres qui ont contribué à la réussite de cette mission.


Durant votre séjour dans la région du Bas-Sassandra, vous avez parlé de la construction d’une Université. Qu’en est-il de la promesse que vous avez faite à Man, concernant l’ouverture de l’Université de cette ville qui était prévue pour 2014 ?


Notre objectif est de travailler à ce que chacun des districts ait une Université à terme. Nous avons comme ambition d’ouvrir une Université dans chaque chef-lieu de district. Nous en avons déjà à Abidjan et Bouaké. Nous avons celle de Korhogo qui a ouvert ses portes. Pour Man, les travaux sont en cours. L’Université devrait ouvrir en octobre cette année. Concernant San Pedro, les travaux commencent en septembre 2015 et donc l’Université pourra ouvrir en octobre 2016. Donc nous continuerons ce programme dans d’autres régions, notamment Bondoukou, Abengourou ainsi de suite.


Quelles sont les mesures prises par l’Etat pour lutter contre l’érosion vu l’immense investissement pour le port autonome de San Pedro ?


Les mesures prises pour protéger la zone côtière, ce sont des questions très techniques. Bien évidemment, le tracé de l’autoroute devra tenir compte de toutes ces contraintes. Nous avons beaucoup d’expériences en la matière. L’environnement et le développement durable est maintenant une priorité pour nous tous. Nous devons protéger bien sûr  la zone et la flore. Il n’y a pas de souci de ce côté.

Excellence M. le Président, à Bonoua, à l’occasion de l’inauguration du centre d’alimentation d’eau potable, vous indiquiez votre appartenance au Pdci. A Sassandra, au cours de votre meeting, vous avez réitéré votre désir de parvenir à un parti unifié. Alors M. le Président, votre retour à votre parti originel est-il envisageable ? Et qu’en sera des partis alliés (Mfa, Udpci) et l’Upci ?


Pour ce qui est de mon appartenance au  Pdci-Rda, je crois que c’est évident. J’ai été le numéro 2 du Pdci. Par conséquent, nous sommes tous Pdci, je crois dans cette salle. Le Premier ministre, Amadou Gon, etc. Donc je pense qu’il n’y a pas de développement à faire là-dessus. Il n’y a pas d’implication à tirer de cela.


Essy Amara a fait une sortie récemment où il disait que les jeunes musulmans désœuvrés pourraient appartenir à Boko Haram en Côte d’Ivoire. Pour vous qui êtes le Chef de l’exécutif, quel est votre réaction à cette sortie qui sonne comme le tocsin d’une formation de bandes armées en Côte d’Ivoire ?


Je n’ai pas pris connaissance des propos d’Amara Essy. Donc je ne vais pas les commenter.


La présence de Blaise Compaoré en Côte d’Ivoire est critiquée par les autorités burkinabè. Et bien que Kaffando ait effectué une visite de travail ici en Côte d’Ivoire, les relations sont un peu tendues. M. le Président, quel est le statut de Blaise Compaoré ? Bénéficie-t-il du statut d’exilé ?

Blaise Compaoré est chez lui en Côte d’Ivoire.

Concernant le Rdr dont vous êtes toujours le président…


Ce n’est pas vrai. Je ne suis pas le président du Rdr. Vous devez lire la Constitution. Je suis au-dessus des partis. Je suis avec tous les partis donc je suis Pdci, je suis Rdr, je suis Fpi, je suis tout le monde (…). Soyez certain que je suis tout à fait conforme à la Constitution. Mais je trouve que ce n’est pas une bonne idée de dire qu’un Président de la République ne peut pas appartenir à un parti. C’est illusoire. J’espère qu’il y aura une modification constitutionnelle pour régler cela. Obama est au parti démocrate, tout le monde le sait. Hollande est au parti socialiste et tout le monde le sait. Alors quelle est cette hypocrisie de dire que le Président n’appartient à aucun parti. Moi je respecte la Constitution telle qu’elle est aujourd’hui mais je souhaite qu’elle soit modifiée. Je veux la transparence dans les relations humaines et dans les relations politiques. Je suis Pdci, Rdr, Udpci, Rhdp, je suis avec tout le monde, Fpi, Pit. Il y en a encore d’autres je crois. Pour le moment, je suis avec tout le monde.

