Pascal Affi Nguessan ! Ou la piteuse obstination d'un tricheur né !

Jeudi 13 Août 2015 - 06:42


« Jupiter rend fou, celui qu’il veut perdre ! » C’est la première idée qui me vient à l’esprit quand mes pensées s’arrêtent sur les actes et propos de Monsieur Pascal Affi Nguessan, l’ex Premier Ministre de Côte d’Ivoire, anciennement président du Front Populaire Ivoirien (FPI). Il y a quelques temps, cet homme a défrayé la chronique, par des actes et propos pour le moins désastreux. On ne finira jamais de s’étonner du fait que Pascal Affi Nguessan, sorti de nulle part par Laurent Gbagbo, se soit cru de taille à « tourner la page » de son bienfaiteur. Il s’est alors lancé dans des actes de transformation, à son goût, du FPI, ce parti politique que Gbagbo et des personnalités de haute stature ont bâti avec sérieux et toute l’ardeur qu’on peut attacher à une œuvre majeure. Il sautorisa, faisant fi de tout scrupule, au mépris des dispositions statutaires et réglementaires du Parti, des actes et comportements de roitelet sans égard pour personne, en tentant d’imposer au FPI une direction composée de personnes qu’il appelle « ses hommes ». Il entreprit de conduire tout le Parti dans ses choix personnels, des intrigues grossières, clamant alors qu’il prenait ses responsabilités : il ne se rendait pas compte, ou feignait d’ignorer, qu’il n y a pas de responsabilité personnelle qui prévale, lorsque qu’on se retrouve à représenter une entité morale et à agir au nom d’un groupe !
 

La réaction des militants du Parti n’a pas tardé : des cadres du FPI, des membres de la direction en tête, ont élevé une vive protestation contre la forfaiture de ce triste intrigant !... Des personnes de bonne volonté tentèrent alors une médiation entre, d’un côté Affi et « ses hommes » et de l’autre, la grande majorité des militants conduits par ceux que le petit autocrate affubla du qualificatif de « frondeurs ». C’est à l’occasion des tractations conduites par cette médiation que s’étala, dans toute sa laideur, la mauvaise foi manifeste et le penchant de tricheur éhonté de l’homme. La crise s’amplifia et les temps qui ont suivi ont permis de comprendre qu’Affi Nguessan, qui présida le FPI pendant treize (13) années, par défaut, du fait de la grave crise dans le pays, n’était qu’un pion d’intérêts maffieux contre le parti de Laurent Gbagbo : Affi n’a eu aucune hésitation à faire les plus grands torts au FPI, ce parti qui l’a fait et lui aura tout donné, avec la sueur, les larmes et le sang de ses militants ! Armé du « gourdin » du pouvoir d’Etat, selon ses propres termes, du fait d’être désormais allié au régime, il fait à ses camarades (l’étaient-ils encore ?) les pires cruautés de leur existence. La preuve est aujourd’hui faite que c’est Affi Nguessan qui a fait maintenir en prison et en exil de nombreux militants et cadres du FPI et fait emprisonner les Lida Kouassi, Assoa Adou et d’autres… Totalement découvert, Affi est exclu du FPI, lors du congrès historique de Mama, le 30 avril 2015. Alors, pour se venger, Il fait envoyer en prison Dano Djédjé, le président dudit congrès, Hubert Oulaye, le président du Comité de Contrôle, Koua Justin, celui qui en sonna la mobilisation ; ensuite ce fut le tour de Dahi Nestor, Marie-France Cissé … La liste des emprisonnés est longue et n’est certainement pas près d’être close…
 

A présent, cet homme, qui n’a pu gagner la moindre élection à Bongouanou, chez lui, depuis la surprise des municipales de 1990, où il se retrouva Maire de la ville, se sentirait l’âme de brigue la présidence de notre pays ! On peut aujourd’hui comprendre que les siens de Bongouanou, le connaissant bien, n’aient jamais voulu, après s’être laissé surprendre en 1990, donner leurs suffrages à cet homme égoïste, ingrat et méchant, abonné à tricher et à trahir les autres ! Cela laisserait penser qu’Affi, perdu dans ses fantasmes les plus osés, n’arrive pas à comprendre qu’ « il ne faut pas croire tout ce qu’on entend » et se laisse griser par des propos et promesses sans fondement de gens qui l’auront découvert depuis des lustres sous sa réelle personnalité de tricheur.. .. A la vérité, Pascal Affi Nguessan, « l’homme du pouvoir Ouattara », ainsi que l’identifie désormais le périodique français « Jeune Afrique », se positionne pour accompagner le régime dans la parodie d’élection qu’il s’apprête à organiser en cette année 2015. Car l’homme, comme l’a écrit « Jeune Afrique », ne pèse rien et il le sait lui-même !
 

