Pour la libération des prisonniers politiques: Samba David lance un ultimatum au pouvoir Ouattara

Samedi 6 Décembre 2014 - 07:48


Pour la libération des prisonniers politiques: Samba David lance un ultimatum au pouvoir Ouattara
«Si d’ici le 18 décembre, les prisonniers politiques ne sont pas libérés, nous prendrons nos responsabilités », tel est l’ultimatum lancé hier par Samba David à l’endroit des autorités ivoiriennes. Pour le président de la Coalition des Indignés de Côte d’Ivoire, il est hors de question que des ivoiriens croupissent dans les prisons au seul motif que ce sont des pro-Gbagbo. L’orateur, qui animait une conférence de presse au Baron de Yopougnon, s’est offusqué de ce que Alassane Ouattara qui, dans son discours d’investiture de mai 2011 clamait haut et fort qu’il mettrait fin à l’impunité, fasse le contraire de cette profession de foi. « Chemin faisant, nous constatons que la lutte contre l’impunité consistait à bâillonner l’opposition », dénonce-t-il. « De nombreux ivoiriens sont détenus en prison sans jugement. Les prisons elles-mêmes sont surpeuplées et les conditions de détention sont très difficiles. Beaucoup d’ivoiriens meurent en prison. Nous ne pouvons pas nous taire sinon nous nous faisons complice de cette situation », a ajouté Samba David. Qui comprend difficilement que c’est à l’issue de tractations politiques qu’on libère les prisonniers politiques et non à l’issue d’une procédure menée par le juge d’instruction. Ce qui l’amène à conclure que « ces prisonniers sont objet de chantage et de marchandage politiques ». Samba David a en outre abordé la question de l’attaque du camp de Nahibly où plus de 800 personnes ont été assassinées. « L’enquête est ouverte depuis  2012 et reste sans suite à ce jour. Or dès qu’on dit tu es un pro-Gbagbo, on t’arrête tout de suite et on te met en détention préventive », s’est-il indigné. Avant  de déclarer ceci : « Nous demandons au président de libérer purement et simplement tous ces détenus politiques. Nous exigeons ici et maintenant les résultats des enquêtes sur les massacres de Nahibly ». « Le 18 décembre est le début du commencement de notre émancipation et de notre souveraineté. Quiconque s’amuse à contrarier le peuple le trouvera sur son chemin », at-il averti, annonçant à la même occasion, une tournée de sensibilisation dans le pays profond.

Hervé Gobou

Source: Aujourd’hui / N°782
 




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