Concernant les procès en assises des pro-Gbagbo, vous avez dit qu’il y aurait des poursuites dans tous les camps. La Commission nationale d’enquêtes a fait ses enquêtes et a déposé un rapport qui a dit qu’il y a eu des tueries dans les deux camps. A quand les poursuites dans votre camp ?


Le camp de qui ? Moi je n’ai pas de camp. Il faut que les questions soient bien précises. Je suis le Président de tous les Ivoiriens, je n’ai pas de camp (…). Pour les procès, ils ont commencé mais ils ne sont pas encore terminés. Et moi je voudrais attirer votre attention de faire preuve de moins de sévérité à l’endroit de notre justice. Il y a des progrès considérables qui ont été accomplis. Voyez-vous, l’ancien Président se trouve à la Haye mais son procès n’a même pas encore commencé et personne ne dit mot. On trouve cela tout à fait normal et on veut que la justice ivoirienne règle des centaines de cas en un an ou deux ans. En 2011 et 2012, notre justice était totalement inexistante. Beaucoup de magistrats avaient fui, les salles n’étaient pas disponibles. Tout ce travail a été fait et ces procès ont lieu et ils continueront. Tous ceux qui ont été indexés dans ce rapport de la Commission nationale d’enquête devront répondre de la justice. Je crois que les interrogatoires ont commencé d’ailleurs si j’ai bonne information. Par conséquent, ne pensez pas que c’est une affaire de justice pour certains ou contre d’autres. Les victimes se trouvent dans les deux camps si vous voulez parler de camps. Donc, il faut que tous ceux qui ont commis des crimes de sang puissent être jugés. Je réaffirme l’engagement qu’il n’y aura pas d’exception. J’ai répondu déjà à votre troisième question qui était la meilleure, je suis un homme heureux. Merci.


Est-ce qu’on peut dire que vous êtes un homme heureux en 2015 puisque vous venez de remporter la Can et le Pdci vient de vous choisir comme son candidat ?


Je suis un homme comblé et comme je le disais aux Eléphants, à l’entraîneur, à la Fif, je serais encore plus heureux si on remportait la Can en 2017. Ce serait formidable.


Vous avez annoncé un investissement de 6000 milliards Fcfa. Et vous avez dit que la Côte d’Ivoire n'a pas à s’endetter à l’extérieur. Mais est-ce que cela ne va pas entraîner une hausse des impôts en Côte d’Ivoire pour le financement de ces investissements ?


