Opération Kodjo rouge à Paris: Les femmes patriotes ivoiriennes scellent le sort d'Alassane Dramane Ouattara.

Mardi 10 Juin 2014 - 04:57


Elles n'étaient plus présentes sur le théâtre des opérations de la résistante ivoirienne et panafricaine. Après cette longue absence due à l'état de santé de son principal leader, Madame Topo Léontine, l'Association des Femmes Patriotes ivoirienne de France (AFPIF), a décidé de refaire surface pour reprendre sa place au sein de la lutte. Ce retour s'est fait à travers un grand tonnerre, celui du Kodjo rouge, dans l'opération du samedi 7 juin 2014, particulièrement dénommée "Kodjo rouge international du tonnerre". Opération faite pour conjurer le mauvais sort qui continue de s'abattre sur la Côte d'Ivoire depuis le 19 septembre 2002. Cette conjuration du mauvais sort par le Kodjo rouge consiste à maudire publiquement les personnes connues ou inconnues qui en sont responsables. Le Kodjo rouge du week-end dernier avait bien une cible. Il s'agit d'Alassane Dramane Ouattara, celui dont l'apparition sur la scène politique ivoirienne, depuis plus de deux décennies, est considérée par plusieurs comme la véritable Boite de Pandore. A ce sujet, la présidente des Femmes patriotes ivoiriennes de France, Topo Léontine, est plus incisive lorsqu'elle martèle au milieu des manifestants: "Aujourd'hui nous sommes venus pour dégager Alassane Ouattara de la Côte d'Ivoire. La dictature, on en a assez. Il n'est pas un homme élu de la Côte d'Ivoire, il est venu s'imposer pour tuer les ivoiriens, violer les filles de la Côte d'Ivoire, faire du mal aux ivoiriens. ils n'ont plus de travail, ils ne mangent même plus, aucun ivoirien n'a droit à la parole dans son propre pays. Alors aujourd'hui, nous les femmes patriotes, les africaines, les ivoiriennes, nous sommes décidés pour dégager cet homme de notre pays. Et il doit quitter la Côte d'Ivoire. Moi, je ne parle pas de son pouvoir, parce que pour nous il n'est même pas un président de la Côte d'Ivoire, et il doit dégager. Voilà la raison pour laquelle nous avons lancé aujourd'hui un appel de Kodjo rouge."
C'est par une marche qu'a débuté l'opération Kodjo rouge international du tonnerre. Marche qui a conduit les manifestants de la place Victor Hugo, dans le 16ème arrondissement de Paris, à la place du Trocadéro. Les manifestants de blanc vêtus, aux visages badigeonnés de Kaolin, avec leurs Kodjo rouges (morceau de pagne rouges) portés sous forme de string sur pantalon ou collant, avec à leurs côtés des hommes, tenaient quelques pancartes chargées de messages. "Ouattara doit partir", "Nous exigeons le départ de Ouattara", "Libérez Gbagbo", "Casse toi Ouattara", pouvait-on lire. Sur la grande banderole des manifestants était inscrit cet autre message: "Ouattara dégage !" , exprimant le ras le bol des manifestants face à la dictature dramanienne. Au cours de la marche ponctuée par une ambiance musicale issue du répertoire des chants dits patriotiques, les manifestants ont bruyamment exprimé le dégoût et leur révolte contre l'actuel régime ivoirien et Nicolas Sarkozy, son principal complice, lorsqu'il était président de la France. "Ouattara assassin! ", " Sarkozy Assassin ! ", ont-ils par ailleurs scandé, outre "Libérez Gbagbo! , Arrêtez Sarko !"

Topo Léontine, présidente de l'Association des Femmes patriotes ivoiriennes de France (AFPIF)
Topo Léontine, présidente de l'Association des Femmes patriotes ivoiriennes de France (AFPIF)
 Arrivées à la place du Trocadéro, les manifestantes ont procédé au rituel de malédiction par le Kodjo rouge! Lorsqu'on interroge la présidente des Femmes patriotes sur l'efficacité véritable du Kodjo rouge, elle n'hésite pas à dresser la liste de ses victimes. Victimes au nombre desquels se trouvent Nicolas Sakozy, Abdoulaye Wade, l'ex-président Sénégalais, Goodluck Jonanthan, l'Union européenne (Pour les difficultés actuelles qu'elle rencontre), pour ne citer que ceux-là. L'opération kodjo rouge du week-end dernier, la cinquième du genre, après les opérations Kodjo rouge I, Kodjo rouge II, Kodjo rouge III, et Kodjo rouge Terminator, a eu le soutien et la participation effective de différentes Associations et de leaders politiques. Blaise Pascal Logbo du NPR (Nouveau parti pour le Rassemblement), Christine Zékou du CODECI, Pacome Zégbé du CDR-CI, Le Mouvement des Amazones pour Gbagbo, le COJEP et la centraficaine Denise Yakazangba militant pour la paix, la justice et les droits de l'homme en Centrafique, étaient tous présents aux côtés des femmes patriotes.

Zéka Togui.




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