Pascal Affi Nguessan, un opportunisme felon pour assouvir un égoïsme mesquin.

Lundi 17 Novembre 2014 - 09:29


Ceux qui observent attentivement la vie politique en Côte d’Ivoire savent depuis longtemps, très longtemps, que Pascal Affi Nguessan n’a jamais été « the right man at the right place ». Pour tout dire, cet homme-là fait partie des erreurs graves qui furent celles du FPI, un Parti politique, certes avec de nombreuses personnes bien outillées au plan de la connaissance des arcanes de la politique, mais des personnes se connaissant à peine, le temps de se pratiquer ayant été trop court et trop plein d’événements qui imposèrent que l’on négligeât certains aspects de la personnalité des individus. Tout n’étant pas bon à dire sur la place publique, nous essayerons de ne relever que quelques faits qui sont déjà connus du public, juste pour rafraîchir les mémoires.
 

De Linas-Marcoussis au QG d’Attoban: des paroles et des actes d’un esprit retors et tricheur :
 

De nombreux Ivoiriens se rappellent sans doute qu’en janvier 2003, à l’issue du conclave français de Linas-Marcoussis, conclave qui avait pour objectif de dépouiller le Président Gbagbo de toute prérogative en faveur de la rébellion, Affi Nguessan, le Premier Ministre d’alors, déclara dans une télévision française, qu’il était partant pour devenir le Premier Ministre que la France allait imposer pour mettre à la touche le Président élu. Certes, il y a des explications à un aussi facile revirement de l’homme, un revirement à relents de lâchage, pour cet homme que Gbagbo avait sorti de nulle part, mais nous nous intéresserons aujourd’hui au côté perfide d’égoïsme pathologique de l’homme qui ne pensait là qu’à sa tête, au mépris de tout le reste. Aujourd’hui, il aurait l’audace de dire à ses affidés que « Gbagbo l’a sacrifié en lui faisant perdre SON poste de Premier Ministre ! » Il dit de telles incongruités à ceux qui l’écoutent, lui qui a mordu à la tentation de se sauver seul et s’est précipité à signer les « accords de Marcoussis », pendant que Mamadou Koulibaly claquait la porte ! Des gens qui lui prêtent encore des aptitudes de loyauté, vont jusqu’à prétendre qu’il aurait signé ces accords sur ordre de Gbagbo. Il parait même que l’homme raconte que c’est lui qui fait Laurent Gbagbo et que celui-ci ne lui aurait pas retourné l’ascenseur comme il le mériterait. Que de vanité, pour un homme incapable de gagner la moindre élection ! Car, il ne faut pas s’y tromper, l’élection de cet homme à la Mairie de Bongouanou, en 1990, n’a été que le reflet du raz-le bol général dans le pays ; la clameur s’étant tue, on l’a vu échouer à chaque autre tentative.
 

A la survenue de la crise en 2002, après ses frasques à Linas-Marcoussis, Affi se retrouva à n’avoir à gérer que le FPI. C’est là que l’homme étala son caractère de monarque boulimique et insatiable, que n’intéressent que les espèces sonnantes et trébuchantes, un caractère qui avait déjà transpiré lorsqu’il occupait encore la Primature : des cotisations de nos députés et grands responsables de l’Etat, aux fonds qui sont alloués au Parti, y compris ceux du financement des Partis politiques, rien ne se verra dans la gestion du FPI, en dehors de l’immense résidence du camarade Président Affi Nguessan. Le Parti se retrouve aujourd’hui sans siège, sans le moindre équipement, et aurait même perdu le terrain que la Mairie de Yopougon avait offert, faute, paraît-il, de constitution des documents de propriété…
 

Une opposition à Gbagbo sur fond de mensonges et de mesquinerie :
 

