Opération Kodjo Rouge III à Paris:Pour la fin du règne sarkozien

Vendredi 6 Avril 2012 - 07:59


 Opération Kodjo Rouge III à Paris:Pour la fin du règne sarkozien
Elles étaient pour la plupart vêtues de blanc et de leurs Kodjos écarlates, qui ne pouvaient que susciter des badauds. De la place Victor Hugo, à proximité de l’ambassade ivoirienne, à la place du Trocadéro, les Femmes Patriotes et résistantes ont marché pour faire entendre leurs voix. Elles ont scandé «Sarkozy assassin». Ces propos n’étaient pas du goût de la police qui, en vain, a tenté de les empêcher.
Elles ont marché pour la première fois avec leurs Kodjos rouges pour dénoncer et protester contre tous les crimes qui ont eu lieu sur le sol ivoirien. Mais surtout pour proférer des paroles de malédiction contre les auteurs et les responsables de ces crimes. Les principales cibles de ce rituel de malédiction n’ont pas changé. Il s’agit du président français Nicolas Sarkozy, d’Alassane Dramane Ouattara et de Soro Guilaume. N’ont pas été également épargnés tous ces chefs d’États et personnalités de «la communauté internationale» qui, à un moment donné de la crise ivoirienne, ont manifesté leur soutien à Ouattara et à la rébellion, dont les nombreux crimes sont restés jusque là impunis.

 Opération Kodjo Rouge III à Paris:Pour la fin du règne sarkozien
A la place du Trocadéro, lieu fortement touristique, situé dans les environs de la tour Eiffel, de nombreux touristes ont eu droit à un véritable rituel-?«spectacle» exotique. Ils manifestaient très visiblement leur curiosité de voir ces femmes ivoiriennes manifester leur indignation et proférer des malédictions en tapant leurs Kodjos rouges contre le sol.
Selon Topo Léontine, présidente des Femmes Patriotes ivoiriennes vivant en France, Association organisatrice de la manifestation, interrogée en marge de la manifestation, «les cœurs des ivoiriennes saignent, suite aux nombreux morts causées par les bombardements de l’armée française de la résidence du président Gbagbo et des ivoiriens, sous les ordres de Nicolas Sarkozy. Le Kodjo rouge III est donc organisé contre ce dernier pour provoquer sa défaite électorale par ce rituel de malédiction.» A la question de savoir si le Kodjo rouge trois signifie l’inefficacité des deux premiers Kodjo rouge, Topo Léontine a répondu par la négative. Pour la présidente des Femmes patriotes, les deux premiers Kodjo rouge ont été d’une grande efficacité. Elle a avancé comme preuves la victoire de la gauche qui a remporté la majorité absolue des sièges au Sénat français le 25 septembre dernier, et la perte du triple A par la France sous Sarkozy, qui en porte la responsabilité politique.
Alors que tout se déroulait normalement, la manifestation a failli se détourner de son cours normal suite à l’arrestation d’Abel Naki, Responsable du Cri-Panafricain (Congrès pour la Renaissance Ivoirienne et Panafricaine). Il lui serait reproché d’avoir soutenu publiquement et verbalement le terroriste de Toulouse, Mohamed Merah, qui a tué trois militaires, un enseignant et trois jeunes élèves dans une école juive. Sans se laisser distraire par cette arrestation les Femmes patriotes ont poursuivi leur manifestation jusqu’à son terme. Elles envisageaient toutefois rester sur les lieux jusqu’à ce que Abel Naki soit libéré.
Elles ont fait le Kodjo rouge I le 24 juillet 2011 à la place du Trocadéro à Paris. Elles ont également fait le Kodjo rouge II le 10 septembre 2011 à la place de l’Opéra à Paris. Avec le Kodjo rouge III de ce samedi 24 mars 2012 à la place du Trocadéro, les femmes patriotes résistantes ont pu achevé leur trilogie. Elles dont décidé de lâcher l’affaire cette fois-ci, selon les propos de la présidente Topo Léontine. Ainsi se termine l’épisode du Kodjo rouge dans l’histoire de la résistante patriotique des ivoiriens de la diaspora.

ZEKA TOGUI




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