Organisation des législatives et des municipales: La grande leçon de Gbagbo à Ouattara

Samedi 27 Avril 2013 - 03:46


Organisation des législatives et des municipales: La grande leçon de Gbagbo à Ouattara
Après les  élections législatives, municipales et régionales couplées, Ouattara vient de prouver qu’il n’est pas un homme des élections. Il est tout le contraire du Président Gbagbo qui a servi à la Côte d’Ivoire, des élections transparentes. Le 10 décembre 2001, le Rdr boycotte les premières élections législatives que le Président Gbagbo organise. Le Fpi va à ces joutes avec le Pdci, le Pit, le Mfa, plusieurs autres partis politiques et des candidats indépendants. Tout se passe bien. Sans la moindre violence et la moindre fraude. Le Président Gbagbo venait ainsi, de gagner un pari. A savoir organiser des élections démocratiques et transparentes sur le continent Africain, tout précisément en Côte d’Ivoire.  Le Fpi sort vainqueur de ces élections avec 96 députés. Le Pdci qui se place en deuxième position talonne grandement le parti alors au pouvoir avec 94 députés. Le vieux parti ne trouve d’ailleurs rien à dire à propos de ces élections qui se déroulent dans une transparence totale. Le taux de participation est d’ailleurs de 33,1%. Ce qui n’est pas rien. Le Rdr qui boycotte ces élections crie rapidement victoire. Pour ce parti, les 77% d’Ivoiriens qui ne sont pas allés voter sont ses militants… Le 11 décembre 2011, inversion des rôles. Le Rdr organise les premières élections législatives version Ouattara. Le Fpi boycotte. Et Ouattara va à ces élections avec le Pdci, son allié du moment. Avec bien entendu, plusieurs autres formations politiques comme le Mfa, l’udpci, l’upci et des candidats indépendants. A l’arrivée, le Rdr emporté par une faim de loup, se taille  la part du lion. Il s’offre avec le soutien de la Cei, le  chiffre  ir - raisonnable de 127 députés. Et laisse juste 77 député au Pdci qui a pourtant une très longue his - toire en Côte d’Ivoire. une grande humiliation que le Pdci accepte difficilement. Dans toute la Côte d’Ivoire, le Rdr organise une fraude à grande échelle pour s’offrir un parlement totalement acquis à sa cause. Par exemple, dans la commune de Yopougon, le Pdci réclame la victoire face au Rdr, avec plus de 51% des voix. voila à ce propos, ce que dit Zié Coulibaly, candidat malheureux de ce parti à ces élections législatives dans la commune de Yopougon. «Depuis 48h, la Cei est incapable de donner les résultats. Pourquoi la Cei veut force - ment que le député de Yopougon soit Kafana, alors qu’il est vomi par la population. Le taux de participation est très faible. Mais ils nous aurons sur leur chemin. Puisque le Pdci a été la 2e forma - tion après le Fpi à la présidentielle» , explique Zié Coulibaly, lors d’un mouvement de protes - tation organisé par la jeunesse de son parti le 13 décembre 2011 au bar dancing le Baron de Yopougon. Mais il n’y a pas que ça. Dans la ville de Bonon, les militants du Rdr tuent des jeunes du Pdci pourtant leur allié dans le Rhdp. Toujours à Bonon, KKB, le président des jeunes de ce parti est passé à tabac. C’est lorsqu’il sombre dans un coma que ces agresseurs du Rdr l’abandonne. Son seul crime, le fait d’avoir fait le déplacement dans cette ville pour soutenir le candidat du Pdci. A Facobly-Sémian, c’est aussi la fraude à grande échelle. Tout comme dans plusieurs régions de la Côte d’Ivoire. Le Rdr organise un bourrage des urnes, des casses, des intimidations, des actes de violences pour arriver au Parlement, par effraction. Mais le plus grand fiasco de Ouattara est le taux de participation. Les ivoiriens répondent à l’appel du boycott du Fpi. Le jour du scrutin, c’est un véritable «désert électoral», comme l’a fait remarquer Bakayoko Youssouf, le président à problème de la Cei. Le taux de participation est de 14%. un bide total. A la fin, on se rend compte que Ouattara a installé la fraude et la violence, là où le Président Gbagbo a tout organisé dans la transparence et la sécurité. Le 25 mars 2001, le Président Gbagbo organise les élections municipales auxquelles le Rdr décide de participer. Ce parti sort vainqueur du scrutin avec 64 communes. Il gagne même dans plusieurs grandes communes d’Abidjan, et de l’intérieur. Notamment à Gagnoa, Bouaké, San-Pedro, Daloa, Soubré, sans que le ciel ne tombe sur la tête du  Président Gbagbo qui a une grande idée de la République et de la démocratie. Bien au contraire, il applaudi l’expres - sion de la démocratie en Côte d’Ivoire. Aucun résultat n’a été occulté. Tout se fait dans la transparence. Tout a été organisé par feu Boga Doudou, alors minis - tre de l’Intérieur pour décrisper l’atmosphère en ce moment très tendue entre le pouvoir et le Rdr à l’époque dans l’opposition. Le pouvoir décide en fait, d’alléger les critères de vote. Le Pdci se contente de 59 communes, les Indépendants 38 communes. Et le Fpi en ce moment parti au pouvoir, 33 communes. Le dernier de la classe n’est autre que le Pit qui n’a eu qu’une seule commune. Là aussi, le taux de parti - cipation dépassait les 30%. Le 21 avril 2013, Ouattara organise à son tour, ses premières élections municipales qui oppose le Rdr, son parti avec le Pdci, son allié. Tout le monde sait ce qui se passe. Le Rdr met la Côte d’Ivoire à feu et à sang. Tout simplement parce qu’elle a perdu malgré la fraude qu’elle a organisée. Par exemple, le résultat de Ferkessédougou est bloqué, parce que le protégé de Soro a échoué devant un candidat indépendant. Le résultat de Séguéla est aussi bloqué parce que, Amadou Soumahoro le président par intérim du Rdr a été laminé par un candidat du Pdci. Ainsi va la démocratie sous Ouattara. En 2001, le Fpi a perdu devant le Rdr  à Gagnoa, la ville du Président Gbagbo, fondateur du Fpi. Le résultat de cette élection a été proclamé sans problème, au nom de la démocratie. Affi Nguessan en 2001, Premier ministre et président du Fpi a perdu à Bongouanou devant le Pdci. Ce résultat a été très vite proclamé, au nom des prin - cipes qui fondent la République. Malheureusement depuis le 11 avril 2011, la République s’est affaissée en Côte d’Ivoire. Tout se fait désormais avec les émotions et les lois de la tribut. Comme quoi, n’est pas démocrate qui veut. Les ivoiriens savent ce que veut dire la démocratie. En clair, Ouattara ne sera jamais Gbagbo.

Guehi Brence

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