Le plus pitoyable dans la situation, c’est que, alors que tous les Ivoiriens, des observateurs avisés au plus ordinaire des citoyens, y compris ceux qui le poussent dans le dos, savent que depuis le 30 avril 2015, Pascal Affi Nguessan n’est plus membre du FPI, et se demandent aujourd’hui jusqu’où la cupidité peut mener cet homme, qui s’échine à agir sous les couleurs du Parti qui l’a jeté dehors… Dans le fond, Affi, parce qu’il connait, tout de même, le Parti de Laurent Gbagbo, n’ignore pas aujourd’hui qu’il ne fait plus partie de cette famille politique !... C’est pourquoi, sa piteuse obstination à s’exhiber comme président du FPI prend des allures manifestement…inqualifiables ! Pour la petite histoire, on dit dans le parti de Laurent Gbagbo que le tout nouveau Parti politique d’Affi Nguessan a son siège au Palais de Justice et que ses militants sont les juges du régime Ouattara…. C’est certainement pour cela que l’homme croit être la loi ou au-dessus des lois… Incapable qu’il se sait de pouvoir fonder un parti qui soit viable, Affi qui n’ignore pas qu’il est plus facile de détruire ce qu’on ne peut pas construire, espère ainsi faire le plus de mal à Gbagbo et au FPI ! D’autre part, se sachant inéligible du fait de sa condamnation aux assises, même s’il n’a été condamné qu’avec sursis, il se fait investir pour une élection qui lui est interdite par les dispositions légales ! Peut-être, devrait-on comprendre qu’Affi cherche à suivre l’exemple de son nouvel allié, qui n’entend aucunement respecter les lois de ce pays ! Encore une foi, Affi Nguessan campe sur le faux, pour se séduire et tromper ses suiveurs ! Cela s’appelle chercher à tricher !
 

Ce qu’Affi n’arrive pas à intégrer, c’est ce que résume cette expression, populaire, que tous les enfants qui savent écouter les sages ont au moins une fois entendu dans leur vie : « ce n’est pas parce qu’une personne ne parle pas qu’elle n’a rien à dire » ; ou encore, « ce n’est pas parce que quelqu’un est impassible qu’il ne voit rien, ne sait rien ou ne peut rien faire » ! Le FPI, ce Parti désormais dirigé par le Président Laurent Gbagbo, est une entité solide de ses textes, de ses cadres et de ses militants. Il voit bien Affi dans « ses oeuvres » d’ignoble félonie et il saura lui demander des comptes le moment venu. Pour l’heure, il semble que cet homme, saoulé par ses nouvelles amitiés, « marche sans regarder autour de lui ». Il devrait pourtant savoir que la vie est comme un devoir dont on reçoit toujours la note qu’on mérite ; et c’est un devoir pour lequel il n’y a pas de brouillon : c’est ce qu’on fait qui reste et est noté ! Pour ce devoir, il ne sert è rien de tricher, parce qu’on est toujours rattrapé par la réalité, d’une manière ou d’une autre.
 

Aujourd’hui, Affi est heureux de proclamer la mort de Laurent Gbagbo : il aurait déclaré le dimanche 9 aout dernier, sur RFI, qu’il est « candidat à la présidentielle ivoirienne  pour honorer la mémoire de Gbagbo !» Ah bon ! Il souhaite tellement la mort de Gbagbo qu’il veut l’obtenir par la proclamation ! Sans commentaire, sinon que Dieu, nos ancêtres et nous tous avons entendu ! Le reste appartient à la postérité !
 

Que Dieu nous assiste et protège la Côte d’Ivoire !
BEDI HOLY





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