Ouattara et les boulons de la peur

Mercredi 17 Octobre 2012 - 06:47


Ouattara et les boulons de la peur
François Hollande a proclamé le 12 octobre à Dakar la fin de la mafia de la Françafrique et l’avènement de la France et de l’Afrique, désormais en partenariat. Le premier son des réactions nous est parvenu des couloirs du Sommet de la Francophonie à Kinshasa en RDC où venait d’arriver Alassane Ouattara .S’adressant aux ivoiriens de Kinshasa il a déclaré ceci :« Je suis Indéboulonnable ».Cette phrase de trois mots flottera pendant longtemps sur le marigot de la Politique Ivoirienne parce qu’elle symbolise tout ce qui nous est donné de voir depuis dans notre pays .En effet, « vissé » sur la Côte d’Ivoire par le réseau françafrique de la droite française animée à cette époque par Nicolas Sarkozy, visiblement pris de panique en voyant les vis sauter les uns après les autres, Ouattara s’est cru obligé d’utiliser des boulons pour se river fermement sur la Côte d’Ivoire .Tous les leviers sécuritaires , socio- économiques d’un état de droit n’ayant pu résister à la grande peur qui s’est emparée de lui et de son régime .
Oui, Ouattara et son régime ont grandement peur. Cela est patent. Ils sont ankylosés par l’allégorie du coupeur de têtes .Habitués à trancher les têtes, ils sont prompts à se dresser dès qu’une ombre passe dans leur dos. Cette fébrilité maladive les incline à pousser dans le dos la Côte d’ivoire vers le chaos. C’est ainsi qu’il faut comprendre toutes les gesticulations de Ouattara, Amadou Soumahoro, Guillaume Soro et Hamed Bakayoko. La peur. La peur de voir le libre exercice du droit à la différence dans un Etat démocratique. C’est également ainsi qu’il faut comprendre Laurent Gbagbo à la Haye, ses principaux amis de lutte pour la démocratie en prison ou en exil, son parti et ses militants interdits de manifestations publiques, la presse sous surveillance, les forces régulières de défense et de sécurité désarmées . Pour qu’enfin cette peur terrifiante gagne la planète entière les exilés sont exhibés en monstres tueurs de vieillards de plus de 80 ans et en intelligence avec des coupeurs de bras. La peur.
Après la réouverture des frontières avec le Ghana, un ami qui voulait rapidement faire des emplettes le 12 Octobre à Elibu village frontalier Ghanéen a rencontré 11 barrages de frileux FRCI de Port Bouet à Noé. Les mêmes sur le chemin du retour. Toute une journée pour subir la peur du régime Ouattara.
Si on n’y prend garde la peur du régime d’Abidjan risque de ravager tous les fondements de la société ivoirienne.
Qui donc, rameaux à la main, ira faire ôter à Ouattara les œillères de la peur et lui faire voir que seul Dieu est indéboulonnable ! Eternellement.

Aristide Silué

In L'Alternative du 16 octobre 2012

 




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