Opposition à la prochaine visite d’Alassane Ouattara en France/ Les patriotes ivoiriens ont manifesté et parlé à François Hollande: « Ne recevez pas le dictateur... »

Les patriotes ivoiriens ont récemment eu l’écho d’une prochaine visite d’Alassane Ouattara en France. Il est question d’une visite officielle au cours de laquelle il sera reçu par le président Français. Opposée à cette visite, plusieurs patriotes ivoiriens ont manifesté hier (vendredi 20 juillet 2012) à Paris, dans les environs du palais de l’Elysée. Dans le cadre de leur manifestation, ils ont déposé une motion à l’Elysée à l’attention du président français. Ils y évoquent les valeurs défendues par la France et par le socialisme, qui sont en opposition avec les pratiques politiques liberticides d’Alassane Ouattara. Ils marquent pour cette raison leur opposition à cette visite, et demandent au Président François Hollande de ne pas recevoir celui qu’ils appellent « le dictateur, pourfendeur de la liberté, grand adepte de la barbarie et de la violence politique. ». Civox.net pu avoir copie de cette motion. Nous la publions pour votre lecture.

Samedi 21 Juillet 2012 - 07:12


images d'archives
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MOTION AU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE FRANCAISE FRANCOIS HOLLANDE CONTRE LA VENUE DU DICTATEUR ALASSANE DRAMANE OUATTARA.
Monsieur le Président de la République,
Votre élection à la magistrature suprême en France a suscité beaucoup d’espoir et continue d’animer tous ceux qui ont longtemps cru en vous. Nous nous souvenons de ce grand rassemblement au Château de Vincennes au cours duquel, toute la famille socialiste était rassemblée autour de vous, porteur que vous étiez de tant d’espoir de citoyens français sans distinction d’origine, de race permettez-nous, ni de religion. Il s’agissait de rassembler cette France divisée par cinq années de sarkozysme, symbolisées par un fossé grandissant qui s’accentuait entre les différentes couches de la société, il fallait rompre avec cette vielle rengaine stigmatisante, dont votre prédécesseur et son entourage se sont faits les spécialistes, en distinguant la société en différentes couches avec une France qui travaille , et une autre qui ignore cette nécessité vitale, avec une France qui incarnait la vraie France et l’autre qui était le symbole de la peur et des maux qui accablaient les français.
La fraternelle communion après votre élection à la place de la Bastille en cette nuit du 6 mai 2012, traduit l’idée d’une France, multiséculaire, fière de sa diversité, fruit de tant d’époques et d’une longue tradition d’hospitalité, source de richesses entretenue avec des peuples de divers horizons, marque de sa grandeur d’esprit et non source de division ou de haine.
Monsieur le Président, nous avons toujours présent à l’esprit, ce souvenir lors du débat Présidentiel de cette belle et longue tirade, puisée au plus profond de vous, à travers laquelle, « vous Président » avez émis un certain nombre de priorités, si le Peuple français venait à porter son choix sur Votre candidature, en vous portant à sa tête. La spontanéité avec laquelle ce discours était exalté, traduisait une réelle volonté conforme au sentiment qui vous animait à cet instant précis, loin de la démagogie scandaleuse, dont certains hommes politiques se sont rendus maîtres. L’on a pu retenir globalement lors de cette adresse que « vous Président », vous adopteriez une conduite qui contrasterait avec celle de votre challenger principal, faite d’arrogance, de haine, de mépris de l’autre, de rejet implicite, d’accusation manichéenne, et surtout vous préconiseriez une rupture. En un mot , il s’agissait d’opérer un véritable changement : Changement sur le plan de la politique Nationale en réconciliant la société française divisée par cinq années de népotisme , dans un creuset commun, fidèle que vous êtes à l’esprit de la citoyenneté française, qui ne reconnaît pas d’entités distinctes au sein de la République, sinon , celle de préconiser un tout indivisible au sein de l’espace public. Nous percevions à travers ce discours , l’idée d’un changement sur le plan international, conforme à votre conception de la politique, qui n’entend pas donner de leçons aux autres Nations, mais laisser les Peuples décider eux-mêmes de leur destinée , quelle que soit la situation interne dans laquelle ils se trouvent . L’attitude empreinte de sagesse que vous avez adoptée tout récemment , s’agissant de la question malienne d’une part , en préconisant une solution qui émane de la classe politique de ce pays , témoigne que vous n’entendez point vous ingérer dans les affaires intérieures des Etats, et d’autre part, le retrait des troupes françaises d’Afghanistan, traduit bien cette conception de la politique aux antipodes de celle belliqueuse et arrogante , adoptée par Nicolas Sarkozy, qui a jeté la France sur de nombreux théâtres d’opération.
