Pour la libération du Président Laurent Gbagbo et du Ministre Charles Blé Goudé

Jeudi 7 Avril 2016 - 17:27


Le samedi 9 avril 2016, sera lancée l'idée de rassemblement d'Africains et de panafricanistes devant les ambassades de France en Afrique. Cette action vise à rendre plus visible notre lutte. Elle mettra ainsi la pression sur ceux qui ont pris Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé en otage.

Retenir en prison deux hommes politiques alors que les faits et les témoignages montrent la vacuité du dossier, est une violation flagrante des Droits de l’homme dont se fait l’auteur la Communauté internationale. Il s’agit bassement à ne point douter, de maintenir le Président Laurent Gbagbo hors de son pays pour espérer qu’Alassane Dramane Ouattara aille au terme d’un deuxième mandat usurpé dans la honte et du cynisme bus. La lutte doit donc monter en gradation et ce, à tous les niveaux pour que cette injustice gratuite qui gagne en escalade, ne l’emporte pas.

Le 11 avril 2011, Nicolas Sarkozy instrumentalisait l’ONU pour renverser le Président Laurent Gbagbo et le déporter par la suite à La Haye. C’est la première fois que dans l’histoire des Relations internationales, une guerre est utilisée pour la résolution d’un contentieux électoral. La désinformation à outrance doublée d’un lynchage médiatique a fait croire que Laurent Gbagbo était un dictateur. «  Heureusement, un mensonge répété mille fois n’a jamais fait une vérité.  »
Parce que les faits sont têtus, le temps a contribué à déconstruire le mensonge. Une des illustrations grossières est la manipulation sur le bombardement en novembre 2004 d’un lycée à Bouaké. Lequel bombardement avait été injustement imputé à Laurent Gbagbo.

Depuis bientôt cinq ans, Laurent Gbagbo est détenu à La Haye dans une procédure entachée d’irrégularités. L’occasion de la journée commémorative panafricaine du 9 avril 2016, sera aussi pour rendre un hommage à tous ceux qui, d’une façon ou d’une autre ; de près ou de loin ; se sont mobilisés pour que cette lutte noble rallie certains de ceux qui avaient été intoxiqués par les médias aux ordres et d’autres qui ont compris parce que mieux édifiés au fur et à mesure de nos explications.

Les combats sur les différentes problématiques de la Dignité de l’homme africain ; de la souveraineté des Etats africains et de la Liberté des peuples africains doivent se mener d’une façon plus globale. La plateforme panafricaine qui est étroitement impliquée dans l’organisation de cette journée commémorative du samedi 9 avril 2016, est pour cette lutte partagée et plus ouverte.

Car le système de prédation sans limite et de paupérisation des peuples d’Afrique est tellement bien organisé et tient tant à maintenir sa domination qu’il fonce tête baissée dans les différents pays d’Afrique. C’est par la mutualisation de nos efforts ; c’est par le rassemblement de nos expériences respectives ; c’est par l’identification du bon combat, c'est ainsi par la promotion de la lutte juste que ce système vorace qui est sans limite, reculera.

La victoire est à portée de main. C’est en se donnant la main, dans le respect des uns et des autres, dans la tolérance entre combattants et dans l’humilité que nous provoquerons ultimement l’émergence d’un partenariat gagnant-gagnant, si cher à Laurent Gbagbo, cet homme de vision, cette désormais icône africaine.

Rassemblons-nous donc d’abord pour gagner la Côte d’Ivoire. C’est le seul premier combat qui vaille aujourd’hui. « A vaincre sans périr, on triomphe sans gloire ». L’exemple est là devant nous, au pays. Ils ont choisi la violence. Alors, une victoire volée, une victoire tachée de sang, maintient les prétendus vainqueurs dans la peur. Alors, ils continuent dans la triche, dans la voyoucratie, dans la délinquance et dans une corruption rampante jamais égalée. Quelle jouissance triste ! Mais c’est leur problème.

Regardons bien ! Cette lutte n'est pas entre nous. Elle est contre ceux qui nous maintiennent dans la pauvreté alors que nous avons des richesses immenses. Nous n'avons pas le minimum vital et nos peuples sont brutalisés. Nous devons nous mettre à la hauteur pour arrêter leurs brutalités. Faisons tout pour faire converger nos forces. Tous ceux qui, dans le jeu de divertir et de distraire aux fins de disperser nos forces sont à la marge. Il faut simplement les plaindre. Mais notre combat n'est pas là.

Battons-nous pour que Laurent Gbagbo sorte de cette détention arbitraire. Et malgré des procès expéditifs (Simone Gbagbo, Beceao, …) et des montages grossiers pour espérer influencer les décideurs de ce monde, Laurent Gbagbo sortira ; car étant la clé de voûte de la réconciliation nationale, le seul à pouvoir rapprocher durablement et de façon viable les Ivoiriens. Ce qui induira par ailleurs la confiance dans d’autres contrées de l’Afrique.


Claude KOUDOU
Enseignant-Ecrivain  ; Directeur de la Collection «  Afrique Liberté  » chez les Editions L’Harmattan.
 




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