Autant un rebelle est un rebelle, autant un tricheur abonné à la traîtrise ne change pas : Pascal Affi Nguessan ne changera jamais ! Sorti de prison grâce à l’action de la direction intérimaire du FPI, il est persuadé que les camarades restés en liberté voulaient SA place et n’ont pas œuvré à le faire sortir de prison. Il est convaincu que c’est son aura personnelle qui a amené ses geôliers à le faire sortir. Ses affidés et lui ne semblent pas réfléchir assez pour arriver à se dire que si on l’a sorti de prison en lui imposant de changer la ligne du FPI, c’est que c’est cette ligne-là qui gêne et que c’est elle qui a engendré sa sortie. Autrement dit, si le FPI était « entré dans le jeu politique » comme ses compères et lui le préconisent, on l’aurait oublié à Bouna, et les choses se seraient poursuivi sans lui. Ce qu’ils oublient, c’est que si eux ne le comprennent pas ou feignent de ne pas le comprendre, nous sommes nombreux en Côte d’Ivoire et dans le monde, qui savons qu’on n’infléchit pas la position de l’adversaire en entrant dans son jeu. « Entrer dans le jeu » de l’adversaire et « tourner la page Gbagbo », c’est condamner Laurent Gbagbo à être oublié en prison. Alors, incapable d’assumer sa position qu’il sait (malgré tout) pas tenable, Affi déclare qu’il est « candidat à sa propre succession au FPI, pour libérer Gbagbo et non pour tourner la page de celui-ci. » Quoi !? On ne lui demanderait pas d’être honnête : l’honnêteté est une denrée inaccessible pour certains individus ! Mais il pourrait au moins être courageux ! Il pourrait tenir un discours franc et cohérent, au lieu de ces mensonges qui ne peuvent tromper que ceux qui veulent être trompés ! Et puis, que de mesquinerie que de chercher à diviser les militants du Parti, avec des thèses tribales et démagogiques ! Affi soutiendrait que « les gens veulent l’évincer de la direction du FPI parce qu’il n’est pas Bété et de l’ouest! » Exactement comme l’autre, qui prétendait qu’« on ne voulait pas qu’il soit président parce qu’il est musulman et du nord ». No comment !... Après 13 ans de gestion obscure et sans partage, ce serait aujourd’hui qu’on se serait rendu compte qu’il n’est pas Bété et de l’ouest! Ce sont pourtant des Bété et des gens de l’ouest qui constituent l’ossature de sa bataille ! Les Alcide Djédjé, Gossio Marcel et autres Voho Sahi ne sont-ils pas Bété et de l’ouest ? A moins de prendre les Ivoiriens pour de « pauvre c… », à l’image de Sarkozy avec ses compatriotes, Affi devrait revoir sa copie !
 

Nous aurons beaucoup à dire, lorsque la campagne sera ouverte pour la présidence du FPI. Nous commençons doucement, très doucement, car nous somme pressé ! De fait, ce qui fait la différence entre nous et le camp de Pascal Affi Nguessan, c’est que nous restons sereins et lucides! Nous refusons de leur ressembler, eux qui sont convaincus qu’il faut rouler carrosse pour faire de la politique, ainsi que me le signifia un jour une Dame, personnalité du cercle rapprocher de l’adversaire de Laurent Gbagbo ! Nous voulons nous éloigner de leurs comportements, eux qui, dans leur précipitation à tirer tous les draps sur eux, ont aujourd’hui plombé les ventes de « Notre voie », ce quotidien que tous, au FPI, nous avons toujours tenu et soutenu. On apprend d’ailleurs qu’ils cherchent à chasser de cette entreprise (le journal et aussi une entreprise) tous ceux qui ne se plieraient pas à leurs désirs d’insatiables tricheurs. On raconte qu’ils ont la prétention de vouloir chasser César Etou ! Savent-ils au moins comment et ce que, du « Nouvel horizon » à « Notre Voie », des personnes comme César Etou ont donné à cette publication et au FPI ? Quand arrive nouvellement dans un village, on fait attention à ce qu’on dit et à ce qu’on fait ! Certains camarades devraient réfléchir par plusieurs fois avant d’agir et même de parler : on ne sait jamais quelle goutte fera déborder le vase.
 

Dieu nous assiste !
 

BEDI HOLY
 

 





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