Poème en honneur de Simone Gbagbo

Lundi 27 Janvier 2014 - 13:05


Poème en honneur de Simone Gbagbo

ESTHER

 

(Lettre-réponse aux vœux de la Première Dame Simone Gbagbo)


 

 

Je t’ai reconnue à la douceur maternelle de ta parole

Tu es Esther, la généreuse et attentive de son peuple.

Ta parole est un hymne qui révèle la limpidité de ton âme.

Toute l’Eburnie entière a tressailli d’un bonheur immense

Lorsque tu as daigné souverainement t’adresser à elle

En ces temps de confusion générale et d’incertitude.

 

Tu as choisi l’année mystique totalisant le chiffre sept,

Nombre viril qui prédit un inédit commencement.

Par des mots codés dont toi seule a le profond secret

Tu nous enseignes la patience des fils de lumière.

Tu veux nous affranchir de nos chaines immondes

En répandant sur nous ton affection réparatrice.

 

Les temps anciens de tourments et de désolation

A pas de géant courent vers l’infini gouffre infernal.

Tu le sais, et, pour nous sauver, nous tes vrais enfants

Afin d’éviter d’être châtiés par la sainte colère de Dieu,

Le Justicier qui vient remettre de l’ordre dans sa demeure,

Tu nous avertis d’aimer avec passion nos ennemis.

 

Sois rassurée ! Nous allons, pour nos bourreaux,

Fléchir les genoux, pour le pardon intégral de tous.

C’est cela, dis-tu, qui plait au Seigneur ton Dieu.

Nous le ferons par respect, suivant ton profond désir

Car, tu nous l’as appris, la vengeance est au Créateur,

Lui, qui fait toujours droit aux malheureux.

 

Mais, il faut que tu le saches, ô Notre Dame !

Toi la droguée de Dieu, ô Mère consolatrice

Toi notre espérance en des avenirs meilleurs.

Tout n’est plus rose chez nous, chez toi

Le cauchemar a envahi nos nuits froides et tristes

Notre vie ne ressent plus la chaleur de nos soleils.

 

Au cours du long temps de ton absence forcée

Sous le règne des nouvelles puissances imposées

On ne dort plus, pas qu’on n’a pas sommeil

Mais on ne sait où dormir en toute quiétude ;

On ne mange plus, pas qu’on n’a pas faim,

Mais la pitance ploie sous l’empire de la rareté.

 

Depuis ta détention dans ton château de fortune

On ne boit plus, toutes les sources étant pompées.

La cité est assiégée d’instruments de la mort.

C’est le règne des chefs de guerre assoiffés de sang

Et insatiables de rapines à tous les carrefours

Même les gamins deviennent des égorgeurs impénitents.

 

La misère est desséchante dans le pays profond

Chiens errants et promeneurs faméliques

Se disputent les poubelles des nouveaux riches.

Le citoyen est étranger chez lui face aux apatrides

Et le paysan est transformé en esclave sur sa terre.

Le droit est devenu un poison aux mains des mécréants

 

Voilà le décor actuel de ton pays bien-aimé

Un pays défiguré et complètement désarticulé.

Mais de ta bastille, tu nous appelles à prier,

A combattre le mal que nous ne voulons pas

Pour vivre en communauté de citoyens civilisés

Avec ceux qui ont porté le glaive contre la patrie.

 

Avec courage, tu nous détourne de nos lamentations

Par la force du verbe, tu fortifies nos faiblesses

Bien que rongés par les douleurs de nos plaies béantes,

Tu nous exhortes à exhiber notre humanité aux criminels

Convaincue que le siège royal usurpé sera restitué.

Notre roi libéré reviendra rétablir nos institutions.

 

Car tu as su décrypter les heureux signes du temps

L’heure de la grande délivrance est venue

Assyriens et Babyloniens mordront la poussière

Et Gog le prince du Mal sera déboulonné en pièces

Ainsi qu’en a décidé le Maître de l’Histoire

Notre patrie délivrée renaîtra et refleurira.

 

Nous avons bien saisi ton message, ô Notre Dame.

Nous prions pour toi aussi, afin que tu ne défailles point

Reste forte ! Que la déprime quitte ton corps !

Que ta sagesse nous éclaire de mille feux écarlates.

Nous t’attendons pour t’honorer avec ton Dieu

Et célébrer notre paradis reconquis et renouvelé.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 






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