POUR VALLS, HOLLANDE EST "MÉCHANT"... MAIS MACRON EST PIRE

Dimanche 14 Mai 2017 - 18:55


RÈGLEMENT DE COMPTES - Alors que tous les regards sont tournés ce dimanche vers l'Elysée et la passation de pouvoir entre François Hollande et Emmanuel Macron, Manuel Valls s'est confié au JDD. L'ancien Premier ministre ne mâche pas ses mots.

 

Il en a gros sur le coeur, Manuel Valls. Après sa défaite retentissante à la primaire de la gauche, son ralliement à Emmanuel Macron - qualifié de "trahison - durant la campagne présidentielle, l'ancien Premier ministre sort d'une nouvelle séquence doulouruse cette semaine. Lui qui espérait briguer un poste de député sous la bannière d'En Marche a vu sa candidature retoquée - bien que le parti présidentiel a annoncé qu'aucun candidat REM ne sera investi face à lui.

 

L'homme demeure blessé mais combattif, à en croire Anna Cabana, ce dimanche dans le JDD. La journaliste raconte son entrevue avec l'ancien Premier ministre où ce dernier affirme : "De manière immodeste, je pense qu'on a besoin de moi. On a besoin de moi au Parlement", justifie l'élu d'Evry, qui n'y va pas avec le dos de la cuiller pour qualifier François Hollande, Emmanuel Macron et son entourage.

 

"Je suis extrêmement lucide sur Macron et sur son équipe. Hollande est méchant, mais dans un cadre. Macron, lui, est méchant, mais il n'a pas de codes donc pas de limites", lance ainsi l'ex-loctaire de Matignon. Et d'ajouter plus loin, au sujet de la décisison de la République en marche de ne pas lui opposer de candidat lors des législatives : "il n'y a rien de magnanime dans cette histoire".  "On joue jusqu'au bout, on l'humilie, on l'isole, le tout pour finir par une solution de compromis", affirme-t-il à propos de lui-même." Mais ils l'ont fait de manière tellement appuyée que ça s'est retourné contre Macron. C'est devenu le cas Valls", dit encore l'ancien chef de gouvernement.

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S'il reconnaît avoir "réfléchi à arrêter" après sa défaite à la primaire socialiste fin janvier, Manuel Valls affime tout de même avoir envie de repartir au combat : "Au moment où survient la recomposition que j'ai toujours souhaitée, je vais être spectateur? Non ! Je veux être dans cette séquence", glisse-t-il. Quant à d'éventuels regrets de ses trois ans passés à Matignon, l'ancien Premier ministre en reconnait au moins un : que François Hollande lui ait imposé le 49-3 pour faire passer la très discutée "Loi Travail" . "A l'instant où on fait le constat que le compte risque de ne pas y être, il ne dit pas le contraire", admet-il, un brin amer.





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