Opération de Charme de Miaka Oureto envers Alassane Dramane Ouattara: Le NPR crie à la trahison.

Samedi 24 Novembre 2012 - 06:24


Miaka Oureto à Paris, lors de sa visite à l'ambassadeur Charles Gomis
Miaka Oureto à Paris, lors de sa visite à l'ambassadeur Charles Gomis
Aujourd’hui, nous saisissons les propos de Monsieur Sylvain Miaka Oureto, Président par intérim du FPI (Front Populaire Ivoirien), qui, avant son voyage aux bords de la Seine, avait affirmé « nous allons chercher la paix en France ». Ces propos teintées d’ambiguïtés, ont laissé plus d’un perplexes, car, la France, tant décriée, instigatrice des fameux accords de Marcoussis, ne pourrait servir d’étendard et de repère fiable dans cette quête, et surtout, est-il temps de parler de paix, quand une justice des vainqueurs, dans un climat de terreur est instaurée en Côte d’ivoire. En ces temps précis, pendant que le pouvoir d’Alassane Dramane Ouattara, qui se distingue par une privation des libertés et autres emprisonnements arbitraires des membres de l’opposition, avec ses séides les FRCI, qui terrorisent les populations, nous trouvons absurde et déraisonnable que monsieur Miaka Oureto accepte la main tendue d’Alassane Dramane Ouattara, ce, sans conditions. Cette intension que beaucoup lui prêtaient, intension qui a donné lieu à des bruits et grognements, s’avère dangereuse si les jours prochains révélaient ces soupçons. Cet acte constituerait pour beaucoup un acte de trahison que nous ne saurions tolérer. D’une part, cela servirait à discréditer l’élan de la résistance dont le FPI constitue l’épicentre en France, et jetterait l’opprobre sur ceux qui, partout mènent ce noble combat pour la justice et la démocratie, et d’autre part, à l’endroit de ses camarades tels que le Président Pascal Affy N’guessan, Aboudramane Sangaré, Madame Simone Ehivet Gbagbo(dont le probable transfèrement à la Cour Pénale Internationale est évoqué) , le Premier Ministre Gilbert Aké N’gbo, Alphonse Douaty, Laurent Akoun, dont nous n’avons de cesse de réclamer à cor et à cri la libération. Nous rappelons au Président par intérim Miaka Oureto, que l’on ne se réconcilie qu’avec ses adversaires. Par conséquent, tant que ceux-ci seront pourchassés, emprisonnés ou en exile, cette pseudo-réconciliation rencontrera très peu d’échos au sein de la classe politique ivoirienne, de même que dans l’esprit des nombreuses populations. Nous pensons que tout homme politique calcule, soupèse les conséquences de son action avant de s’engager dans un processus. Ce ballet auquel l’on assiste de la part de certains camarades frontistes et qui a récemment donné lieu à un festin dans une funeste atmosphère au sein de l’Ambassade de Côte d’ivoire en France, restera pure chimère, tant que certaines conditions ne sont pas réunies. C’est pourquoi, le NPR (Nouveau Parti pour le Rassemblement), tout en désapprouvant cette attitude, exige par la même occasion la libération de tous les prisonniers politiques, la mise en place de conditions favorables au retour de tous les réfugiés, la libération du Président Laurent Gbagbo, seul à même de constituer un interlocuteur crédible et légitime dans l’optique d’une éventuelle réconciliation. Le camarade Miaka Oureto, ne doit pas oublier que la paix et la concorde supposent un intérêt correspondant aux aspirations fondamentales et à l’esprit de la société toute entière, non aux intérêts personnels d’un groupuscule. A négliger de tels préceptes, il risque de se rendre compte que les réveils les plus douloureux, font souvent suite aux beaux rêves.
 
ZADI JONAS
PORTE PAROLE DU NPR
PARIS LE 22 NOVEMBRE 2012
 
 
 
 




Tags : miaka, oureto

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