Pascal Affi N'Guessan, un ennemi juré des libertés et de la démocratie !

Lundi 23 Février 2015 - 23:43


Pascal Affi N'Guessan
Pascal Affi N'Guessan
Depuis 1990, la Côte d’Ivoire qui a acquis la pluralité des partis politiques à la lutte de ses fils et filles, n’a pas cessé de trébucher sur le chemin de la démocratie. Après «  le printemps de la presse  » en 1990 lorsque, sous le Président Houphouët, la liberté de presse a connu un bond fulgurant, avec la création de plusieurs organes de presse à côté de «  Fraternité Matin  », on nous a servi aussitôt, en 1992, la violence sur la cité universitaire de Yopougon, avec son couronnement que furent les arrestations violentes et massives du 18 février 1992. Ensuite, ce furent des luttes acharnées, souvent au péril des vies humaines, que les Ivoiriens menèrent pour s’offrir quelques espaces de libertés démocratiques. Avec l’élection du président Laurent Gbagbo à la magistrature suprême du pays en 2000, il y eut comme un répit, grâce à la volonté de ce démocrate convaincu d’accélérer la multiplication des acquis démocratiques. Alors, s’opérèrent des ouvertures démocratiques tous azimuts, matérialisées par l’expression la plus large des libertés, que symbolisèrent pour la presse des actes concrets, dont la dépénalisation des délits de presse, et pour tous les citoyens, la levée des restrictions, dont ce qui permit par exemple à Bédié et à Ouattara de rentrer d’un exil qu’ils s’étaient mutuellement imposé.  
Dès septembre 2002, la lancée libératrice sur laquelle Laurent Gbagbo avait mis le pays se trouva, hélas, corrompue par une rébellion négatrice de tout qui, avec des soutiens extérieurs à la tête desquels la France, les USA et l’ONU, malmena ce pays dans tous les sens et imposa le régime actuel au pouvoir, dans les conditions que l’on sait. En tant que système de refus, la rébellion consacre avant tout le refus de l’ordre (établi), corollaire de restriction de liberté  ! Ce régime étant une émanation de la rébellion, il serait absolument illusoire de lui demander d’être démocratique  ! On ne demande pas à la tortue d’avoir de rejetons poilus  ! Le déni de démocratie et de liberté s’est imposé et s’est conséquemment aggravé en Côte d’Ivoire. Les libertés sont malmenées, les acquis de la norme républicaine annulés avec la ghettoïsation des partis politiques, la presse est muselée, la justice est à deux vitesses, le citoyen est contraint à une vie de paria dans une insécurité aux allures rocambolesques. Dans ce paysage au climat délétère, un personnage s’illustre de plus en plus par des actes que, normalement, on était loin d’attendre de lui  : il s’agit de Monsieur Pascal Affi Nguessan, ci-devant, ancien Premier Ministre de Laurent Gbagbo, président sortant du FPI. Il est important de mentionner la notion de «président  sortant  », du fait que ce Parti a cessé toute activité normale dans l’attente de son congrès  : les actes du président sortant, qui n’en fait plus qu’à sa tête, ont d’ailleurs été récemment frappés d’illégitimité par l’écrasante majorité (plus de 2/3) des Secrétaires Fédéraux du Parti, ce qui ne laisse aujourd’hui à Affi Nguessan, que le titre de «  président sortant  », le temps que le congrès attendu du Parti désigne le nouveau président. Cet homme, président sortant du FPI, le parti principalement à l’avant-garde de la lutte pour les libertés et la démocratie, s’installe aujourd’hui dans des actes et propos liberticides et antidémocratiques.  Les actes et propos du président sortant du FPI, qui aurait, dit-on, l’intention de se présenter à la magistrature suprême de ce pays, le montrent en tous points comme viscéralement opposé aux libertés et à la démocratie.

Un homme qui n’a aucune considération pour les autres est un danger pour la démocratie  :


