Pascal Affi N’Guessan : « Notre première mission, c’est de rester fidèles à Gbagbo et à son combat »

Mercredi 4 Décembre 2013 - 10:16


Camarade Amon Agoh Marthe, présidente du comité d’organisation de cette cérémonie de commémoration du 30 novembre 2011 Camarade    vice-présidente du comité d’organisation Camarade Abou Drahamane Sangaré, vice-président du Front populaire ivoirien et éminent conférencier choisi par le comité d’organisation pour nous rappeler la vie et le combat de Laurent Gbagbo, pour nous rappeler notre histoire, pour nous aider à commémorer cette période essentielle de l’histoire de la Côte d’Ivoire Camarades membres de la direction du Front populaire ivoirien Camarade et cher doyen Tiabass, représentant le président Bernard Dadié, président du Cnrd Camarades militantes, camarades militants Chers frères et sœurs, Je voudrais vous  remercier sincèrement d’être venus nombreux, d’avoir accepté d’honorer de votre présence massive cette rencontre qui est une rencontre importante, puisqu’il s’agit d’une commémoration. Une commémoration particulière dans la mesure où cette rencontre revêt deux dimensions. Les dimensions classiques d’une commémoration qui est un moment de souvenir, qui est un moment d’hommage, qui est un moment de célébration. Célébration pour rappeler les évènements que l’on commémore pour tirer les enseigne - ments de cette période particulière que l’on veut célébrer. Dans le cas d’espèce, nous avons choisi, et je voudrais en profiter pour remercier la direction du Front populaire ivoirien de la noble initiative. Nous avons choisi de commémorer le 30 novembre 2011. C’est-à-dire ce jour triste pour la Côte d’Ivoire, pour l’Afrique, pour les démocrates, pour toutes les personnes éprises de liberté et de dignité. Ce moment qui a vu la déportation du président Laurent Gbagbo à La Haye. Il était important, pour nous, que nous puissions marquer cette époque. Parce que c’est une époque de notre histoire, c’est une époque de l’histoire du Front populaire ivoirien. Mais, c’est une époque de l’histoire de la Côte d’Ivoire. C’est un moment important de notre histoire, et toute commémoration a justement pour vocation de permettre à la communauté de réfléchir sur le sens des évènements et tirer les enseignements pour nourrir sa marche et son combat. Et la commémoration de l’évènement du 30 novembre  à travers le thème de la conférence «  la vie et le combat de Laurent Gbagbo » est justement ce moment pour nous permettre de savoir pourquoi le 30 novembre ? Et qui est Laurent Gbagbo? Laurent Gbagbo, Sangaré l’a dit, c’est notre histoire. Parce que très tôt, il a su saisir le sens de l’histoire et se mettre dans le courant de l’histoire. Il a su comprendre qu’à ce moment particulier de sa vie, la Côte d’Ivoire avait besoin d’opérer une rupture, d’opérer une réorientation, de refonder sa marche et d’inscrire dans sa démarche une nouvelle valeur. Les valeurs de liberté, les valeurs de dignité, les valeurs de progrès. De  rompre avec tout ce que la Côte d’Ivoire a été pendant de si longues années et qui se traduisait, à cette époque, par toutes les souffrances qu’enduraient  les populations. Il y a les complots dont étaient victimes de paisibles paysans et c’est parce que Laurent Gbagbo a su comprendre l’histoire et à su se mettre dans le sens de l’histoire qu’aujourd’hui nous nous retrouvons ici. Mais comprendre l’histoire et vouloir l’infléchir, c’est aussi s’engager. Et Laurent Gbagbo s’est engagé. Il s’est engagé en s’appuyant sur un certain nombre de valeurs que notre frère, notre camarade a si bien noté. Au passage, Sangaré a évoqué le nom de Cicéron. Il est important de savoir que Cicéron a joué un rôle fondamental dans la culture politique de Laurent Gbagbo, dans les valeurs fondatrices de son action. Si le 11 avril 2011, ce qui s’est passé, s’est passé, c’est parce que Laurent Gbagbo a voulu rester ferme et fidèle aux valeurs qui ont caractérisé la vie et le combat politique de Cicéron. Ce grand philosophe, poète, homme politique de l’Antiquité Romaine que l’on peut considérer comme l’un des maîtres de Laurent Gbagbo. Laurent Gbagbo donc s’est engagé arcbouter sur les valeurs historiques. Ce qu’on peut aussi appeler le Cicéronisme. Et c’est parce qu’il est arcbouté sur cela qu’il a assumé. Parce qu’il ne suffit pas d’être dans l’histoire si on refuse d’assumer. Il faut assumer si l’on veut vraiment jouer un rôle historique dans l’histoire de son pays. Il faut assumer. Et aujourd’hui nous nous sommes réunis pour assumer. Nous