Vous savez, les 6000 milliards Fcfa, je n’ai pas voulu vous ennuyer avec tous les détails tout à l’heure, mais nous avons fait le compte exact: il y a la construction de l’Université qui fait 84 milliards Fcfa qui commence en septembre 2015, c’est sur financement multilatéral, c’est un partenariat public-privé, donc il n’y a pas de problèmes. La construction de l’autoroute Abidjan-San Pedro, 740 milliards Fcfa, c’est également un partenariat public-privé, c’est-à-dire des grosses sociétés internationales qui ont de l’expérience, après appel d’offres vont s’engager à le faire et ce sera comme le Pont Henri Konan Bédié, à savoir une autoroute à péage. Comme l’autoroute de Yamoussoukro cela se finance tout seul. La construction de la gare routière, je ne sais pas comment elle va s’appeler, mais là, ce n'est pas un montant excessif, donc, l’Etat pourra le faire en combinaison public-privé. La construction de l’aéroport international de San Pedro, également un partenariat public-privé, autour d’une centaine de milliards; l’augmentation de la capacité énergétique de la région. D’abord, il y a le barrage de Soubré qui coûte 330 milliards; les deux centrales thermiques à charbon, 700 milliards, toujours en partenariat public-privé; le barrage de Soubré c’est avec la Chine, c’est un prêt constitutionnel; les quatre barrages Louga, Botoubré, Gribo popoli et Tiboto, pour 3700 milliards, c’est également avec les Chinois, etc. Vous voyez, les partenariats public-privé, ce sont des privés, des pays comme la Chine qui font le travail avec le financement chinois, bien sûr, il y a une contribution de la Côte d’Ivoire, mais qui est faible. C’est pourquoi, je dis que cela n’entraîne pas d’endettement excessif de la Côte d’Ivoire. Parce que nous allons continuer, malgré les bonnes performances, avec le Fonds monétaire international pour bien valider que notre pays est bien géré et que nous n’avons pas de soucis à nous faire. Aujourd’hui, le ratio de la dette Pib est aux alentours de 40%. Donc fondamentalement, nous n’avons pas de problème de dette extérieure. Tous ces projets se financent tous seuls. Vous savez, s’il y a tout cela, c’est la confiance. Si les opérateurs de ces grands pays, la Chine, l’Union européenne, les Etats-Unis n’avaient pas confiance en la capacité managériale du gouvernement, on n’aurait jamais ces projets. Donc, c’est d’abord la confiance qui fait que nous avons ces financements. Donc les 6000 milliards seront financés bien évidemment essentiellement par l’extérieur, mais où seules les ressources constitutionnelles qui n’accroissent pas la dette de manière indue, et où par les privés qui financent sur leurs propres ressources et se font rembourser. Parce que ce sont des constructions qu’on appelle Bot (Build operate and transfer). Ils se paient sur la structure construite pendant 20 ans, 30 ans et après cela devient la propriété de l’Etat de Côte d’Ivoire. Il y a également l’extension du port de San Pedro qui fait 950 milliards, c’est également un partenariat public-privé. Nous sommes très regardants sur la gestion macro-économique. Nous avons l’un des meilleurs cadrages macro-économiques dans le monde, si bien au niveau du déficit sur la dette publique et de la dette sur le Pib, au niveau de l’inflation, du taux de croissance. Et nous entendons maintenir ces bonnes performances. Et vous avez un grand banquier à la tête du pays et un grand économiste, Daniel Kablan Duncan, vous n’avez pas de soucis à vous faire. Il n’y aura pas de hausse d’impôts, bien au contraire, mon objectif c’est de baisser les impôts. Je vais baisser les impôts au fur et à mesure que la base imposable va s’améliorer. Et même de convaincre les pays de l’Uemoa d’accepter qu’on commence à baisser les droits de douanes. Donc pas de soucis sur le financement, sur l’impact, sur la dette extérieure et sur le cadrage macro-économique.

Vous avez récemment exprimé, concernant la lutte contre Boko Haram, que c’est une menace réelle pour notre pays et la sous-région. Vous avez exprimé également votre solidarité à l’endroit des pays engagés dans la lutte contre cette secte. Quelle sera la part concrète de la Côte d’Ivoire dans la lutte contre cette secte ?


La Côte d’Ivoire a joué dans la lutte contre Boko Haram, une part importante, d’abord quand j’étais le président de la Conférence en exercice de la Cedeao. Nous avons organisé des interventions internationales pour libérer le Nord Mali. Nous avons aussi été aux côtés de nos frères du Nigeria et même du Niger. Il n’y a pas plus de deux semaines, nous avons envoyé une mission en Niamey pour marquer notre solidarité et nous travaillons, les deux zones Cedeao et Ceac, pour avoir une approche commune de sorte qu’elle ne soit pas limitée aux pays du bas du lac Tchad, c’est-à-dire le Nigéria, le Niger, le Tchad et le Cameroun. Il faut l’élargir à tous les autres pays. Parce que cette menace terroriste ne se limite pas seulement aux pays voisins du Nigeria. J’espère que dès ce mois de mars, nous pourrons organiser un sommet Afrique centrale-Afrique de l’Ouest pour être un peu plus précis sur les modalités de contribution des uns et des autres. Le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine vient d’adopter, il y a quelques jours, un projet de résolution à faire adopter par les Nations Unies pour demander 10.000 hommes. La Côte d’Ivoire n’a pas encore été sollicitée. Mais si c’était le cas, bien sûr, les ministres compétents et l’armée ivoirienne nous feront des recommandations.

Vous avez nommé Koné Mamadou à la tête du Conseil constitutionnel. Des voix s’élèvent pour dire que vous avez choisi une personnalité du Rdr qui peut travailler selon votre vouloir. Quel commentaire ?