Tout démocrate s’impose de respecter les autres. C’est parce que les autres méritent considération, de façon égalitaire, qu’en démocratie, le vote consacre le principe de «  une personne une voix  ». Une personne soucieuse de la démocratie ne peut donc pas regarder les autres avec dédain, dans une suffisance proche du mépris. Or justement, Pascal Affi Nguessan, pour avoir été Premier Ministre, dans des conditions que beaucoup connaissent au FPI, voudrait être pris pour un démiurge, pouvant tout se permettre. Son langage plein de suffisance et de morgue, tant dans la presse que devant des interlocuteurs physiques, allant jusqu’à traiter Laurent Gbagbo de faussaire, au mépris de toutes les preuves qu’on lui a produites, justement au nom de la logique de considération que l’on doit aux autres, montre simplement que l’homme s’est trouvé grisé par le fait de s’être retrouvé à des postes de responsabilité trop élevés pour son mental et son intellect. Pour Affi, tout le monde a tort, à part lui et ceux qui le suivent encore, dont il est aisé de deviner la motivation bassement matérialiste de certains. Affi méprise tellement les autres qu’il a fermé tous les bureaux du bâtiment privé prêté au FPI pour lui servir de siège, et ne l’ouvre que pour ses besoins personnels, des rencontres qu’il décide avec qui il choisit aux jours et heures à sa convenance. Alors que des sources diverses le soupçonnent d’être à l’origine du maintien en prison et de l’emprisonnement de certaines personnalités du Parti, emprisonnements dont les conséquences ont parfois occasionné la perte en vie humaine, il n’a pas hésité à traduire en justice des camarades du parti, les membres du Comité de Contrôle et le président du Congrès, en totale violation (plus que  de l’irrespect) des textes du Parti. Aujourd4hui, en pleine «  restriction mentale ou morale  », Affi prétend être candidat unique au prochain congrès du FPI  ! De quoi se demander de quel FPI il parle, lui qui sabote aujourd’hui toute la vie de ce Parti 

Pascal Affi Nguessan, le pire ennemi des libertés et de la démocratie  :


Quelqu’un a écrit que dans le Parti de Laurent Gbagbo, il y a eu de nombreuses erreurs graves, dont celle de porter au pinacle des personnes dont la personnalité réelle n’était pas connue. Assurément, le cas Affi fait partie de ces erreurs graves.  Une erreur dont le FPI et la Côte d’Ivoire n’ont certainement pas fini de payer le prix. L’histoire étant un livre qui s’écrit patiemment et la tête froide, les générations à venir sauront mettre Affi à la place qui est la sienne  : pour le moment, contentons-nous de décrire l’homme dans ses œuvres  d’ennemi juré des libertés et de la démocratie  : Affi Nguessan est pathologiquement opposé à la gestion démocratique et à l’expression de la liberté  : L’attaque, ce samedi 21 février, des jeunes du FPI en réunion à la Fondation Mémel Fotê à Cocody achève de convaincre ceux qui étaient encore sceptiques que le président sortant du FPI est un ennemi juré de l’expression de la liberté. Cet acte ne vient que grossir le nombre des nombreuses entorses que cet homme ne cesse de poser contre le libre droit de ses camarades de Parti. Il a mis fin aux réunions de instances et aux autres activités significatives du plus grand parti politique de Côte d’Ivoire  ! Affi N'G uessan, depuis longtemps, n’a fait que jouer de tromperie à la tête de ce Parti que des militants engagés, avides de démocratie et de liberté, ont créé  au prix de mille sacrifices. Il pose ou fait poser des actes, avec l’appui des Pouvoirs publics, pour saper toute l’œuvre que des personnes ont mis leur vie à bâtir  : son égoïsme et sa cupidité sont tels que rien ne semble l’arrêter sur la voie de ce que certains appellent déjà la destruction du FPI. De la gestion solitaire au plan aussi bien financier que réglementaire, au non-respect des textes, en passant par le refus de la contradiction et les décisions et actions solitaires, tous les aspects du comportement antidémocratiques et liberticides se retrouvent dans le parcours de l’homme. Désigné à la tête du Parti en 2001, Affi aurait rendu le tablier en 2004, après ses trois ans de mandat, si la crise de la rébellion n’avait pas plongé la Côte d’Ivoire et le FPI dans des difficultés inextricables. Le malheur fait parfois le bonheur de certaines personnes et il faut croire le malheur de notre pays aura bien profité à l’homme dont un des griefs contre Laurent Gbagbo serait d’avoir laissé «  sa femme  » aller en prison dans le procès de la filière du café-cacao. Evidemment, n’ayant en aucun «  atome crochu  » avec la démocratie, cet homme est attaché à la justice partisane  de sorte que sa femme ne devrait pas être jugée au même titre que les autres  ! Ainsi, sorti de prison dans des conditions qui puent le deal à mille lieues, et saoulé par des promesses farfelues de présidentialisation, Affi croit pouvoir se rallier, d’abord les militants du FPI, puis les Ivoiriens, dans une attitude de reniement de Laurent Gbagbo  ! Il se heurte alors à la maturité des militants de ce parti qu’aucune de ses ruses assaisonnées de mensonges grotesques ni l’aide des autorités n’arrivent à plier. Il paraît qu’il compte sur l’extérieur, pour s’imposer, comme l’autre, aux Ivoiriens  ! Alors, il faut plaindre le FPI, ce grand parti qui nous a donné Laurent Gbagbo, d’avoir eu cet homme à sa tête.   
                                                                
                              JERÔME KOUASSI, observateur libre.
 




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