sommes réunis pour assumer. Et je voudrais rassurer tous les camarades ici rassemblés, qui ceux sont engagés pour apporter leur contribution à l’écriture de l’histoire de notre pays que nous ne serons pas ceux-là, si nous n’assumons pas. Que nous ne sommes pas des hommes de l’histoire de la Côte d’Ivoire si nous refusons d’assumer. Et la première mis - sion que nous devons assumer, c’est de rester fidèle à Laurent Gbagbo et à son combat. C’est en restant fidèle, en assumant que l’histoire retiendra de nous que nous avons été des acteurs pour la refondation de notre pays. Si nous refusons d’assumer, l’histoire continuera sans nous et nous ne figurerons pas dans le grand recueil des évène - ments et des hommes qui auront façonné l’histoire de la Côte d’Ivoire. C’est pourquoi pour nous, la question de la fidélité du combat est une question qui ne se pose même pas. Elle a été déjà réglée depuis le 11 avril 2011. Si certaines personnes ne sont pas avec nous ici, c’est parce qu’elles ont refusé d’assumer. Et parce qu’elles ont refusé d’assumer, nous continuons l’histoire, la marche sans elles. Demain, ceux qui refuseront d’assumer choisiront la voie de la sortie. C’est comme le train, ils descendront à la gare qu’ils auront choisie et le train continuera sa route. Donc, chers amis, c’est ce que je voulais  dire pour remercier une fois, le camarade Abou Drahamane Sangaré de la den - sité de sa conférence, pour remercier la direction du FPI, pour remercier les dirigeants du CNRD, pour remercier la JFPI de nous avoir engagé dans ce projet et vous dire que nous sommes confiants. Personnellement, je voudrais vraiment vous transmettre ma confiance. Je n’ai jamais douté et je le dis souvent à certains interlocuteurs que même à Bouna la première fois que le ministre, qui était alors ministre délégué aux Libertés publiques et aux Droits de l’Homme, actuellement ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, nous a rendus visite, je lui ai fait connaître la vanité de leur entreprise. Parce que l’histoire est fidèle. Ce monde n’est pas un monde de la régression. Le monde est un monde de perception, de progression, d’amélioration autour des valeurs fondamentales de l’espèce humaine. Et tous ceux qui s’inscriront dans la défense de ces valeurs, des valeurs de liberté, de  justice, de dignité humaine, tous ceux- là triompheront toujours, quelles que soient les embûches. L’histoire des autres peu - ples nous l’enseigne. Ces peu - ples ont atteint des niveaux de liberté, de dignité en surmon - tant les mêmes obstacles que nous rencontrons aujourd’hui dans la construction de notre nation. Les pays qu’on appelle pays démocratiques, pays de liberté, ont bien connu les mêmes combats, entre le progrès et la décadence ; entre les forces d’avenir et les forces de la régression et c’est le même combat que nous connaissons. Si ces peuples ont triomphé, si la liberté s’est imposée, si la dignité humaine fait aujourd’hui partie de leur patrimoine culturel, ça veut dire que nous aussi nous sommes condamnés inéluctablement, obligatoirement, à triompher et à avancer si nous restons fidèles. Donc je voudrais vraiment que notre conviction soit forte. Et c’est dans le même sens que je situe le combat du président Laurent Gbagbo. C’est pourquoi de mon point de vue, je le dis toujours, tchoco-tchoco Gbagbo reviendra. Donc chers amis, je voudrais encore une fois vous remercier, remercier le Premier ministre Aké N’Gbo de sa présence à nos côtés ce matin, après les dures épreuves subies à Boundiali. Il est resté fidèle au combat, il assume sa fonction, il est un acteur de la libération de la Côte d’Ivoire. Merci pour qu’ensemble, solidaires, nous poursuivons la marche pour la libération du président Laurent Gbagbo et pour la refondation de notre pays. Je vous remercie.
Propos recueillis par Eddie Ané (Stagiaire)                                                                                                                                                                                                                                                                                                                  
  Source : Notre Voix  N°4582 du mardi 3 décembre 2013                

 Discours prononcé le samedi 30  novembre 2013, lors de la commémoration du 2 ème anniversaire de la déportation du président Laurent Gbagbo à La Haye.
                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                          




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