Ouattra à Soro: ‘’plus de dauphin constitutionnel’’: ‘’ La loi est impersonnelle.

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Jeudi 27 Octobre 2016 - 09:29


[26-10-2016. 19h30] « Il faut s’assurer que la séparation des pouvoirs soit très nette. J’ai été gêné par un élément dans cette séparation (Ndlr: avec la Constitution de 2000) », a dit le Chef de l’État.
Affaire Soro ‘’plus dauphin constitutionnel’’: ‘’Nul ne doit être exclu...’’, dit Ouattara

Profitant de son intervention, ce mercredi 26 octobre 2016, à Abidjan, à l’occasion d’un petit déjeuner d’échanges avec les Organisations de la société civile  (Osc) ivoirienne, le Président de la République, Alassane Ouattara, a tenu à faire quelques éclairages quant à la séparation des pouvoirs exécutif et législatif en Côte d’Ivoire.

« Il faut s’assurer que la séparation des pouvoirs soit très nette. J’ai été gêné par un élément dans cette séparation (Ndlr: avec la Constitution de 2000) », a dit le Chef de l’État. Ce qui motive d’ailleurs le poste de vice-président. L’instauration d’un tel poste, selon le Président Ouattara, n’est pas faite pour écarter l’actuel président du Parlement, Guillaume Soro.

« Beaucoup de gens disent que si on l’a fait, c’est parce qu’on ne veut pas que Guillaume Soro soit successeur constitutionnel. La Constitution est impersonnelle. Vous savez d’ailleurs comment ce jeune frère (Ndlr: Guillaume Soro) est totalement engagé dans la réforme de la Constitution. En réalité, vous savez l’avenir appartient à Dieu. Chacun doit se battre pour y arriver. Nul ne doit être exclu ou être favorisé », souligne Alassane Ouattara.

Le mardi 25 octobre 2016, dans des propos à l’occasion de la campagne référendaire à San Pedro, le président de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro s’était réjoui de cette nouvelle disposition inscrite dans la Constitution. « Pendant cinq ans, j’ai été dauphin constitutionnel, cela ne m’a rien apporté, bien au contraire cela m’a attiré la jalousie, les calomnies, les intrigues », a indiqué le président du Parlement.

Notons que l’actuelle Constitution, c’est-à-dire celle en vigueur avant le référendum du 30 octobre 2016, stipule qu’en cas de décès ou d’empêchement absolu du Président de la République, le président du Parlement qui lui succède dispose de 90 jours pour organiser une nouvelle élection présidentielle. Dans le nouveau texte, c’est le vice-président qui y accède dorénavant.

Edouard Koudou
edouard.koudou@fratmat.info




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