Les gens doivent comprendre une chose, moi je n’interfère pas dans la gestion des institutions. Je veux des institutions qui soient autonomes, fortes et qui donnent la crédibilité à notre nation. Obama l’a dit il y a déjà plusieurs années. J’ai déjà indiqué  que ce qui se passe au Conseil constitutionnel n’a rien à avoir avec le Président de la République. Le président du Conseil a décidé de me remettre sa démission compte tenu des problèmes de fonctionnement à l’intérieur du Conseil constitutionnel. Je ne pouvais qu’accepter cette démission. J’ai essayé de trouver les meilleurs magistrats possibles. Celui qui a été nommé, je ne sais pas comment vous voulez l'étiqueter, mais moi ce qui m’intéresse, c’est la compétence des uns et des autres. Après tout, quand j’ai nommé Francis Wodié, personne n’en a fait un problème. Pourtant, il n’est pas de mon parti. Il est  même d’un parti de gauche. Je l’ai pris pour sa compétence. Celui qui lui a succédé a été majeur à l’école de magistrature de Paris. C’est quand même un magistrat respecté qui a  été directeur de cabinet sous plusieurs régimes. Il a travaillé quasiment avec tous les partis politiques. Il a été ministre de la Justice sous Laurent Gbagbo, etc. Moi je n’ai pas d’apriori. Je  considère que les bons magistrats diront  toujours le droit. J’ai mis à la Cour suprême un autre grand magistrat Aphing Kouassi qui est respecté. Donc, j’essaie de trouver le meilleur à chaque poste. Je pense que j’ai choisi en mon âme et conscience les meilleurs pour ces deux postes.


M. le Président, l’alternance en 2020 avec un cadre du Pdci. Que  pouvez-vous dire pour rassurer les sceptiques ?


Moi, je suis pour l’appel de Daoukro, je l’ai indiqué publiquement, mais la priorité que j’ai indiqué à tous et je le répète, c’est que nous devons travailler au parti unifié parce qu'en réalité le Pdci s’est éclaté en plusieurs morceaux et même à l’intérieur de chaque parti, il y a des voix discordantes. La preuve, au Pdci, il y a 99% qui sont pour l’appel de Daoukro, je crois à peu près 1% qui n’est pas pour, c’est la démocratie. Je suis au Rdr, il y a également peut être 99% qui seront pour l’appel de Daoukro, il y a 1% qui sera contre. Une fois que le parti est unifié, le problème est plus simple à résoudre donc je ne me fais de soucis. De toute façon, nous sommes pour l’appel de Daoukro. Je crois que cet appel donne une visibilité sur la stabilité du pays. C’est cela le plus important. Les questions de personnes ne m’intéressent pas parce que je veux vraiment les meilleurs pour la Côte d’Ivoire et les meilleurs pour me succéder. Rassurez vous, je ne m’accrocherai pas au pouvoir. Je peux faire autre chose et je l’ai déjà démontré. Donc voici pour l’alternance 2020.

M. le Président, est-ce que l’article 35 pourrait être révisé avant les élections de 2015 ?


Il n’y a aucune raison de modifier l’article 35. Je crois qu’il faut laisser le Conseil constitutionnel et la Commission électorale indépendante (Cei) faire leur travail. Je considère par contre qu’il y a des modifications à apporter à l’article 35 qui sont de facto et qui ont déjà été utilisées pour les élections de 2010. On aurait pu faire le nettoyage en faisant un référendum. Mais un référendum, c’est coûteux. Mais en droit, on dit qu’il y a ce qu’on appelle la jurisprudence. A partir du moment où ces dispositions ont été appliquées, elles seront applicables. Mais nous ferons une modification constitutionnelle globale après les élections. Parce que nous devrons incorporer dans la Constitution, tous les amendements qui sont déjà utilisés de facto, mais qui n’ont pas pu être modifiés, parce que le référendum n’a pas été fait. Mais leur utilisation pour les élections de 2010 vaut la consultation de la voix populaire. Par  conséquent, il n’y a pas lieu de se précipiter à changer l’article 35. Ce sera fait. Et ce sera peut-être l’occasion d’avoir un débat constitutionnel. Pour avoir une troisième République, pourquoi pas. Ce sont des questions qu’il faut étudier sereinement. Lire la suite...
 




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