Monsieur le Président,
Porté par la fortune qui accompagne souvent l’âme des vainqueurs, le Peuple français a confirmé au mois de juin dernier votre brillante élection en vous accordant une confortable majorité au Parlement. Cela vous permet de mettre en place votre projet de société auquel les français dans leur grande majorité ont adhéré et accordé l’onction nécessaire, mais, surtout, d’éviter les interférences de la cohabitation, trop souvent source d’antagonisme sans fin.
Monsieur le Président,
Tout récemment, l’Honorable Claude Bartolone a accordé une audience à Guillaume Soro, ce rebelle ivoirien, dont les massacres ont endeuillé et continuent d’attrister de nombreuses familles en Côte d’ivoire. Cela semble pour Nous paradoxal. Non seulement, l’héritage socialiste aux mamelles duquel vous avez longtemps été nourri, celui dont Jean Jaurès s’est fait le chantre, repose sur le respect des Droits de l’Homme, l’idée de justice, de fraternité et d’égalité, valeurs que le pouvoir d’ Alassane Dramane Ouattara ignore et bafoue en Côte d’ivoire, mais l’esprit démocratique pour laquelle vous avez toujours mobilisé votre énergie, s’oppose à ceux qui, à l’instar d’Alassane Dramane Ouattara et Guillaume Soro, ont trouvé dans les coups d’état , leur mode d’accession au pouvoir, avec toute la violence que cela présuppose et engendre.
Monsieur le Président,
Nous avons oui dire que très prochainement, précisément le 25 juillet 2012, vous accorderiez une audience à Alassane Dramane Ouattara, celui-là même qui a mis la société ivoirienne en friche, société aujourd’hui déconstruite par les massacres, et autres violations des droits de l’Homme, qui sont aujourd’hui devenues légion en Côte d’ivoire, atrocités commises par sa milice dénommée Forces Républicaine de Côte d’ivoire. La pseudo-réconciliation qu’il feint de mettre en place, a donné lieu à une justice des vainqueurs, dans une société politique ivoirienne qui rappelle les sombres heures du nazisme et la sombre période de Vichy.
Rappelant que l’idée de gouvernance, bonne qu’elle suppose, repose sur autoritarisme sans coup d’Etat, et que la fin de l’histoire que nous avons accueillie avec tant d’espoir et d’enthousiasme, préconise les sociétés dans lesquelles l’esprit démocratique et le pluralisme , prenne le pas sur les tyrannies aveugles et la bestialité politique.
Sachant que, de nombreux dirigeants de l’opposition en Côte d’ivoire, proches collaborateurs du Président Laurent Gbagbo ont été arrêtés et sont arbitrairement détenus dans les goulags du régime de Monsieur Alassane Dramane Ouattara, dans des conditions humiliantes, inhumaines et dégradantes pour leur personne,
Devant ces faits qui constituent un recul pour la démocratie et les Droit de l’Homme en Côte d’ivoire, il semble hérétique que l’idéal de justice, que la France a toujours exalté avec fierté,œuvre de luttes incessantes à travers le temps et les époques, serait bafouée si une audience était accordée à Monsieur Alassane Dramane Ouattara, ce pourfendeur de la liberté, grand adepte de la barbarie et de la violence politique.
Animés par la ferme assurance qui nous inspire, nous pensons que recevoir un tel dictateur, aurait des allures de trahison d’une part, mais bafouerait la foi socialiste qui nous anime, convaincus que nous sommes dans les progrès de l’humanité et le triomphe du droit sur la barbarie et la haine aveugle.
Pour tout ce qui précède,
Nous, Mouvements, Associations, Partis Politiques, Membres de la Société civile, Familles de victimes, exprimons notre farouche opposition à toute visite de Monsieur Alassane Dramane Ouattara en France,
Demandons, la libération de tous les collaborateurs du Président Laurent Gbagbo arbitrairement détenus par le pouvoir Ouattara,
La libération du français Michel Gbagbo, illégalement détenu par le pouvoir d’Alassane Dramane Ouattara.
Fait à Paris le 20 Juillet 2012
CRI-PANAFRICAIN, CRD, CFIACI, CODESCI, NPR-MER-FPI
Madame Christine Zékou
 




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